Banlieues Bleues 2010: l'événement jazz et world en Seine-Saint-Denis
Voilà 27 ans que le festival Banlieues Bleues oeuvre en Seine-Saint-Denis (Ile-de-France) pour la découverte et le métissage musical. L'édition 2010, qui démarre le vendredi 12 mars et s'achève le vendredi 16 avril, ne dérogera pas à la règle avec de nombreuses surprises et événéments majeurs, dans quinze lieux du département.
Côté valeurs sûres, le public pourra notamment se délecter de la voix pleine de grâce de l'immense Omara Portuondo, figure emblématique de la musique latino cubaine. La chanteuse bientôt âgée de 80 ans se produira en concert le 27 mars à l'Espace V Roger Lefort à Villepinte, avec le Harold Lopez-Nussa Trio en première partie.
Mais les Banlieues Bleues réserveront bon nombre de temps forts. Pour les amateurs de jazz, il faudra suivre la performance du champion de la conduction instantannée Butch Norris (Espace 1789 à Saint-Ouen, le 12 mars), le concert de l'ensemble frénétique de brass-hop Soul Rebels (Espace Fraternité à Aubervilliers, le 14 mars) ou le live electro-jazz du toujours déconcertant George Lewis (Forum au Blanc-Mesnil, le 20 mars).
La scène française apportera aussi son lot de stars, avec André Ceccarelli et son hommage à Nougarou (Théâtre Gérard Philippe à Saint-Denis, les 20 et 21 mars), le band Rockingchair et son "bocson" ensorcelant (L'Odéon à Tremblay-en-France, le 24 mars), Didier Petit en introspection solitaire avec son violoncelle (Auditorium de Stains, le 26 mars), le maître de l'improvisation Denis Colin et sa société des Arpenteurs (Salle Pablo Neruda à Bobigny, le 30 mars) ou encore les deux complices de la nouvelle vague Julien Loureau et Bojan Z (Espace Jacques Prévert à Aulnay-sous-Bois, le 2 avril).
Les musiques du monde ne seront pas en reste à Banlieues Bleues avec le grand réformateur de la musique afro-caribéenne Omar Sosa (Espace des Arts à Les Pavillons-sous-Bois, le 17 mars), la jeune Malienne Rokia Traoré (Salle Jacques Brel à Gonesse, le 1er avril), le bluesman atypique Vieux Farka Tourké (le fils du légendaire Ali Farka Touré), qui partagera la scène de la Maison du Théâtre et de la Danse d'Epinay-sur-Seine le 3 avril avec l'ovni musical Mulatu Astake & The Heliocentrics ou l'Espagnole Buika et sa voix habitée (Espace Paiul Eluard à Stains, le 10 avril).
Autres curiosités: la fusion de l'ensemble stambouliote du saxophoniste Ilhan Ersahin avec la trompette d'Erik Truffaz et du violoncelliste Vincent Segal (Espace Fraternité à Aubervilliers, le 13 mars), la création de la charismatique chanteuse soul française Sandra Nkaké, dans une incursion dans la musique brésilienne (Espace 93 à Clichy-sous-Bois, le 13 avril) ou la rencontre flamboyante du maître du saxo américain Archie Shepp et du clarinettiste hexagonal Denis Colin (Forum au Blanc-Mesnil, le 15 avril). Et la liste n'est pas exhaustive.
Côté tarifs, le festival Banlieues Bleues a choisi de se mettre à la portée de toutes les bourses. Variables en fonction des salles et des soirées, les places sont en vente dans une fourchette très démocratique, entre 6 et 25 euros.
A.V.





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