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Déferlantes J2 : Elton John grandiose, Louise Attaque très attendu

Par Nathalie Paul le 09/07/2016 - Dernière mise à jour : 26/05/2017

Déferlantes J2 : Elton John grandiose, Louise Attaque très attendu

Deuxième jour des Déferlantes Sud de France à Argelés-sur-Mer ce vendredi 8 juillet 2016. C’est une programmation soignée qui a accueillie les festivaliers sous un soleil de plomb. Clou du spectacle : un live de deux heures de la légende Elton John. La nouvelle arrivée Jain a quant à elle marqué les esprits, bien avant que Louise Attaque ne fasse chanter les foules. Reportage.

Vendredi 8 juillet 2016, deuxième journée de festivités pour Argelès-sur-Mer qui accueille comme chaque année les Déferlantes. Exit le risque de pluies annoncée plus tôt, c’est sous un soleil tapant que le festival ouvre ses portes dès 14 heures. Nouveauté cette année, l’espace Pression Live et ses petites scènes avec vue sur la mer a pris des accents féeriques. Comme dans une forêt enchantée, les arbres ont revêtu des déguisements magiques alors que coccinelles et fleurs géantes artificielles colorent leurs branches.

Après un bain de soleil prolongé et la part belle laissée à la scène locale et aux amateurs, Nuit, Raptus, Kosmo Pilot ou encore Fabulous Sheep, il est temps de laisser place aux têtes d’affiche.

C’est la sensation montante du moment, perle de douceur et future grand nom de la scène française, Jain, qui a la lourde de tâche de donner le la sur la scène du Château. Un set assuré mais progressif, toute en timidité au moment de raconter la genèse de son morceau « Hope ». S’excusant presque, la demoiselle vêtue de noir et de son traditionnelle col Claudine, challenge la foule. En solo, avec son piano et son synthé, la belle, incite à chanter, recréer des sonorités, « celle d’un marteau piqueur » qui l’a inspirée et danse même avec une belle gestion de l’espace scénique. Jain prend, au fur et à mesure de l’heure qui lui est consacrée, une assurance qui a fait atteindre au public dans les derniers morceaux une effervescence bienvenue et stimulante. Preuve en est encore donnée que les festivals d’été ont eu raison de miser sur elle. La timidité passée, Jain deviendra sans nul doute une artiste hors normes.

« Regarde comme il fait beau », à chaque fois que Casseurs Flowters lance ce titre en festival, son actualité est de mise. Qu’on travaille ou pas en ce vendredi, le groupe d’Orelsan et Gringe nous transporte en vacances. Entre glande et humour, les rappeurs parlent à un public large et aisément conquis. Contrastant avec la timide Jain, l’assurance des rappeurs normands tranche de prime abord, mais finit par produire le même effet, à savoir emballer la foule depuis la scène « Mer ». Enchaînant les morceaux les plus connus de leur répertoire, les Casseurs Flowters affichent une certaine maturité et une complicité dans leur interprétation. De ce qu’on pourrait penser n’être qu’un simple duo, en milieu de set, ils décident de mettre en avant Claude pour interpréter un morceau de son cru. Quand bien même le public semble mieux connaître les textes du plus médiatique de ses membre, la dynamique insufflée par le groupe finit par l’emballer et faire monter la température encore un peu plus… Et en fin de set, quand Orelsan et Gringe, proposent une dernière fois de « mettre le bordel », le public ne se fera pas prier reprendre en chœur « Bim badabim Bim badaboum ». 

 

Aussi surprenant que cela puisse être, c’est bien Deluxe, le groupe le plus attendu de la journée. Les bruits de couloirs prononcés près des food trucks ne trompent pas : le combo est un must sur scène. Et le moins que le puisse dire c’est bien que le public y est plus que réceptif. Que l’on aime ou pas l’univers de groupe aux costumes pailletés, leur capacité à gérer une foule, elle est indiscutable. Deluxe fait danser l’immense parc de Valmy dans son intégralité. Mieux encore, la formation l’incite a s’accroupir sur le sol. Quelque seconde plus tard c’est un feu d’artifice humain, en osmose totale, qui saute joyeusement. La beauté d’une foule unie, réceptive au possible à la musique qu’elle écoute, récréant ensemble les même gestes est alors mise en lumière. La musique unit. Et, ne serait que pour ce rappel évident, le set de Deluxe peut être salué.

 

  • Place à la légende Elton John

Pour en arriver néanmoins à vivre un moment de perfection, dans cet espace cerclé par la mer et la montagne, il faut attendre le grand sir Elton John. Deux heures sont consacrées à la légende. Deux heures pour rappeler pourquoi, il reste à l’heure actuelle l’un des plus grands noms de la musique.  Costume à paillettes rouges sur le dos, derrière son piano le songwritter de génie pousse sa voix majestueuse. Solos de pianos, s’enchaînent avec les classiques. Sourire aux lèvres, le maître de cérémonie se lève régulièrement pour saluer sobrement la foule. On pense à l’appeler « Votre majesté » et pour autant sans jamais se moquer. « Tiny Dancer », « Sorry seems to be the Hardest word », « Your song », « Rocket Man », « Don’t let the sun go down on me »... aucun titre ne manque à l’appel -on ne s’attendait pas réellement à entendre la BO du « Roi Lion »... Les deux ou trois premiers titres peuvent sembler hésitants, et les applaudissements timides et polis de la foule peuvent ne pas rassurer. Mais deux heures plus tard, la gène initiale est passée et le public a eu ce qu’il voulait voir : une légende s’est présentée face à lui.

Changement de plateau alors que la légende reste de mise. C’est au tours des frenchies de Louise Attaque de prendre le relais. Mené par Gaëtan Roussel, le combo est plus qu’attendu. Entre morceaux cultes et nouveauté, les rockeurs ne manquent pas de convaincre un public très en demande. D’ailleurs la foule chante volontiers dès qu’il reconnaît les notes. « Léa » en est l’illustration parfaite. Gaëtan Roussel, arpente volontiers la scène dégourdissant ses longues jambes et poussant cette voix reconnaissable entre mille. Les fans, montés sur les bars, dansent, happés par ces titres, photographie sonore de moments de leurs vies.

Ne restera plus qu’à Pone de conclure la soirée. Dans la chaleur en quittant le site et en regardant le château de Valmy illuminé de rose, on garde le sourire. Après tout, les Déferlantes continuent demain.

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