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5 chanteuses de reggae à découvrir !

Par idealo le 23/04/2015 - Dernière mise à jour : 31/08/2017

5 chanteuses de reggae à découvrir !

Elles se nomment Ruffi Ann, Etana (photo), Mo’ Kalamity, Soom T ou LMK. Et incarnent à elles seules toute la diversité du reggae actuel, qui semble renouer avec ses racines féminines. Tir groupé en cinq portraits.

De la rédemption reggae roots de Ruffi Ann ou d’Etana aux hoquets trépidants et juvéniles de LMK et Soom T en passant par l’engagement de Mo’ Kalamity, la scène reggae féminine actuelle est non seulement internationale, reflet de l’éternelle diaspora rasta. Mais aussi d’une diversité et d’un chatoiement musical à donner le tournis.      

  • Ruffi Ann achève sur son dernier album sa mue dancehall vers le reggae roots

 

De retour avec un nouvel album intitulé « Save the juvenile », Ruffi Ann, Sharon Peterkin de son vrai nom, n’a pas toujours donné dans le reggae roots. Sa tessiture vocale encore chargée d’échardes témoigne d’ailleurs de son passé de tueuse du « dancehall » jamaicain sous le nom de Lady Shabba.

Mais à 30 ans, l’artiste a passé un cap et s’est tournée vers une version moins crue, moins digitale et moins âpre que celle qui fait vibrer les pistes de danse jamaïcaines.

Ce nouvel opus empreint d’une nouvelle philosophie et de messages plus engagés a d’ailleurs été produit par une icône du reggae, Max Romeo, qui passe à son tour le relais après avoir jadis été épaulé par le sorcier Lee « Scratch » Perry pour, notamment, son hit international « War ina Babylon ».

  • Mo’ Kalamity une fenêtre ouverte sur l’Afrique atlantique

 

Mo’ Kalamity prouve qu’il faut compter avec d’autres îles que la Jamaïque.

Mais elle a grandi en France et son premier titre se nommait « Africa ». Un mot qui symbolisait déjà bien toute la portée universelle du message de cette artiste engagée, qui avec son groupe The Wizards, se fit rapidement remarquer en première partie de Salif Keita.

Avant de côtoyer sur scène des artistes tels que Winston McAnuff, Rod Taylor et Aswad, The Gladiators. Et de se produire lors de festivals tels que le Reggae Sun Ska.

  • LMK met sa virtuosité musicale au service d’un reggae hip hop effronté

 

Avec LMK, on a droit à une version gouailleuse et effrontée du « Rub-a-Dub ». Un reggae hip hop énergique porté par cette artiste qui a appris la musique dès son plus jeune âge et opta pour le reggae après douze ans de conservatoire et une pratique assidue de la harpe.

S’appuyant sur le sound system lyonnais « Anesthésia Sound », elle va développer un flow à part, en anglais, n’hésitant pas aussi à chanter de la façon la plus mélodieuse qui soit pour égayer son style urbain et tendu de notes jazz et soul.

Complice de Soom T, elle a partagé avec elle la scène du Reggae Sun Ska. Et déjà côtoyé, à seulement 19 ans, des pointures telles que Marina P, Mungo’s Hifi, Cali P, Skarra Mucci, Taiwan Mc, Kacem Wapalek, Naaman, Bhale Bacce Crew, Tippa irie. LMK jouera le 1er mai 2015 au Château de Goutelas à Marcoux (Loire), le 5 juin à Bulligny dans les Vosges au festival JDM et le 6 juin à la Ferme de Gwernandour à Brasparts dans le Finistère. 

  • Etana renoue avec les racines soul de la reggae music

 

Née dans le quartier d’August Town à Kingston en Jamaïque, Etana est une des fines lames du reggae new roots. Un reggae teinté de soul, pas si loin des origines du genre puisque ne dit-on pas que les jamaïcains inventèrent leur musique en s’inspirant des bribes chuintantes aux basses arasées de la soul américaine émise depuis les lointaines ondes états-uniennes ?

Etana, elle, a véritablement découvert la musique noire des USA lorsqu’elle s’installa avec sa famille à l’âge de 9 ans en Floride. C’est là qu’elle fut marquée par Whitney Houston ou Lauryn Hill. Son quatrième album « I Rise », produit par un pape de la musique jamaïcaine, Clive Hunt, vient de sortir.

  • Soom T élabore une mixture bouillonnante à ne pas rater sur scène

 

Soom T pousse très loin la logique du métissage musical. Cette jeune écossaise de Glascow d’origine indienne pimente en effet son raggamuffin d’electro et même de clins d’oeils au rock et à des groupes comme Rage against the machine ou Pink Floyd.

Influencée par des artistes indiens tels que Hindi Ghazals chanteur populaire indien des années 50 ou Punjabi Bhangra, elle passe au shaker reggae les sons traditionnels et la modernité urbaine.

 

 

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