Après un premier succès en 2009 avec "Mister H", Inna Modja se révèle en 2011 grâce au hit "French Cancan", confirmé par un second succès "La fille du Lido", tous deux extraits de son second disque "Love Revolution". Pour Concertlive.fr, la jeune femme revient sur ses débuts à Bamako, sur son amour de la scène (et des Red Hot!) et le désormais culte "French Cancan". Rencontre.
Concertlive : Le public t'a découverte en 2009 grâce au single "Mister H". Un premier succès confirmé en 2011 avec l'album "Love Revolution" et les tubes "French Cancan" et "La Fille du Lido". Comment vis-tu cet engouement autour de toi?
Inna Modja: Je suis quelqu'un qui prend tout avec beaucoup de recul. Je suis ravie de ce qui m'arrive, je suis super contente car je ne m'y attendais absolument pas! Mon premier album m'a permis de me faire une place même s'il était un peu plus confidentiel. Avec le titre "French Cancan", je ne m'attendais pas à un tel retour parce que je venais à peine de commencer à travailler sur mon album. J'ai donc regardé cela un peu de loin parce que j'avais tout un disque à finir. Mais je suis très contente. Pour moi, c'est une bonne reconnaissance de mon travail et le fait que le public se soit approprié ces chansons et l'album témoigne de leur soutien. Et cela n'a pas de prix.
Inna Modja: Je suis quelqu'un qui prend tout avec beaucoup de recul. Je suis ravie de ce qui m'arrive, je suis super contente car je ne m'y attendais absolument pas! Mon premier album m'a permis de me faire une place même s'il était un peu plus confidentiel. Avec le titre "French Cancan", je ne m'attendais pas à un tel retour parce que je venais à peine de commencer à travailler sur mon album. J'ai donc regardé cela un peu de loin parce que j'avais tout un disque à finir. Mais je suis très contente. Pour moi, c'est une bonne reconnaissance de mon travail et le fait que le public se soit approprié ces chansons et l'album témoigne de leur soutien. Et cela n'a pas de prix.
CL : C'est un disque très frais, lumineux et optimiste la plupart du temps. C'est un disque qui te ressemble?
IM : Dans cet album, j'avais envie de mettre plusieurs facettes de ma personnalité. Ce qui revient souvent c'est le fait que je sois quelqu'un d'assez énergique et assez enthousiaste et pas du tout naïve. Donc j'arrive à avoir un décalage dans mes textes et de l'humour. Après, il y a des chansons comme "Spirit" ou "Emily" qui sont des chansons plus graves et plus profondes. Et tout cela fait partie de moi. Je ne suis pas juste quelqu'un de frais, de sympa. Il y a aussi tout cela. Donc quand on commence l'album, on rentre dans mon univers, que ce soit par des chansons plus gaies ou des titres plus graves ou mélancoliques. L'éventail est large et c'est ce que je voulais.
IM : Dans cet album, j'avais envie de mettre plusieurs facettes de ma personnalité. Ce qui revient souvent c'est le fait que je sois quelqu'un d'assez énergique et assez enthousiaste et pas du tout naïve. Donc j'arrive à avoir un décalage dans mes textes et de l'humour. Après, il y a des chansons comme "Spirit" ou "Emily" qui sont des chansons plus graves et plus profondes. Et tout cela fait partie de moi. Je ne suis pas juste quelqu'un de frais, de sympa. Il y a aussi tout cela. Donc quand on commence l'album, on rentre dans mon univers, que ce soit par des chansons plus gaies ou des titres plus graves ou mélancoliques. L'éventail est large et c'est ce que je voulais.
CL : Les deux premiers singles "French Cancan" et "La Fille du Lido" ont tous les deux un point commun: Paris. Quel rapport entretiens-tu avec cette ville?
IM : Je suis venue m'installer à Paris quand j'avais 18 ans. C'était un choix parce que j'aime cette ville. J'avais en tête cette image très glamour de Paris et j'étais sûre que j'allais aimer la vie que j'allais avoir ici. Entre temps je suis partie aux Etats-Unis puis je suis revenue. J'adore ma vie ici. Culturellement, c'est une ville très riche. Il y a énormément de choses à faire et c'est la plus belle ville au monde... après Bamako!
IM : Je suis venue m'installer à Paris quand j'avais 18 ans. C'était un choix parce que j'aime cette ville. J'avais en tête cette image très glamour de Paris et j'étais sûre que j'allais aimer la vie que j'allais avoir ici. Entre temps je suis partie aux Etats-Unis puis je suis revenue. J'adore ma vie ici. Culturellement, c'est une ville très riche. Il y a énormément de choses à faire et c'est la plus belle ville au monde... après Bamako!
CL: Il y a quelqu'un qui a marqué tes débuts dans la musique, un certain Salif Keita...
IM : J'ai commencé à écrire et à composer à l'âge de 14 ans. J'étais très jeune et j'apprenais toute seule, je suis complètement autodidacte. Je savais que Salif habitait ma rue et un an et demi plus tard, j'ai enregistré une cassette, j'ai écris le texte à côté au cas où, et je suis allée frapper à sa porte. Je voulais le voir. Dans ma famille, il n'y a pas d'artistes donc je voulais avoir le retour d'un artiste comme lui, avec un charisme et un talent incroyables. Je voulais qu'il me guide, en fait. Au début, ma démarche l'a fait sourire. Je n'étais qu'une enfant. Il a fini par me prendre au sérieux, m'a demandé de chanter et ce que je voulais faire. Il a vu que j'étais vraiment motivée, que j'avais sans doute quelque chose. Il m'a envoyée auprès du Rail Band de Bamako où je suis restée pendant presque un an.
IM : J'ai commencé à écrire et à composer à l'âge de 14 ans. J'étais très jeune et j'apprenais toute seule, je suis complètement autodidacte. Je savais que Salif habitait ma rue et un an et demi plus tard, j'ai enregistré une cassette, j'ai écris le texte à côté au cas où, et je suis allée frapper à sa porte. Je voulais le voir. Dans ma famille, il n'y a pas d'artistes donc je voulais avoir le retour d'un artiste comme lui, avec un charisme et un talent incroyables. Je voulais qu'il me guide, en fait. Au début, ma démarche l'a fait sourire. Je n'étais qu'une enfant. Il a fini par me prendre au sérieux, m'a demandé de chanter et ce que je voulais faire. Il a vu que j'étais vraiment motivée, que j'avais sans doute quelque chose. Il m'a envoyée auprès du Rail Band de Bamako où je suis restée pendant presque un an.
CL: Ce fut tes premiers pas sur scène, avec le Rail Band?
IM: Exactement. Pour moi c'était incroyable. J'étais très contente mais je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais de jouer avec ce groupe jusqu'à ce que des gens autour de moi, mon père surtout, me fasse l'historique du Rail Band. Et là j'ai réalisé la chance que j'avais. Après cela j'ai continué mon chemin. Comme je le disais je suis autodidacte donc j'ai pris beaucoup de temps pour apprendre, pour me trouver artistiquement. Pour moi il était important de pouvoir m'exprimer de façon intègre en tant qu'artiste et avec mon univers, sans devoir être une pâle copie ou imiter quelqu'un qui existe déjà. Je voulais vraiment que cela vienne de moi, de quelque chose de personnel. Donc j'ai travaillé pendant 10 ans. C'était vraiment un choix.
IM: Exactement. Pour moi c'était incroyable. J'étais très contente mais je ne me rendais pas compte de la chance que j'avais de jouer avec ce groupe jusqu'à ce que des gens autour de moi, mon père surtout, me fasse l'historique du Rail Band. Et là j'ai réalisé la chance que j'avais. Après cela j'ai continué mon chemin. Comme je le disais je suis autodidacte donc j'ai pris beaucoup de temps pour apprendre, pour me trouver artistiquement. Pour moi il était important de pouvoir m'exprimer de façon intègre en tant qu'artiste et avec mon univers, sans devoir être une pâle copie ou imiter quelqu'un qui existe déjà. Je voulais vraiment que cela vienne de moi, de quelque chose de personnel. Donc j'ai travaillé pendant 10 ans. C'était vraiment un choix.
CL: Côté scène, y-a-t-il une salle ou une scène de festival qui te fasse rêver?
IM : J'aimerais beaucoup faire l'Olympia. Je trouve que c'est une très jolie salle et je pense que je serais bien là-bas. Les festivals, j'adore ça! Tu vas au contact d'un public qui ne te connait pas forcément, avec lesquels tu vas partager ta musique. J'aime le côté roots des festivals. Evidemment j'ai envie de faire Les Francofolies de La Rochelle, même si je ne suis pas française et je ne chantais pas en français jusque-là. J'espère néanmoins qu'ils vont me programmer cette année!
IM : J'aimerais beaucoup faire l'Olympia. Je trouve que c'est une très jolie salle et je pense que je serais bien là-bas. Les festivals, j'adore ça! Tu vas au contact d'un public qui ne te connait pas forcément, avec lesquels tu vas partager ta musique. J'aime le côté roots des festivals. Evidemment j'ai envie de faire Les Francofolies de La Rochelle, même si je ne suis pas française et je ne chantais pas en français jusque-là. J'espère néanmoins qu'ils vont me programmer cette année!
CL: Tu as fait des premières parties dans le passé. Que retires-tu de ces expériences?
IM: J'ai fait beaucoup de premières parties de gens différents. Par exemple, lorsque j'ai fait les premières parties de Christophe Maé, je me suis retrouvée face à un public qui ne me connaissait pas et qui n'était pas forcément attiré par la musique que je fais. Il fallait donc aller les chercher. Il faut séduire le public dans ces cas-là, lui faire aimer ta musique, lui faire passer une émotion même si à l'époque je ne chantais qu'en anglais, ce qui n'est pas forcément évident pour tout le monde. Cela s'est très bien passé au final. Je me suis retrouvée à faire les Arènes de Nîmes par deux fois. C'était magnifique. Le Théâtre Antique d'Orange également. Ce sont des endroits où je n'aurais jamais pu me produire moi seule. Le chemin est encore un peu long. Je fais un genre de musique qu'il faut écouter en live. Pour moi c'est très important. Je ne peux pas juste être à la télé, ce n'est pas mon truc. Donc on va continuer à avancer de petites en moyennes salles, etc. Je vais à mon rythme, même si "French Cancan" m'a un peu dépassée! J'aime aller à la rencontre des gens.
IM: J'ai fait beaucoup de premières parties de gens différents. Par exemple, lorsque j'ai fait les premières parties de Christophe Maé, je me suis retrouvée face à un public qui ne me connaissait pas et qui n'était pas forcément attiré par la musique que je fais. Il fallait donc aller les chercher. Il faut séduire le public dans ces cas-là, lui faire aimer ta musique, lui faire passer une émotion même si à l'époque je ne chantais qu'en anglais, ce qui n'est pas forcément évident pour tout le monde. Cela s'est très bien passé au final. Je me suis retrouvée à faire les Arènes de Nîmes par deux fois. C'était magnifique. Le Théâtre Antique d'Orange également. Ce sont des endroits où je n'aurais jamais pu me produire moi seule. Le chemin est encore un peu long. Je fais un genre de musique qu'il faut écouter en live. Pour moi c'est très important. Je ne peux pas juste être à la télé, ce n'est pas mon truc. Donc on va continuer à avancer de petites en moyennes salles, etc. Je vais à mon rythme, même si "French Cancan" m'a un peu dépassée! J'aime aller à la rencontre des gens.
CL: Ta dernière "claque" live côté spectateurs ?
IM: C'était hier soir! Je suis allée voir les Red Hot Chili Peppers à La Cigale. Ils sont incroyables. Ils ont cette espèce de feu en eux, ils sont déchaînés et en même temps très bons. Mention spéciale pour le bassiste (Flea, ndlr) qui est juste hallucinant. Ils ont fait deux heures de concerts non stop avec une telle énergie. Ils ont ce truc quoi!
IM: C'était hier soir! Je suis allée voir les Red Hot Chili Peppers à La Cigale. Ils sont incroyables. Ils ont cette espèce de feu en eux, ils sont déchaînés et en même temps très bons. Mention spéciale pour le bassiste (Flea, ndlr) qui est juste hallucinant. Ils ont fait deux heures de concerts non stop avec une telle énergie. Ils ont ce truc quoi!
Propos recueillis par Emilie Leoni
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Inna Modja, "Homeless" en acoustique
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