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5 groupes electro punk inratables sur scène

Par Nicolas Mollé le 06/02/2018 - Dernière mise à jour : 18/02/2018

5 groupes electro punk inratables sur scène

Depuis Métal Urbain, première signature du label anglais culte Rough Trade constituée de punks français aux boîtes à rythmes hargneuses, électronique et attitude se marient à la perfection. De The Prodigy, qui a poussé très loin l’hybridation entre riffs de feu et murs de rythmes, à Sleaford Mods, le duo minimal à l’énergie irrésistible, l’Angleterre a fait sienne la formule electro punk. Et les « Frenchies » ne sont pas en reste. Carpenter Brut, dans un registre cyberpunk léché, explore une imagerie très « série B ». Tandis qu’une nouvelle génération de bricoleurs(euses) nommé(e)s Faire ou Moulax émerge sur fond de dèche « Do It Yourself ».

 

  • Les ténors techno hardcore The Prodigy débarquent aux Déferlantes Sud de France 2018

 

 

The Prodigy sera rare en France cet été. Mais se produira néanmoins, avec Prophets of rage ou Orelsan, le lundi 9 juillet 2018 au festival Les Déferlantes Sud de France, au Parc de Valmy d’Argelès-sur-Mer.

 

L’une des dernières fois où l’on avait repéré cette formation articulée autour du noyau dur Liam Howlett/Keith Flint/Maxim Reality, c’était en juillet dernier aux Nuits de l’Erdre 2017 près de Nantes.

 

Ancré dans le mouvement rave anglais et dans le breakbeat hardcore (ancêtre de la jungle), The Prodigy est un condensé d’énergie free-party et d’attitude punk, qui se joue avec hargne des stéréotypes de chaque genre. Un propos parfaitement résumé dans la provocante vidéo Smack my bitch up. La formation est capable de déchaîner les foules, dans des performances qui tiennent autant de l’étuve rock pyrotechnique que du revival techno.

 

  • Les mad movies des cyberpunks Carpenter Brut

 

 

Qui d’autre que Carpenter Brut est capable d’une reprise du Maniac synthpop de Michael Sembello dont on se demande si elle ne se réfère pas plus au film Maniac de William Lustig qu’à Flashdance ? Entre clins d’oeils au cinéma de genre et heavy metal dopé au infrabasses et aux solos de synthétiseurs, ce groupe détonne, y compris lorsqu’il se produit au Motocultor Festival.

 

La formation donnera une conséquente tournée avec des dates le 2 mars 2018 au Confort Moderne à Poitiers, le 3 mars 2018 au Bikini à Ramonville, le 4 mars 2018 au Rockstore à Montpellier. Le 13 mars 2018 au Transbordeur à Villeurbanne, le 14 mars 2018 aux Docks de Lausanne, le 15 mars 2018 à La Laiterie à Strasbourg. Ou encore le 17 mars 2018 à l’Ancienne Belgique à Bruxelles, le 20 mars 2018 au Splendid de Lille, le 24 mars 2018 à l’Olympia à Paris.

 

Sur scène, Carpenter Brut régale son auditoire geek de troublantes vidéos aux couleurs saturées et au grain nostalgique telles que Turbo Killer. Plus cyberpunk (du nom de ce sous-genre de la science fiction initié par William Gibson) que punk rock, le trio se présente en concert dans une formule aux allures de groupe hard classique. Guitare triangulaire et pied cavalièrement posé sur les enceintes de retour inclus.

 

Sauf que des sonorités synthétiques moelleuses font aussi sa marque de fabrique. Tout comme les vidéos projetées sur grand écran en arrière-plan, véritable digest de la culture Mad Movies et de réalisateurs comme George Romero, Dario Argento et, bien sûr, John Carpenter.

 

  • Les punks de Nottingham Sleaford Mods et leurs boucles electro minimales mettent les foules en transe

 

 

Un tour de force. Deux bonshommes qui occupent en tandem les plus grandes scènes de festival, dans le plus simple appareil de « working class heroes », une main dans une poche, une autre tenant une bouteille. Avec un simple ordinateur portable posé sur une pile.  Tels sont les Sleaford Mods, hérauts désabusés des temps modernes.

 

Leurs hits récents, souvent basés sur une simple boucle de guitare, de basse, de synthétiseur minimal, se nomment TCR, Tarantula Deadly Cargo, B.H.S. ou Tiswas. Mais le duo originaire de Nottingham composé de Jason Williamson et d’Andrew Fearn est déjà en activité depuis plus de dix ans.

 

Leurs premiers enregistrements tels que The Mekon, remontent à 2007. Il aura pourtant fallu attendre 2017 pour les voir conquérir le public de Rock en Seine à la force du poignet. Non sans un coup de pouce mémorable de The Prodigy pour assoir leur notoriété. On les retrouvera le samedi 7 avril 2018 à l’Ancienne Belgique à Bruxelles dans le cadre du festival BRDCST.

 

  • Faire ou la bande de zigotos frenchies qui carbure à l’énergie la plus désinvolte

 

 

Des concerts à Martigues au Théâtre des Salins le 16 mars 2018 pour le festival Avec le temps ou aux Nuits Botanique à Bruxelles le 1er mai 2018. Plus qu’une profession de foi, le pseudonyme des français de Faire résonne comme un appel à l’insurrection scénique. Entre cascades façon Rémi Julienne, collections de teintures de cheveux, bagarres de rues et pétards jetés dans des braseros, le trio a inventé une esthétique foutraque parfaitement résumée dans le clip de Mireille se rappelle.

 

Quelques rythmes electro lancinants, des accords de synthé minimaux servent de tremplin à l’exubérance du groupe sur scène. Faire s’était d’abord illustré au Paris Psych Fest puis avait été remarqué lors des auditions des Inouïs du Printemps de Bourges 2017.

 

Emeutiers ? Etudiants en école d’art ? Punks à temps partiels héritiers de Métal Urbain ? Simon, Raphaël et Romain sont surtout des amis d’adolescence qui n’hésitent pas à panacher d’accents surf rock et de textes salaces leur techno enfiévrée.

 

  • Moulax ré-invente le cabaret electro punk

 

 

Entre Chicks on Speed, Peaches et les activistes russes Pussy Riot, Moulax est un projet à l’esthétique DIY monté à la va comme je te pousse par Daphné Achermann et Solène Garnier, « deux artistes qui explorent les limites de la création scénique contemporaine au travers de nombreux projets et collaborations ».

 

« Carrément electropop, un peu hip hop et un peu punk », le tandem sait s’imposer rapidement en public, avec presque rien. Quelques rythmes manipulés depuis un téléphone mobile, des marionnettes rudimentaires, des bribes de costumes et surtout une attitude. La couleur est annoncée avec « de la drogue gratuite au début du concert » programmée. On vous fourre donc d’autorité une gélule dans la bouche. Qui s’avère vide, simple placebo inspiré des pilules à fort pouvoir zygomatique de l’artiste contemporaine Dana Wyse.

 

Entre surboum vitaminée, dirty disco et strip-tease punk, le duo s’est fait récemment remarquer à La Dérive, petit bar associatif de l’est de Nantes, après une semaine de résidence à l’Atelier du Dahu. On les retrouvera à LuZin’ à Douarnenez en Bretagne le samedi 10 février 2018.

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