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Portrait de Aymeric Val

Milow: « J'ai plein d'idées pour mon nouvel album »

mar, 23/03/2010 - 18:30 -  Aymeric Val
 
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Milow, de son vrai nom Jonathan Vandenbroeck, s'est fait connaître en France à l'été 2009 grâce à sa reprise surprenante de 50 Cent, « Ayo technology ». Fer de lance de la nouvelle scène pop-folk flamande, le songwriter de Louvain sera prochainement en tournée en France. Rencontre et découverte dans un hôtel "hype" de la Capitale.

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CL: Quel est ton parcours dans la musique ?
Milow: C'est une longue histoire. J'aime la musique depuis que je suis tout petit. J'ai commencé à jouer de la guitare à 15 ans. J'avais d'abord formé un groupe de pop-rock avec des amis mais il s'est arrêté. Le projet Milow a commencé quant à lui en 2003. J'avais 22 ans. En 2005, j'ai sorti un premier album, puis un deuxième en 2008. C'est seulement en 2009 qu'une version spécialement éditée pour l'Europe est parue et que, par la même occasion, ma carrière a décollée.

CL: Pourquoi avoir choisi "Ayo Tehcnology" comme premier single pour l'Europe ?
Milow: En Belgique, j'avais été remarqué il y a quelques années grâce à « You don't know », mon premier single. « Ayo Technology » est venu presque par accident en 2008. Je devais faire un concert pour la sortie de mon album et je voulais une chanson pour les rappels. J'ai choisi de reprndre « Ayo technology » parce que c'était à l'opposé de mes paroles et de ma musique. Le soir, je l'ai joué à la radio puis je l'ai posté sur Youtube. Dans les mois qui ont suivi, j'ai eu beaucoup de retour positifs. Ce n'est que plus tard que je me suis dit que ce titre était le single idéal pour attirer l'attention du public européen.

CL: Justement, « Ayo technology » a été salué par la critique et plebiscité par le public. Comment vis-tu cet accueil ?
Milow: Quand j'ai commencé, les quatre premières années ont été dures. Je n'avais pas de succès. Personne n'achetait mes albums, mes chansons ne passaient pas en radio. Je me posais même des questions, du type « ai je fait le bon choix de carrière ? ». Aujourd'hui, le succès me permet de réaliser que c'était le bon choix. C'est ce que j'ai toujours voulu et espéré.

Comment te viens l'inspiration lorsque tu écris tes morceaux ?
Milow: La plupart du temps c'est en observant ce qui se passe autour de moi. J'essaye de raconter une histoire. Parfois se sont des histoires vraies, d'autres fois des fictions. Mais j'essaye toujours de garder un lien avec la réalité. Je raconte ce qui a pu arriver à des amis par exemple.

CL: Le clip de « You don't know » est énormément diffusé en France en ce moment. Peux tu nous parler du concept ?
Milow: J'ai beaucoup de bons souvenirs du tournage. C'était en 2006. La vidéo a été faite en deux jours. Mon but c'était de recréer l'atmosphère d'un cirque ancien. Mon frère, ses amis et des amis à moi y figurent. Ce sont des artistes très talentueux qui font du cirque. Je voulais montrer l'étendue de leur talent à travers ma vidéo. Moi, je joue sur une énorme guitare pendant que les autres font leurs numéros autour de moi. Je suis le seul à ne pas savoir jongler, ou cracher du feu.

CL: Y-a-t-il un concert auquel tu as assisté qui t'as marqué ou qui a crée un déclic chez toi ?
Milow: J'ai vu beaucoup de concerts. Celui de Pink Floyd au Wertcher Festival était magique. J'avais 12 ans à l'époque. Je n'étais pas spécialement un grand fan du groupe, mais c'était mon tout premier concert. La salle était immense et j'étais impressionné. Un autre concert qui m'a marqué est celui de Ryan Adams au Trabendo de Paris lorsque j'avais 19 ans. C'était un show de trois heures essentiellement en acoustique avec des sons très rock'n'roll. J'ai été bouleversé. C'est après ce concert que j'ai acheté ma première guitare acoustique.

Gardes tu un souvenir spécifique de l'un de tes concerts ?
Milow: J'ai plein de bons souvenirs. Je ne dis pas ça parce que je suis en France, mais le concert au Bataclan à Paris en septembre 2009  m'a beaucoup marqué. Je pense que la première fois que tu joues dans une grande ville, c'est magique. Je reviens à Paris en avril et mai, je ne sais pas si ça sera la même chose mais j'espère passer un moment aussi agréable.
 
CL: Comment gères-tu la vie en tournée ?
Milow: C'est très fatiguant. Quand je ne jouais qu'en Belgique chaque déplacement ne prenait qu'une journée, les distances à parcourir étaient petites et je rentrais pratiquement le soir même. Le jour où moi et mes musiciens nous avons commencé à tourner en professionnels, avec une équipe, on s'est beaucoup amélioré. J'aime la vie en tournée, mes musiciens aussi. Aujourd'hui quand je suis à la maison je n'arrive plus à tenir en place. J'ai envie de repartir sur les routes. Même si tous les soirs nous jouons nos morceaux, l'ambiance, le public et le pays sont différents et du coup ça n'a rien de répétitif. Et puis je pourrais me reposer dans plusieurs années.

CL: Tu as participé à « Tout le monde chante contre le cancer » le lundi 22 mars au Théâtre Mogador à Paris. Etait-ce important pour toi ?
Milow: Bien sûr ! C'est une cause très importante. Malheureusement j'ai peu de temps libre pour aider les gens, alors, quand je peux faire un petit effort, c'est la moindre des choses. J'étais heureux de pouvoir y participer.

CL: Tu as commencé à travailler sur ton nouvel album. Sais-tu déjà ce que tu comptes faire dessus et quand il sera disponible ?
Milow: Avec la tournée, j'ai peu de temps pour me consacrer à mon nouvel album. Mais j'ai écris de nouvelles chansons. J'essaye de les travailler entre les concerts et j'espère pouvoir le faire cet été entre les festivals. J'aimerais vraiment pourvoir sortir l'album début 2011. La plupart des chansons sur l'album français ont trois ans. J'ai plein de nouvelles idées.

Propos recueillis par Julia Escudero

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