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Portrait de Emilie Leoni

Carmen Maria Vega : "Le nouvel album sera vintage!" (vidéo)

lun, 21/11/2011 - 18:25 -  Emilie Leoni
 
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Carmen Maria Vega
Photo DR © 2011 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
A l'aube de la sortie du nouvel album de Carmen Maria Vega, la rédaction de Concertlive.fr a eu le privilège de s'entretenir avec l'artiste quelques heures avant son concert à la Maison Daniel Féry de Nanterre (92). Bilan de la tournée passée, nouvel album, nouveau spectacle, Carmen nous dit tout avec en prime, un live exclusif !

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Concertlive: Si tu devais dresser un bilan de l'importante tournée qui s'est achevée ?
Carmen Maria Vega:
Je dirais qu'il était temps que l'on s'arrête parce qu'en terme de fatigue, nous étions arrivés au bout de ce que l'on pouvait. Le bilan est malgré tout très positif parce que nous avons eu la chance d'avoir des salles relativement pleines et que l'album a plu de toute façon au public. Évidemment il ne s'est pas vendu à des milliers d'exemplaires mais il a fait un joli chiffre [22 000 exemplaires environ, NDLR] et je suis contente. Et puis il y a ce deuxième album qui arrive. C'est déjà une chance que de pouvoir faire cet album. Notre maison de disques et notre tourneur nous suivent. Et c'est quelque chose d'important de constater que tes partenaires ne te laissent pas tomber.

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Carmen Maria Vega : "Le nouvel album sera vintage !"

CL: Gardes-tu des souvenirs particuliers de cette tournée?
CM:
Je suis incapable de te donner un jour ou une date particulière. Cependant, je peux dire que sur la fin de la tournée, il y avait une jolie osmose entre nous, que ce soit avec les copains sur scène ou les copains techniciens. Nous avions trouvé un bel équilibre, que l'on essaie de retrouver en ce moment, ce qui n'est pas évident car tu ne rejoues pas le même spectacle. En pleine création artistique, tu n'as pas les mêmes inquiétudes, les enjeux ne sont pas les mêmes donc j'espère que l'on va parvenir à retrouver cela. J'ai trouvé que cette fin de tournée était particulièrement agréable malgré la fatigue. Le public était hyper cool et entre nous cela se passait super bien.

CL: Il n'y a jamais eu de lassitude donc ?
CMV:
Il y a toujours des moments pénibles. Il y a des soirs où tu te passerais bien de jouer 'les anti-dépresseurs', un autre soir c'est une autre chanson. C'est une question d'humeur. Comme le spectacle a grandi avec nous, je n'ai pas eu le temps de m'en lasser mais c'est vrai que j'étais arrivé au bout de ce que je pouvais faire avec cela. Il me fallait de nouvelles chansons, de nouveaux arrangements, une nouvelle mise en espace. Cette fois, on a eu le temps de monter ce spectacle, on a eu le temps de faire l'album, on a eu une vraie pause de six mois ce qui ne nous est strictement jamais arrivé sur les cinq dernières années. Cela fait bizarre d'ailleurs car je me suis même assez ennuyé, tellement j'ai l'habitude d'être sur les routes. C'était cool et en même temps c'était chiant.

CL: Pour ce nouveau disque, vous êtes allés à New York ?
CMV:
Nous avons fait le mix de l'album à New-York en effet. Nous y avons rencontré Mark Plati [David Bowie, The Cure, Robbie Williams, Les Rita Mitsoulko, Louise Attaque, NDLR]. Il s'est avéré qu'on lui a fait écouter des titres et il a bien aimé. Pour nous, il était alors impossible que Mark Plati s'intéresse à quoi que ce soit de français. Et puis nous nous sommes rendu compte qu'il avait fait pas mal de choses ces dernières années avec Gaëtan Roussel ou les Rita Mitsouko. Nous ne nous étions pas dit que nous les petits français nous allions l'intéresser. En réalité il a aimé notre musique et nous a dit qu'il aimerait collaborer. Il s'avère, ce dont je ne doutais pas d'ailleurs, que c'est un mec extraordinaire, super sympa, super drôle. Un coeur en somme.

CL: Vous jouez ce soir à Nanterre. D'autres dates sont prévues dans les jours qui viennent. C'est une pré-tournée ? Une présentation ?
CMV:
C'est une pré-tournée. Le mot « présentation » sonne un peu répétition donc non, d'autant que je n'aime pas faire les choses à moitié. On a fait trois résidences déjà, une en juin à Perpignan, une en septembre à Bordeaux et une autre courant octobre à Pornichet, à chaque fois pour caler la technique, l'ordre du set, qu'est-ce que l'on garde, qu'est-ce qu'on enlève, ce que je veux garder, ce que je ne veux plus faire du tout parce que je n'en peux plus. Il y a des choix qui se sont imposés d'eux-même. Dans le spectacle actuel, il y a plus de nouvelles chansons que d'anciennes.

CL: Il y a une date à La Cigale à Paris prévu le 8 décembre 2011 notamment...
CMV:
Une Cigale c'est toujours important! Notre première Cigale accompagnait une sortie de disque. Cette fois la Cigale accompagne une pré-promo pour annoncer que l'album va sortir. C'est vrai que cela ne se fait pas trop et qu'en général, les gens sont plutôt frileux de produire des dates comme ça. Là ils m'ont fait confiance. Pour moi cette date est d'autant plus importante aussi car la première sincèrement je ne m'en rappelle pas. J'étais malade comme un chien donc je ne l'ai pas vécu cette Cigale. J'espère que cette fois-ci je ne vais pas avoir une vieille crève. Mais je touche du bois, cela devrait aller.

CL: Un mot sur ce nouvel album, sur sa composition ?
CMV:
Max a écrit la majorité du disque et j'ai fait appel à deux-trois auteurs supplémentaires. Je pense que c'est bien pour lui qu'il aille écrire pour d'autres et que moi je voix comment cela se passe aussi ailleurs. Je trouve que c'est important de ne pas s'enfermer dans un truc. Pour pouvoir continuer de travailler avec quelqu'un il faut de temps à autre pouvoir écrire pour d'autres. Mathias Malzieu (chanteur du groupe Dionysos, NDLR] a écrit un duo pour moi. Je lui ai demandé une histoire d'amour au présent parce que je n'en ai pas. Je ne chante que des histoires d'amour qui partent en cacahuètes. Mathias y est arrivé mais cela reste quand même une chanson un peu rigolote. Il y a Oxmo Puccino également qui est en train d'écrire un texte pour moi. Et je dois rencontrer normalement Maxime Le Forestier, parce que j'ai très envie qu'il m'écrive une chanson.

CL: L'univers musical de ce disque reste le même ?
CMV:
L'univers reste le même. Ceci dit au niveau des arrangements c'est tout de même un peu plus produit et c'est beaucoup moins swing aussi, j'en avais un peu ras-le-bol. Ce disque est plus électrique, plus rock, parfois un peu pop, parfois rockabilly. C'est vintage. J'avais envie de cet univers-là, que ce soit dans l'imagerie, dans la musique, dans les arrangements, sur la pochette du disque, en séance photo jusqu'à la lumière du spectacle. Je voulais une cohérence que je n'avais pas eu le temps de mettre en place sur le premier disque parce qu'à l'époque il fallait tout faire en même temps.


Propos recueillis par Nathalie Paul
Retranscription par Emilie Leoni

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