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Portrait de Aymeric Val

La Maison Tellier: "A nos débuts, nous avions l'impression d'être des ovnis"

ven, 26/02/2010 - 16:15 -  Aymeric Val
 
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A quelques jours de la parution de son nouvel album "L'art de la fugue" (chez 3ème bureau/Wagram, sortie le 22 mars), le quintet normand La Maison Tellier se confie à concertlive.fr.

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Deux albums et plusieurs dizaines de concerts après sa création en 2004, le combo normand La Maison Tellier s'est imposé comme une espèce à part dans le paysage acoustique français. Sur des airs folk aux accents nord-américains - Jack Kerouac n'est pas très loin -, ce jeune groupe formé par Helmut, Raoul, Léopold, Alexandre et Alphonse Tellier déploie majestueusement ses textes poétiques et oniriques, le tout brassé par des instruments antédiluviens. Rencontre avec la joyeuse troupe.

Concertlive.fr: Le nom du groupe est-il inspiré par le bordel haut-de-gamme de la célèbre nouvelle de Maupassant?
Maison Tellier: Ce n'est pas tout à fait ça. Nous avions besoin d'un nom de groupe et nous sommes tombés sur le bouquin de Maupassant, où il est question de prostitution. L'auteur était normand et l'histoire parlait d'une famille, ce qui correspond à ce que nous sommes.

Concertlive.fr: Vos textes sont très poétiques. La littérature et la poésie ont-elles une place importante dans vos vies ?
MT: Effectivement, nous sommes de gros lecteurs. Mais je ne sais pas si nos réfèrences littéraires transparaissent dans nos textes. Pour l'écriture des chansons, le chanteur Raoul se contente de sentir les mots et des les coucher sur le papier comme ils lui viennent. C'est presque de l'écriture automatique.

CL: Votre nouvel album "l'Art de la fugue" sort en mars sur le label 3ème Bureau/Wagram. A quoi le public doit-il s'attendre ?
MT: C'est un changement dans la continuité. Comme pour nos deux premiers albums, les textes sont en français et en anglais. Seules évolutions de cet opus: les influences sont plus variées et le son plus électrique. Il y a des cuivres, de la mandoline, des ambiances diverses et même un duo homme/femme. Au final, c'est proche de ce que nous souhaitions faire sur notre deuxième opus "Second Souffle", sauf qu'à l'époque nous n'étions pas capable de le réaliser.

CL: Pourquoi avoir choisi ce titre pour votre nouveau disque?
MT: Parce qu'il y a beaucoup de chansons qui se réfèrent au détail. Nous avons toujours aimé les expressions imagées et, ici, c'est le cas. En plus, c'est une référence à Bach que nous apprécions.

CL: Vous êtes plutôt perçus comme un groupe de folk avec des aspects country. Pourquoi avez-vous choisi de reprendre "Killing the name" de Rage Against The Machine ?
MT: La vraie raison c'est qu'un jour j'étais saoul (rires) et c'était une sorte de blague. La deuxième explication c'est que nous avons été amenés à participer à une compilation de reprises décalées. Je jouais ce morceau depuis longtemps et nous avons tous écouté Rage Against The Machine à une période de notre vie. Le concept nous amusait. C'est grisant de marier des textes amers à des mélodies douces.

CL: Vous jouez d'instruments peu conventionnels. Vous sentez vous un peu comme des ovnis du paysage musical français?
MT: A nos débuts, nous avions effectivement le sentiment d'être des bêtes curieuses, mais c'était bien avant que la vague acoustique déferle sur l'Hexagone. Aujourd'hui, d'autres artistes suivent ce cheminement. Il n'y a pas eu de calcul. Si nous utilisons des instruments comme le banjo, le bugle ou la mandoline, c'est purement par plaisir.

A quel artiste aimeriez-vous être comparés ?
MT: C'est une question difficile. Il est clair que nous n'aimerions pas être comparé à Gérald De Palmas. En revanche, nous nous sentons proche de Dominique A ou de Calexico. Autrement, nous aimerions être comparés à des gens qui n'ont pas vendus leur âme au diable ! Quoi que c'est déjà fait, il faut bien manger (rires).

CL: Quel est le meilleur concert auquel vous ayez assisté ?
MT: Chacun aura sa réponse mais on est à peu près tous d'accord sur Alain Bashung à l'Olympia: un grand moment d'émotion.
 
CL: Vous êtes un groupe de scène. Est-ce que c'est dur de gérer la vie sur la route ?
MT: Pour l'instant le plus dur que nous ayons fait c'est quatre concerts en une semaine. Ça reste raisonnable. On espère que ça va changer. On part en tournée et c'est comme avoir 30 ans et être en colo! On rigole, on s'amuse, on raconte des bêtises, ce ne sont que de bons moments.

Et aussi:
- toutes les dates de la tournée 2010 de La Maison Tellier
- réservez vos places de concert de La Maison Tellier
- site de la Maison Tellier

Propos recueillis par Julia Escudero

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2 commentaires

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 21:09

si tout le disque est à la hauteur de "Suite Royale", on va se régaler....merci Jean-sébastien bach !

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 21:09

les cartes du clip sont originales... magistralement manipulées. bravo !on va sûrement s'en fourrer jusque-là !

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