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Portrait de Emilie Leoni

Mon Côté Punk : "On est là pour amuser les gens !" (vidéo)

ven, 09/12/2011 - 16:08 -  Emilie Leoni
 
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Mon Côté Punk
Photo DR © 2011 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Quatre années après « Anawak », Mon Côté Punk est de retour sur le devant de la scène et dans les bacs avec l'album « Passeport ». A cette occasion, Concertlive.fr est allé à la rencontre de Loraine, Karim et Jessie, trois des membres du groupe pour une petite interview sans langue de bois et dans la bonne humeur. La preuve en images.

Artistes cités

Concertlive : Quatre années et un disque live sorti en 2009 séparent votre précédent disque studio « Anawak » de votre nouvel album « Passeport ». Qu'avez-vous fait entre temps?
Karim (guitare) :
Est-ce qu'il faut le dire ?... Disons que Mourad a fait du théâtre et certains parmi nous ont monter des petits groupes par ci par là. On avait besoin de prendre du recul. Tu sais quand tu fais toujours les mêmes tournées, les mêmes chansons, il y a un  moment où tu deviens un peu comme un « salarié de la musique » et nous n'aimons pas trop cela. C'est bien d'aller voir ailleurs ce qu'il se passe. Ma chérie elle a servi dans des bars par exemple, c'était super !
Loraine (chant/flûte traversière) : Oui ! C'est moi qui ramenais le salaire à la maison...
Karim : Et moi je donnais des cours de guitare quand même !

Voir la vidéo
Mon Côté Punk : l'interview vidéo

CL Qu'est-ce qui a motivé ce retour au travail commun ? Le manque de la scène peut-être ?
Karim :
La scène nous manquait c'est certain. Après on savait que chacun de son côté avait des chansons sous le coude. On les a donc réunis...
Loraine : Et puis il y a avait quand même l'envie de retravailler ensemble avec les punk !
Karim C'est certain. Mais encore une fois je pense que c'est bien de faire une pause. Sinon cela devient routinier et ce métier, si tu le fais comme ça, c'est triste !

CL Quel a été le making-of de « Passeport » ?
Karim :
Mourad nous a proposé de se réunir en plein mois de juillet en Vendée il y a deux ans pour voir un peu ce que l'on avait comme chansons. On s'est retrouvé pendant trois semaines à écrire des chansons. On s'est dit que l'on avait de quoi faire un album alors on l'a fait !
Loraine : Il doit y avoir six ou sept chansons qui sont ressorties de cette session de travail. On s'est revu régulièrement par la suite pour finir l'album.

CL Il y a des invités sur ce disque, parmi lesquels Loïc Lantoine et la plume d'Allain Leprest disparu en août 2011. Il a co-écrit le titre « Brussel » avec vous. Comment s'est passé votre collaboration ?
Karim:
C'était un peu spécial. Il est venu enregistrer sur l'album « Anawak ». Nous étions alors à Bruxelles pour enregistrer. Il est venu une journée et il a griffonné un truc. Il a dit à Fathi « Tiens ! Tu la finira ». Donc Fathi a terminé la chanson. Il a dit à Allain qu'il avait fini « Brussel » et Allain nous a dit de la chanter.

CL Il y a la tournée qui démarre. Comment l'avez-vous préparée ? Commet l'appréhendez-vous aussi puisque la formation s'est un peu « allégée » au sein du groupe ?
Klarim :
On va faire quelques jours sur Lille pour voir certains détails. Ce sera une sorte de mini-résidence si l'on veut. On est donc presque prêt. De toute manière, on ne l'est jamais vraiment. On ne cadre pas tout. Nous n'avons pas de metteur en scène qui va nous dire où chacun doit se placer. On n'est pas fait pour ça nous. Je pense que l'on va défendre nos chansons du mieux qu'on le peut. Enfin, si Fathi rentre de Mayotte en même temps. Parce qu'il faut savoir qu'il est actuellement là-bas et j'espère qu'il ne va pas se faire kidnapper. Remarquez cela pourrait faire le buzz autour du disque ! On va peut-être simuler un kidnapping. Cela pourrait être marrant !

CL Un concert réussi selon vous ?
Karim :
C'est lorsque l'on ne boit pas et on ne le fait pas souvent il faut le dire. Pour moi, un concert réussi c'est lorsque les gens viennent nous voir à la fin et nous disent qu'ils ont passé une bonne soirée, qu'ils ont oublié leurs soucis pendant deux-trois heures. Qu'ils nous disent qu'ils ont voyagé un peu. C'est cela pour moi. Et puis que nous aussi nous nous sommes fait plaisir.
Loraine : C'est ça. Un concert réussi c'est lorsqu'il y a un échange avec le public. Cela dépend de pleins de paramètres. J'aime surtout quand les gens dansent moi.
Karim : En gros il faut jouer à 19 h ! Parce qu'à minuit cela devient incompréhensible quand les gens viennent te parler ! Et toi-même lorsque tu chantes, c'est incompréhensible.

CL Un souvenir particulier en live ?
Loraine
: Il y a lorsque l'on a joué à Sucé-sur-Erdre, c'était sympa. On a fait toutes les vannes possibles avec ça.
Karim : Oui. Le challenge ce jour-là était de ne pas dire Sucé sur scène. On est là pour amuser les gens. On vient, on chante et lorsque les gens nous disent qu'ils ont passé un super moment et bien on est content. On est là pour ça !

Propos recueillis par Emilie Leoni

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