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Portrait de Jean-Lionel Parot

Metallica en 10 titres incontournables

jeu, 19/01/2012 - 21:09 -  Jean-Lionel Parot
 
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Metallica au Sonisphere France 2011
JL Parot Concertlive.fr
Alors que Metallica s'apprête à offrir à ses fans français son premier Stade de France, en mai 2012, la rédaction de Concertlive.fr a tenté l'impossible sélection des 10 titres indispensables qui ont marqué leur histoire.

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En 10 albums (originaux) et plus de 100 titres composés, il est quasiment impossible de résumer Metallica en 10 titres sans faire exploser de rage et de frustration tout Metfan normalement constitué. Néanmoins, par goût de la provocation, du risque ou bien peut-être tout simplement par jeu, nous nous sommes prêtés au jeu de l’impossible Top 10.

Par principe, n’ont pas été pris en compte les différente reprises qui ont aussi émaillé leur discographie ("Garage Days" et autres petites perles pour fans et amateurs de classiques revisités). On notera aussi que certains albums brillent par leur absence, mais comme ces albums sont aussi généralement absents des set-lists du groupe lui-même, on peut considérer que tout le monde est d’accord (exit donc "Load", "Re Load", "St Anger" et le très controversé "Lulu" qui aurait pu sortir sous le nom "The Velvet Under Metallica").

Metallica en 10 titres

1. The Mechanix : On est puriste ou on ne l’est pas, cette chanson est plus connue sous le nom de « The Four Horsemen ». Elle est quasi introuvable dans sa première version, jouée par Metallica. On peut l’entendre sur le premier album de Megadeth avec ses paroles originales. Co-écrite par Dave Mustaine (qui la chantait à l’origine), elle sera conservée par le groupe, partiellement ré-écrite et fera partie des morceaux de référence du premier album « Kill ‘em all » (que le groupe voulait nommer « Metal Up Your Ass »: la maison de disques a dit non). Le groupe néanmoins propose une version d’un live à San Francisco datant du 18 octobre 1982. Le line up de l’époque est James Hetfield (guitare), Dave Mustaine (guitare lead et chant, sur cette version), Cliff Burton (basse) et Lars Ulrich (Batterie)

2. Seek and Destroy : Avec son titre plus que partiellement emprunté aux Stooges (Search and Destroy), ce morceau fait partie des titres de « Kill’em all » que Metallica ressert encore à ses fans en live pour leur plus grand bonheur. En réécoutant l’enregistrement original, on peut néanmoins comprendre pourquoi à l’époque la presse musicale est quasi unanime pour penser que James Hetfield est (à l’époque) le pire chanteur de Metal du monde.  Dave Mustaine (éjecté par le groupe pendant une tournée suite à ses problèmes d’alcoolisme) a été remplacé à la guitare lead par l’ex-Exodus Kirk Hammet.

3. For Whom the Bell Tolls : Un incontournable, rien que pour l’intro à la basse saturée et tartinée de Wha wha, le genre de morceau qui transforme n’importe quel bassiste de Metal en apprenti virtuose. Cliff Burton apporte énormément au son des Mets et c’est sur l’album « Ride the Lightning » que le groupe affirme sa patte.

4. Fade to black : Toujours sur Ride the Lightning, la première vraie ballade de Metallica, tous les ingrédients qui feront le succès du groupe sont déjà là : arpèges et leads à pleurer, mid tempo avec gros riff, texte sombre et intelligent tout en restant simple. Avec un final apocalyptique. La voix de James Hetfield elle aussi s’affirme sortant du registre hurlant et monocorde du premier album. Une recette que le groupe n’aura de cesse de revisiter avec de plus en plus de succès. Celle-ci restant le prototype d’une belle série.

5. Master of Puppets : Morceau éponyme du troisième album, le morceau trash-Metal par excellence, long progressif truffé de riffs à l’efficacité redoutable, qui se succèdent en se répondant. Premier disque de platine pour le groupe. Alors qu’aucune diffusion radio ou télévisée n’avait été autorisée par le groupe. Le morceau évoque sans se cacher la dépendance à la drogue.

6. Orion : On oublie parfois que Metallica est un groupe maniant l’art de l’instrumental à la perfection. Plus de 8 minutes sans parole pour ce poème Metal qui reste pour beaucoup le testament de Cliff Burton, qui décèdera dans un accident de bus lors de la tournée de l’album « Master of Puppets » dont ce morceau est l’avant-dernier titre. On peut dire que malgré tout leur talent, les successeurs de Burton à la basse n’auront jamais autant d’importance que le défunt bassiste comme co-compositeur.

7. One : Premier Grammy Award pour les « four horsemen » sur l’album qui introduit Jason Newsted en remplacement de Cliff Burton. Il ne participera que peu (des rumeurs disent même « pas du tout », vu que dans le mix son instrument est totalement inaudible) à l’écriture de l’album. Martelé sur MTV, on peut considérer que c’est une charnière dans la carrière du groupe qui dépasse les frontières du microcosme Trash Metal. Le texte inspiré de « Johnny got his gun » de Dalton Trumbo, évoque un soldat amputé des bras et des jambes sourd muet et aveugle, enfermé dans son propre corps. Le thème de la chanson est donc résolument anti-militariste et le prétexte en concert à une longue intro émaillée d’effets pyrotechniques évoquant la guerre.

8. Enter Sandman : Quand Bob Rock propose à Metallica de les produire, le monde du Metal se met à trembler. Le producteur de Bon Jovi ne risque-t-il pas de transformer le groupe en une bande de poseurs pour midinettes (euphémisme des craintes qui agitent le monde du Metal à ce moment-là). Le groupe passe en fait un cap énorme avec cet album, réduisant ses chansons à des riffs incisifs, devenant plus efficaces. La voix de James Hetfield gagnant en assurance grâce à une production qui la met vraiment en valeur. Le groupe ne baisse pourtant pas son pantalon et si le clip de ce morceau devenu rapidement disque d’or est passé en rotation lourde partout dans le monde, ni le riff façon poids lourd ni le clip recensant les cauchemars des différents membres du groupe ne se complaisent dans la facilité.

9. Nothing Else Matters : Peut être le « pire meilleur » morceau du groupe, ballade super accrocheuse qui fera venir les filles aux concerts (à l’époque en interview, Lars Ulrich explique que s’il y a plus de filles que de garçons dans un concert c’est que la notoriété est au rendez-vous). James Hetfield était au téléphone égrenant des notes de guitares d’une seule main quand il commença la composition de ce tube planétaire.

10. The Day That Never Comes : Après plusieurs albums en demi-teinte qui laisseront les fans sur leur faim, Metallica s’éloigne de Bob Rock pour collaborer avec Rick Rubin pour "Death Magnetic", au CV éclectique puisqu’ayant produit aussi bien Johnny Cash que Slayer. Commençant comme une des ballades qui ont, malgré son étiquette trash, fait son succès, le morceau renoue avec la tradition des morceaux épiques du groupe, avec son clip montrant une situation de guerre improbable, parlant d’incompréhension de façon forte. C’est un peu le titre de la réconciliation avec les fans. Même si l’album a des airs de "best of original" (chaque morceau faisant penser à des morceaux déjà existant) ce statut ambivalent fait peut-être de "Death Magnetic" l’album à offrir à quelqu’un qui veut découvrir le groupe.

Pour aller plus loin: lire notre dossier spécial Metallica

 

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