Après avoir été contrainte d'annuler sa tournée en raison d'un accident vasculaire survenu en mai 2010, Cesaria Evora se prépare à remonter sur scène. Deux concerts sont déjà programmés à Paris, dans la salle du Grand Rex, les vendredi 29 et samedi 30 avril 2011. Les places sont disponibles sur Internet. Une bonne nouvelle ne venant jamais seule, l'interprète de "Petit Pays" donnera quelques semaines plus tôt une performance à Monaco dans le cadre de l'événement Miss Francophonie, en compagnie de Patience Dabany, Joyce Jonathan et Mélissa M. La soirée aura lieu le vendredi 4 mars.
Incarnation vivante de la "Morna", la musique traditionnelle cap-verdienne, Cesaria Evora possède une voix reconnaissable entre toutes, teintée d'une douce mélancolie. La chanteuse a été découverte en France en 1988 avec l'album "La Diva aux pieds nus" et sa reconnaissance au niveau international a été très tardive. Mais aujourd'hui, Cesaria Evora est un monstre sacré de la world music, lauréate d'un Grammy Award avec "Voz d'Amor" et décorée de la Légion d'Honneur par Nicolas Sarkozy. Avec son dernier disque, "Cesaria Evora &..." (dans les bacs depuis le 29 novembre 2010), la chanteuse s'ouvre encore de nouvelles portes, interprétant des duos avec une quinzaine d'invités différents, dont Goran Bregovic, Bernard Lavilliers, Cali, Salif Keita, Ismael LO. Bref, un album sans frontières.
Cesaria Evora a commencé sa carrière de chanteuse à Mindelo, sur l'île de Sao Vicente, il y a plus de quarante-cinq ans. A peine âgée d'une vingtaine d'années, elle chantait déjà les amours qui se défont et l'isolement des îles du Cap-Vert exprimant un spleen inouï comme en témoignent les enregistrements de l'époque réédités fin 2008 sous le titre "Radio Mindelo". Qu'elle s'ancre dans une saudade à l'appel universel ou qu'elle se dissolve sans bruit sur ces îles sous le vent, cette mélancolie atlantique demeure la marque de fabrique de Cesaria Evora. Qu'elle interprète des coladeras, des chansons entêtantes faites pour danser ou des mornas, le blues capverdien, sa voix saisit inexorablement l'auditeur...





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