Il serait extrêmement réducteur de résumer la carrière de John Cale à son rôle majeur au sein du Velvet Underground, le groupe qu'il a co-fondé avec Lou Reed et qui l'a fait connaître à la fin des années 60. Toujours en quête de nouvelles expériences, ce multi-instrumentiste et compositeur gallois a touché à presque tout après son départ de la formation en 1968, défrichant le terrain pour de nouveau courantes - il est considéré comme l'un des précurseurs du punk et l'un des inspirateurs de Joy Division. Et si le zénith de sa carrière appartient sa doute au passé, cet inconoclaste n'est jamais à court d'idées pour se distinguer.
Précisément, John Cale revient cet été pour redonner vie à son oeuvre maîtresse, le grand "Paris 1919", album concept paru en 1973. Et il le fera fort à propos dans la ville qui donne son nom au disque, à l'occasion d'un concert unique programmé à la Salle Pleyel le dimanche 5 septembre. L'artiste de 68 ans sera accompagné sur scène par l'Orchestre National d'Ile-de-France, sous la direction de Christophe Mangou, ce qui donnera une portée symphonique à "Paris 1919". Il reste toujours des billets en vente. Comptez entre 22 et 49,50 par fauteuil.
Véritable kaléidoscope d'influences, "Paris 1919" est l'un des disques les plus impactants des années 1970. A l'époque, il avait fait sensation, propulsant du même coup la carrière solo du compositeur, producteur et multi-instrumentiste gallois. Avec des mélodies finement ciselées, son auteur John Cale explore de nouvelles sonorités, brassant des influences variées (pop, folk et country, pour le citer que les plus évidentes) dans un ensemble cohérent et très élaboré. Le concert de John Cale à Pleyel s'annonce donc comme un moment palpitant et électrique... à ne manquer sous aucun prétexte.
A.V.





1 commentaire
excellente qualité musicale mais "service minimum" de JC :émotion absente. Un seul bis (pieds nus = sens ?)
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