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ven, 06/01/2017 - 14:47, par Nicolas Mollé

Titi Robin achève une résidence à l'Epicerie Moderne prélude à sa date aux Nuits de Fourvière 2017

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Maître de la rencontre, dans une lecture toute personnelle, des univers rock, gitans et orientaux, le musicien Titi Robin a bouclé aujourd'hui sa résidence amorcée près de Lyon à l'Epicerie Moderne. Préliminaires à une prestation aux Nuits de Fourvière.

Titi Robin boucle aujourd'hui, vendredi 6 janvier 2017, sa résidence amorcée le 2 janvier 2017 à l’Epicerie Moderne à Feyzin près de Lyon. Avec à la clef un spectacle qui sera présenté au festival Les Nuits de Fourvière le mercredi 5 juillet 2017 à l'Odéon.

Pour cette représentation, placée sous le signe de l'électricité, qui doit engendrer par la suite un disque, Titi Robin joue de la guitare électrique et du bouzouq. Le projet empruntera à la culture occidentale dominante la puissance sonore de certains de ses instruments emblématiques, ceux d'un groupe pop rock (guitares électriques, basse, batterie, claviers). Rompant ainsi avec les chemins explorés ces dernières années.

Titi Robin s'est en effet notamment distingué ces derniers temps à travers sa collaboration avec le jeune artiste gnawa Mehdi Nassouli.

Né à la fin des années cinquante dans lʼouest de la France, Titi Robin a à la fois construit son identité musicale au carrefour du rock, des musiques issues des communautés gitanes et orientales. Testant les prémices de son approche artistique dans les fêtes communautaires arabes et gitanes. Il s'inspire en autodidacte de Camaron de la Isla, le cantaor flamenco et du maître irakien du oud, Munir Bachir.

En 1984, il se produit (à la guitare, au oud et au bouzouq) en duo avec Hameed Khan, tabliste indien originaire de Jaipur.

En 1987, il s'investit à Angers dans le groupe Johnny Michto, qui rencontre curieusement le plus de succès auprès du public habitué à apprécier les musiques du Maghreb. Cette formation mêle la rythmique berbère marocaine, le bouzouq électrifié, la basse rock et les clarinettes et cornemuses.

Après 20 albums et 30 années de concerts de par le monde, Titi Robin a éprouvé le besoin d’affirmer le fond de son engagement esthétique en tenant de briser, de manière paradoxale et résolument iconoclaste, les clichés liés à la forme de son expression artistique.

L'artiste prétend en effet que son discours n’a jamais été attaché aux instruments ou aux orchestrations mais au langage mélodique et rythmique et à la philosophie qui les sous-tend.

Une démarche qui s'inscrit dans un attachement revendiqué de l'artiste pour la Méditerranée, dont les rives nord sont le socle culturel de l’Europe. Mais aussi pour l’Orient et l’Asie, berceaux de son inspiration, d'autant plus qu'ils sont traversés de tremblements sociaux et politiques.

Titi Robin s'est aussi illustré par le passé à travers ses collaborations, lui même officiant alors au oud, avec le pakistanais Faiz Ali Faiz, au timbre de voix rappelant son illustre prédécesseur Nusrat Fateh Ali Khan, qui fit connaître au monde entier le qawwali

Pour ce projet de résidence et de spectacle, Titi Robin a fait appel au chanteur Shuheb Hasan, au joueur de sarangi Murad Ali, à Natallino Neto à la basse électrique, à Arthur Allard à la batterie, à Nicholas Vella aux claviers.

L'ouverture de la billleterie est prévue le lundi 27 mars 2017 à 14 heures.