Hasard du calendrier, les immenses bluesmen du désert Tinariwen (en photo) et leurs fils spirituels Tamikrest se succéderont dans les salles françaises à l'automne 2011. L'occasion de s'immerger dans la culture touareg et comprendre les revendications de ce peuple méconnu.
Le cyrocco, célèbre vent du sahara, risque fort de souffler prochainement sur la France. La raison n'est pas météorologique, mais musicale. Deux grands noms du blues-rock du désert, Tinariwen et Tamikrest, seront en effet en tournée dans l'Hexagone pour distiller leur musique hypnotique, reconnue partout dans le monde et admirée par des artistes comme Robert Plant, Elvis Costello ou Thom Yorke, le leader de Radiohead.
Tamikrest. Le plus jeune des deux groupes n'est pas le moins engagé. Formé de 7 musiciens originaires de différents pays (Niger, Mali et Algérie), Tamikrest chante sa révolte face à la perte d'identité culturelle, l'exploitation éhontée des terres de leur peuple et les conditions de vie déplorable des populations touarègues. Le son du groupe est rock, avec aussi des accents arabes et africains. Leur deuxième album, sorti en 2011, s'intitule "Toumastin".
Tinariwen. Ils sont trois à avoir fondé ce groupe né aux frontières du nord du Mali, et depuis rejoint par une grande famille d'artistes touareg. Trois ex-combattants du Mouvement Populaire de l'Azawad qui ont délaissé les armes pour la musique. Tinariwen fait la synthèse entre le blues, le rock et la musique traditionnelle de la communauté touareg. Leurs chansons, mélancoliques et captivantes, écrites en tamasheq, évoquent autant l'amour du désert que les souffrances de leur peuple. Leur dernier album, "Tassili", est attendu le 29 août dans les bacs.
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