Voilà un événement musical qui a la peau dure. Depuis six ans, le Festival Les Nuits de l'Alligator dénichent des artistes et formations plus déjantées les unes que les autres, dans un joyeux mélange de sonorités. Leur point commun? Un ancrage plus ou moins enraciné dans le blues, style dans lequel il puise une rugosité toute reptilienne.
Cette année, ce sont encore de nombreux concerts qui sont programmés pour Les Nuits de l'Alligator #6, dans toute la France ou presque. Voici les principales têtes d'affiche de de la programmation:
- Laura Veirs & The Hall Of Flames:
Laura Veirs joue du folk avec des averses. Une musique ancienne, mais pas desséchée. Elle en invente sa propre version, gorgée de chlorophylle et de chœurs, belle et tranquille comme un rayon de soleil après la pluie. Dans ce vaste nord-ouest américain, Laura Veirs est voisine d'Alela Diane et des Fleet Foxes, et ça s'entend.
- Monotonix:
Dans Monotonix, il y a « monotone ». Mais ça ne s'entend pas. Car dans Monotonix, il y a surtout « X », comme dans « classé X ». Et c'est parfait pour ce dangereux trio israélien (interdit de concerts dans la plupart des salles de son pays), qui ressemble à la réincarnation des facétieux Freak brothers de Gilbert Shelton, en version garage-rock psycho.
- C.W. Stoneking
C.W. Stoneking vient de très loin : l'Australie. Le décalage horaire est tel que dans l'Australie de C.W. Stoneking, c'est encore les années 30 : le jazz vaudou explose dans les big-bands, Jimmie Rogers chante le yodel et la guitar hawaïenne est à la mode. Ghostbuster des esprits en noir et blanc cachés dans les 78 t, C.W. Stoneking détient les secrets du blues de l'âge d'or, et de pierre.
- The Black Angels
Chant hypnotique, rythmiques lancinantes, guitares à faire planer un baba cool, des basses aux allures de tremblement de terre et des mélodies qui vous font penser que le rock is not dead et bien tous ces ingrédients sont à nouveau réunis sur "Phosphene Dreams", le nouvel album des Black Angels.
- Timber Timbre
Après avoir sorti deux albums autoproduits (« Cedar shakes en 2006 et « Medicinals » en 2007), le trio canadien nous propose un disque de sept titres minimalistes, mêlant le folk et le blues. Le leader Taylor Kirk, accompagné de sa guitare, nous emporte dans une atmosphère remplie d'émotion, de finesse et de densité.
- June & Lula
Deux voix, une guitare, des influences intemporelles, et des chansons qui jaillissent aussi fraîches et vives qu'au premier jour du folk-blues. June & Lula est le groupe français à ne pas manquer de Ces Nuits de l'Alligator.
Et aussi: The Legendary Tigerman, Puta Madre Brothers, Michael Rault, Arlt, Blooodshot Bill, Jake La Botz, Caitlin Rose, Youri Blow, Wall of Death,...
Les salles pqui participent au festival des Nuits de l'Alligator sont: La Maroquinerie à Paris, La Rodia à Besançon, La Lune des Pirates à Amiens, Le Cargö à Caen, La Chapelle à Metz, La Cave à Musique à Mâcon, La Cartonnerie à Reims, La Coopérative de Mai à Clermont-Ferrand, L'Epicerie Moderne à Feyzin (Lyon), L'Ouvre Boîte à Beauvais, L'Abordage à Evreux, Le Krakatoa à Mérignac (Bordeaux), L'Oméga Live à Toulon, Le 106 à Rouen, Le 6 par 4 à Laval, Le Fuzz'Yon à La Roche-sur-Yon, Des Lendemains qui chantent à Tulle, l'Astroclub à Orléans, Le Grand Mix à Tourcoing, L'Echonova à Saint-Avé (Vannes), La Péniche à Lille et Le Confort Moderne à Poitiers.
Voir le programme complet dans notre agenda. Les réservations restent ouvertes durant toute la durée du festival.





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