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5 chansons de « The Joshua Tree » de U2 qui ont marqué l’histoire

Par idealo le 10/01/2017 - Dernière mise à jour : 08/08/2017

5 chansons de

Disque religieux mais nourri aussi de la relation d’attraction/répulsion envers les Etats-Unis qui est au coeur du processus créatif de U2, « The Joshua Tree » fête ses 30 ans. Avec à la clef un concert au Stade de France le 25 juillet 2017, ainsi qu’une vaste tournée européenne, au cours de laquelle ce disque sera joué en intégralité.

Album de la consécration, aujourd’hui prétexte à une date au Stade de France, « The Joshua Tree«  est le disque marquant de U2. Avant sa sortie en 1987, le groupe vient de se livrer à une série de démarches qui vont alimenter sa créativité : le groupe donne des concerts sous la bannière du Self Aid pour venir en aide aux chômeurs d’Irlande, donne une tournée américaine de 15 jours célébrant les 25 ans d’Amnesty International, Bono chante au profit de l’association Artistes against apartheid avec Keith Richards et Ron Wood des Rolling Stones, le guitariste The Edge file un coup de main à la chanteuse Sinéad O’Connor. Nourri de ses expériences, le groupe livre un album mélancolique et moins grandiloquent que par le passé, parsemé de claviers aériens. Dès sa sortie, ce cinquième album studio du groupe est en tête des ventes mondiales, stationne deux mois en tête des charts américains où il donnera une série de concerts qui inspireront un documentaire long-métrage « Rattle and hum« , d’ailleurs aussi titre de l’album suivant.

  • « With or without you »

 

Ce titre, qui reste l’un des plus grands tubes de U2, sera leur premier titre à se classer en tête du classement américain. Cette ballade  rock atteindra en France la dixième place. Cette chanson sert un peu de déclic au groupe alors qu’il est en panne d’idées au début de l’enregistrement de l’album. En 2010, « With or Without You » a été classée par le magazine « Rolling Stone » à la 132e place sur sa liste des 500 plus grandes chansons de tous les temps.

  • « I still haven’t found what I’m looking for »

 

Lui aussi rapidement en tête des ventes aux Etats-Unis, ce titre à la coloration gospel illustre à lui seul le propos de « The Josuah Tree », le disque d’un groupe d’origine irlandaise vivant une relation d’amour/haine avec l’Amérique, où il est forcé de triompher commercialement. Une chanson vibrante de religiosité mais déstructurée, qui permet aux producteurs du disque Daniel Lanois et Brian Eno de déployer toute leur créativité. Ce titre intitulé au départ « Under The Weather » finit par sonner comme « Eye of the Tiger« , joué par un groupe de reggae » selon les mots de The Edge.

  • « Where the streets have no name »

 

Succès au Royaume-Uni où il se classera cinquième des ventes, « Where the streets have no name » fait partie de la « sainte trinité » de cet album de U2. C’est le morceau qui inaugure l’album, précédant « I still haven’t found what I’m looking for » et «  »With or without you ». Brian Eno réalisa un travail d’orfèvre sur ce titre qui se distingue notamment par une longue introduction d’une minute trente à l’orgue et à la guitare. Pour l’écriture de cette chanson, Bono puisa directement son inspiration dans un voyage effectué en Ethiopie juste avant.

  • « Bullet the blue sky »

 

Moins connu que ses trois prédécesseurs, « Bullet the blue sky » est lui aussi inspiré à Bono par un de ses voyages récents, cette fois à San Salvador. Plus sombre, ce titre régulièrement interprété par le groupe sur scène depuis 1987 est cette fois doté d’une approche directement politique. Le groupe s’en prend à la fois aux coups tordus en Amérique Centrale de l’administration Reagan. Mais aussi au développement des fondamentalistes religieux Télévangélistes. Ce titre sera repris par le groupe de Metal Sepultura qui livrera bien des années plus tard son approche d’une expérience créative en lien avec l’autre Amérique, celle au sud des Etats-Unis.

« One tree hill »

 

« On tree hill » évoque directement un fait ayant touché profondément le groupe, le décès de leur ami Greg Caroll. Ce jeune Maori, roadie de Bono, décéda lors d’un accident de moto sous la pluie à Dublin en juillet 1986. Le titre se classa d’ailleurs à la 1re place à sa sortie en Nouvelle-Zélande en 1988. Il est également dédié à l’opposant Victor Jara, chanteur et écrivain engagé chilien, torturé puis tué par le régime de Pinochet, régime lui aussi instrumentalisé par les Etats-Unis.

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