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Cinq bijoux electroniques à suivre

Cinq bijoux electroniques à suivre

La meilleure preuve que la musique électronique s’est installée dans le paysage, c’est bien qu’on y retrouve désormais toutes les générations, avec des influences composites. Des plus jeunes et miroitants Flume ou Fakear aux déjà vétérans DJ Shadow ou Arnaud Rebotini voire carrément seniors dans le cas de l’expérimentateur Christian Zanési. Vessels se chargeant de jeter de nouveaux ponts entre rock et electronique. Voici cinq projets électroniques à ne pas rater dans les salles ces prochains mois.

  • Flume aligne Trianon, Main Square, Coachella ou Sónar

Producteur et DJ, le jeune australien Harley Edward Streten, plus connu sous son nom de scène Flume, vient de mettre en orbite un deuxième extrait de son nouvel album “Skin”, en collaboration avec le rappeur Vince Staples et la chanteuse Kučka. Un titre qui a déjà battu des records de fréquentation sur YouTube ou Soundcloud.

L’artiste incarne cette nouvelle génération de producteurs capables d’incorporer des voix prenantes sur leurs instrumentaux ciselés leur permettant d’exploser tous les compteurs qui comptent dans le « nouveau marché » de la musique. Signalons qu’avant d’être parfaitement en phase avec les flux digitaux, il a débuté de façon originale puisque sa première production à l’âge de treize ans était…emballée dans un paquet de céréales.    

Flume jouera le 17 mars 2016 au Trianon à Paris, le 19 mars 2016 au Palais 12 à Bruxelles ou les 17 et 24 avril 2016 au festival Coachella aux Etats-Unis ainsi que dans le cadre du festival au Main Square le 17 juin 2016, au Sónar à Barcelone le 17 juin 2016 ou le 1er juillet 2016 au Main Square à Arras.

  • Fakear continue de transmettre son énergie communicative 

​On ne présente déjà plus Fakear, qui a suffisamment écumé les festivals ces derniers temps pour faire désormais partie des incontournables du paysage électronique français.

Particulièrement dynamique sur scène, où chacun de ses nerfs est employé à créer le spectacle malgré sa position derrière une machine à triturer des boutons, l’artiste originaire de Caen s’était fait connaître avec son titre « La Lune Rousse ». Théo Le Vigoureux de son vrai nom vient de dévoiler un nouveau titre avec Rae Morris.  

Fakear se produira notamment le 2 avril 2016 au festival Chorus à La Défense, le 4 mai 2016 à l’aéronef à Lille, le 5 mai à Nantes à Stereolux, le 10 novembre 2016 au Zénith de Paris.

  • Vessels et leur étrange électro rock se font désirer

Un projet à surveiller. Depuis leur intriguant « Red Sex », on pense régulièrement à Vessels, parfait condensé d’électronique boogie digne des meilleurs moments de Clark et de tension rock affirmée, entrelardée d’éclats jazz. Sorte de big band post-rock electro, Vessels sont originaires de Leeds dans le West Yorkshire et comptent cinq membres, avec batteur, guitariste, bassiste en plus des habituels synthétiseurs et séquenceurs.

Après s’être produit à Villette Sonique à Paris ou à Nantes, c’est justement avec Flume (voir plus haut) que Vessels se produira le 19 mars 2016 au Palais 12 à Bruxelles dans le cadre du festival Pias Nites. Le groupe jouera aussi, pour les plus aventureux, à l’Electric Brixton à Londres le 24 mars 2016 ou à Rotondes le 18 mars 2016 à Luxembourg.  

  • DJ Shadow pape de l’abstract hip-hop revient aux Artefacts à Strasbourg

Si sur son dernier titre en date « Swerve« , DJ Shadow donne l’impression d’être un peu à la remorque de la jeune génération dubstep, ce virtuose des platines et des machines n’en demeure pas moins un phénomène sur scène. Après avoir inventé ce que d’aucuns invoquent comme le « trip hop » mixture d’instrumentaux hip hop, de références rock (U2, The Cure) et d’électronique planante, il a fini par faire un détour par la Trap et ses grésillements high tech.

Le festival des Artefacts vient de décrocher un live de cet américain, Josh Davis de son vrai nom, pour le 24 juin 2016 au Zénith de Strasbourg. Cet orfèvre des beats digitaux, inclassable malgré ses racines hip-hop, partagera d’ailleurs l’affiche avec un plateau rap de choix en la personne de Cypress Hill et de Busta Rymes. De quoi faire mentir les mauvaises langues qui arguaient déjà que les Artefacts étaient en train de se spécialiser dans le metal. Même si Cypress Hill tient parfois plus de Sepultura que de Kurtis Blow

  • Arnaud Rebotini/Christian Zanési accouplent techno et musique concrète 

Arnaud Rebotini est probablement un des plus intéressants et pourtant un des plus méconnus artistes issu des années Rough Trade et Pulp. Ce magasin de disque parisien et cette boîte de nuit qui permirent l’éclosion d’une génération d’artistes électroniques. Fan de metal mais aussi érudit passionné de musique concrète, fétichiste des synthétiseurs analogiques qui part en tournée avec un tombereau de claviers, il fut l’un des pionniers de l’electroclash, ce style mélangeant techno et énergie punk rock.

Après plusieurs coups de maître avec son compère Ivan Smagghe sous le nom de Blackstrobe (dont le fameux « Me and Madonna »), le voici de retour à des incursions vers la musique « sérieuse » à travers une collaboration avec Christian Zanési du GRM. Cet album nommé « Frontières » se partage entre expérimentations vocales frôlant le surréalisme ou l’hommage à Depeche Mode et instrumentaux d’une densité à couper le souffle comme « Blixa » ou « Heaven Hill ». À surveiller près de chez vous. 

Arnaud Rebotini jouera, seul, ce samedi 5 mars 2016 à La Machine du Moulin Rouge, le samedi 19 mars 2016 à la Cité de la Musique à Romans, puis notamment avec Christian Zanési le samedi 26 mars 2016 à Nantes au Lieu Unique dans le cadre du festival Assis ! Debout ! Couché !

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