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Rock en Seine 2016 : J-1, un large éventail d’artiste avec The Last Shaow Puppets en tête d’affiche pour pallier à la canicule

Par Nathalie Paul le 27/08/2016 - Dernière mise à jour : 26/05/2017

Rock en Seine 2016 : J-1, un large éventail d'artiste avec The Last Shaow Puppets en tête d'affiche pour pallier à la canicule

Premier jour de Rock en Seine ce vendredi 26 août 2016 sous un soleil de plomb. Face à la chaleur, la programmation a choisi de proposer à ses festivaliers un large éventail d’artistes et de courants musicaux allant de Damian « Jr Gong » Marley à Bastille en passant par Birdy Nam Nam et The Last Shadow Puppets. Reportage.

Si rock a souvent rimer avec sueur, ça n’a jamais été autant le cas que lors de la journée d’ouverture de ce Rock en Seine 2016. L’événement qui ouvre ce vendredi 26 août ses portes est l’occasion de rapatrier la faune parisienne, exilée pour le mois d’août et de lui permettre de se mélanger à une large troupe de spectateur venu des 4 coins de France et même d’Europe.
Ce rendez-vous annuel est également l’occasion pour la météo de faire grimper le mercure, histoire de profiter des concerts en ayant un peu moins envie de sautiller partout. D’ailleurs, les fortes chaleurs sont d’entrée sur toutes les lèvres puisque, à peine franchi l’enceinte du lieu, on nous annonce d’emblée que « demain ça sera pire ».

Les organisateurs du colossale festival qui se tient au parc de Saint-Cloud ont pour autant prévu le coup puisque des robinets sont à disposition des festivaliers ainsi que des brumisateurs géants aux abords de la fontaine centrale. L’occasion pour les moins habillés sur leur 31 de venir coller leur t-shirt sous les immenses jets d’eau histoire de ne pas seulement être trempés de transpiration. Rock en Seine, c’est toujours ce combo fou entre le lâché prise des très rock, venus parfois habillés en Blanche-Neige ( tenue vue sur un jeune homme), un maillot de bain une pièce à grosses paillettes, en tenue banane ( des bananes partout pour faire plaisir aux Mignons?), et les plus branchés, Stan Smith aux pieds et tenues à la pointe de la mode sur les épaules. De ce juste mélange naît une forme d’osmose prête à porter les artistes.

  • Une programmation variée

D’ailleurs, c’est surtout eux, l’éventail de fraîcheur proposé par les programmateurs de Rock en Seine pour cette journée.  Éventail, déjà, puisque le moins que l’on puisse dire c’est que l’affiche propose un panel très varié. Déjà avec un Caravan Palace dès 17 heures sur la Grande Scène qui, bien que programmé beaucoup trop tôt au vu de son potentiel scénique, aura fait sauter la foule. Bastille beaucoup plus pop s’en donne à cœur joie, surtout sur son classique « Pompeii » repris en chœur un public d’adeptes.  Ensuite avec un Damian « Jr Gong » Marley, très attendu, éventail musical à lui tout seul qui face à un public très présent passe du roots au reggae et au raggae en ajoutant même des touches un poil plus « variété ».Côté Pression Live, Jack Garratt propose lui aussi un panel de morceaux très (trop) variés. On passe de la pop au rock voir au hip-hop avec l’hymne du « Prince de Bel Air » au risque de s’y perdre. La configuration scénique avec sa sphère en acier ainsi que les prouesses de ce batteur qui sait donner à son instrument un nombre de nuances incroyables. Two Doors Cinema Club avec son rock aux accents pop ne déçoit jamais et transpose les festivaliers dans un univers de douceur dont le jeu scénique est porté par une multitude d’écrans verticaux posés sur scène. Éventail musical toujours avec le set déchaîné de Birdy Nam Nam dès 21 heures 50. Un poil trop tôt pour le combo électro qui envoie (c’est le mot) ses sons psychédéliques et donne clairement l’impression qu’on est déjà en plein milieu de la nuit. Le public de Rock en Seine danse de bon cœur, ondule au grès des rythmes proposés. Avec la chaleur certains sont certainement éméchés comme s’il était déjà 3 heures du matin de toute façon. A 23 heures pétante, le parterre de la Grande scène est bondée : normal c’est l’heure de la tête d’affiche du jour, j’ai nommé The Last Shadow Puppets. Bien plus qu’un simple concert, il s’agit en fait du tout dernier concert du combo. De quoi déplacer en masse une foule de fanatiques, mouchoirs à la main et prêts à pleurer toutes les larmes de leur corps. En forme, le combo passe en revu ses hits et fait régulièrement danser l’assemblée. Côté public, des ballons volent dans les airs et se transmettent de main en main.  Des aurevoirs plein d’émois pour le combo mené par Miles Kane et Alex Turner. Ce dernier dans un premier temps timide prend d’ailleurs le temps de s’approcher régulièrement de son public et de le saluer au plus près de l’estrade. En français, il lance un « Comment ça va ? » qui enflamme le cœur des fans du premier rang. Complices, les acolytes partagent un micro au centre de la scène. Outre une reprise de « Cactus » de Jacques Dutronc, c’est sur une autre cover, « Moonage Daydream » de David Bowie que The Last Shadow Puppets tire sa révérence dans un Parc de Saint-Cloud qui s’est enfin rafraîchi. Il faut rentrer, demain le festival continue sous un soleil toujours de plomb.

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