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5 festivals anglo-saxons qui s’imposent en France

5 festivals anglo-saxons qui s'imposent en France

La question taraude le monde des festivals. D’année en année, les événements d’origine anglo-saxonne s’imposent dans le paysage hexagonal. Cheval de Troie de cette tendance lourde, le tourneur Live Nation pilote plusieurs d’entre eux. Mais il n’est pas le seul acteur économique américain dans ce milieu. Condé Nast ou Goldenvoice sont aussi à la manoeuvre. Après plusieurs années d’activisme quasi souterrain, le célèbre Burning Man verra-t-il lui aussi le jour en plein Larzac ?

  • La référence américaine Lollapalooza s’ancre à Paris  

L’annonce, révélée par le site web de Télérama, a fait grand bruit dans le Landerneau scénique français. Le célèbre festival américain Lollapalooza, qui réunit 120.000 spectateurs par jour à Chicago chaque été, prévoit une édition française à Paris en 2017. Un événement déjà exporté en Amérique du Sud (Sao Paulo, Buenos Aires et Santiago) et à Berlin, où il se déroulera début septembre 2017.  

Le méga festival, à la ligne oscillant entre classiques du rock indé alternatif et tempos plus groovy, métissés, conviait pour son édition américaine en 2016 des pointures telles que Danny Brown, Lana Del Rey, The Last Shadow Puppets, Ghost ou Radiohead. Son organisation sera portée par Live Nation France

Il aura lieu sur deux jours, les 22 et 23 juillet 2017 à l’hippodrome de Longchamp. Là où est désormais organisé le Download Festival, prévu du 9 au 11 juin en 2017.

  • Le Download s’impose progressivement à l’est du Hellfest

Un festival pour les inconditionnels du metal. Le plus grandiloquent, le plus commercial. Tout en étant aussi capables d’apprécier des découvertes. Tel est un peu la ligne du Download Festival, qui mettait en 2016 à son affiche Korn ou les Deftones mais aussi Amon Armath ou Volbeat. Et ce du 10 au 12 juin 2016 à l’Hippodrome de Longchamp à Paris

Créé en 2003 au Donington Park près de Leicestershire, en Angleterre, le Download est donc non pas américain mais britannique. Il a été élaboré pour succéder au Monsters of Rock, qui avait lieu au même endroit de 1980 à 1996. Et dont la déclinaison à Moscou en 1991 avait constitué un très sérieux coup de boutoir en provenance du « camp occidental » en matière de déploiement de son « soft power » vers le bloc situé de l’autre côté du mur.

En France, le premier nom à avoir été annoncé pour le cru 2017 du Download Festival est celui de System of a Down, qui se produira le samedi 10 juin 2017. Ce groupe californien composé de membres tous d’origine arménienne viendra y marteler son obsession de la reconnaissance du génocide arménien par l’Etat turc. System of a Down se produira d’ailleurs également au Main Square à Arras, lui aussi organisé par Live Nation. 

  • Bientôt un Coachella sur Seine ? 

Coachella à Paris ? L’hypothèse apparaît de moins en moins farfelue dans le contexte actuel d' »invasion » des côtes françaises par « Uncle Sam ». Après s’être exporté en version modèle réduit à travers le Coachella Oh La La au Café de la Presse en 2014, il est question que le plus hipster des festivals californiens se décline à Paris. Cette éventualité a été évoquée il y a déjà quelque temps par LesInrocks et a encore récemment été relayée par Francis Zégut, qui a en général du flair. 

Le Coachella Valley Music and Arts Festival est organisé par Goldenvoice et se déroule chaque année sur quatre jours en avril à Indio, en Californie. Il s’étend sur 32 hectares.

Difficile d’avoir une aura plus scintillante que Coachella, qui a pris l’habitude d’anticiper les modes et d’être spécialiste des plus illustres reformations. On signalera que Daft Punk y avait donné en 2006 sa première performance américaine depuis 1997. Juste avant de se produire aux Eurockéennes de Belfort.

Si Coachella vient à Paris, reste à savoir quand et la question risque d’intéresser au premier chef Rock en Seine et We Love Green. Et bien sûr le Pitchfork

  • Pitchfork le festival à voir et où être vu

Ceux qui connaissent les prestations tempétueuses de DJ Shadow apprécieront de le retrouver lors de la prochaine édition, imminente, du Pitchfork Paris, les 27, 28 et 29 octobre 2016 à la Grande Halle de la Villette à Paris. Et ce aux côtés de, excusez du peu, M.I.A., Bat For Lashes, Moderat, Parquets Court, Suuns, avec un live d’Acid Arab.  

Il s’agira déjà de la sixième édition française de ce festival organisé par le site musical anglophone pointu mais de bon goût Pitchfork. De plus en plus réputé, peut être même plus que le site web l’ayant enfanté (et qui doit aussi affronter une concurrence pullulante), le Pitchfork existe depuis 11 ans aux Etats-Unis. Il s’y déroule à Chicago.

Comme les Eurockéennes ou La Route du Rock qui ont leur édition hivernale, la déclinaison française du Pitchfork constitue un peu un pendant saisonnier de son grand frère américain. Un grand frère qui a programmé au cours de l’été 2016 Sufjans Stevens, Julia Holter, Brian Wilson, FKA twigs ou le Sun Ra Arkestra. Pitchfork est depuis 2015 la propriété du groupe de presse Condé Nast, qui compte notamment parmi ses titres Vogue, Vanity Fair, le New Yorker

  • Le Burning Man en France l’imagination au pouvoir 

Pas de réelle tête d’affiche, la musique en contrepoint. Et pourtant, des milliers de français fans de metal, de techno et de musique alternative seraient prêts à avaler des kilomètres pour être présent à une version française du mythique Burning Man. Véritable ville éphémère au décor irréel, entre Mad Max, Brazil et la Cité des Enfants Perdus, se tenant depuis 1986 dans le désert de Black Rock au Nevada, le Burning Man fascine. Et fait partie des événements les plus atypiques du monde. Même si sa « gentrification » et sa prise d’assaut par les hipsters aisés de la Silicon Valley ont tendance à y provoquer des tensions de classe.  

Les rumeurs les plus folles circulent autour du Burning Man. La dernière en date étant que les cendres de David Bowie y ont été dispersées. D’ailleurs, quand se met à courir le bruit d’une édition française dans le Larzac, colporté par le fanzine « Le Petit Shaman », le web s’enflamme. L’information est vite démentie. Mais poisson d’avril ou pas, il pourrait bien s’agir là d’un hameçon destiné à tester le désir du public français.

L’occasion de rappeler en tout cas qu’il existe des événements de ce type en Europe, aux Pays Bas depuis 2016 et même depuis 13 ans en Espagne (Nowhere). Et qu’il y a bien une association française de « French Burners » organisant un petit cousin régional de quelques jours nommé « Crème Brûlée ». Même si la marque « Burning Man » est protégée.

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