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Scott Bradlee : PostModern Jukebox est un peu une « X-Men academy » de performeurs monstrueusement doués

Par Nathalie Paul le 13/12/2017 - Dernière mise à jour : 16/01/2018

Scott Bradlee : PostModern Jukebox est un peu une

Postmodern Jukebox signe des reprises de pop music en mode « vintage », blues, ou jazz… Scott Bradlee raconte son parcours et sa succès story avec Youtube.

ConcertLive.fr : Pourquoi avez-vous décidé de créer ce « PostModern Jukebox »? Quelle a été votre motivation?

Scott Bradlee: Je vivais à New York, j’étais un pianiste de jazz fauché, et j’avais besoin de changer quelque chose. J’ai toujours aimé transformer les chansons pop en un autre style musical. Alors un jour j’ai décidé d’enregistrer un titre, comme ça, pour tester, et de le poster sur Youtube. C’est devenu tout de suite viral, et cela m’a encouragé à continuer. J’ai invité des amis musiciens à se joindre à moi. Et c’est devenu le  Postmodern Jukebox.

Vous cumulez des millions de vues sur Youtube. D’après vous, qu’est-ce qui a fait ce succès?

Scott Bradlee : Ce n’était pas du tout un objectif! J’ai juste continué à faire ce qui semblait marcher. Je me rappelle que j’avais simplement 500 abonnés sur ma chaîne Youtube à ce moment-là. Je trouvais déjà que c’était énorme, et c’était le cas d’ailleurs. Même si tu as 50 fans, c’est une « fan base » que tu peux faire grandir par le bouche à oreille.

Le groupe est toujours en évolution constante. Comment choisissez vous les musiciens qui le composent?

Scott Bradlee :  Je suis en permanence à la recherche de talents incroyables. Que ce soit des chanteurs, des musiciens, des danseurs de claquettes… Notre équipe est un peu une « X-Men academy » de performeurs monstrueusement doués, et c’est génial.

Les reprises que vous faites de musiques pop: comment les choisissez vous?

Scott Bradlee :  J’aime bien piocher des chansons qui sont très familières à un tas de gens. Et je les transforme en quelque chose de suprenant.

Est-ce que par cet exercice vous avez découvert des musiques extraordinaires derrière les autotunes et les artifices électroniques?

Scott Bradlee :  Oui, j’ai découvert que quand on enlève les effets de production sur les titres, beaucoup de chanson pop peuvent facilement être transformées dans d’autres styles musicaux. C’est très amusant de prendre une chanson pop de Taylor Swift et de la transformer en standard jazz des année 30!

Est-ce que l’évolution de la production avec des samples et des effets vous chagrine?

Scott Bradlee :  Non je ne le regrette pas, parce que ce serait tellement ennuyeux si la pop music n’évoluait pas. Mais je veux faire partie de la pop et lui proposer une place pour les « vrais instruments » et les voix. C’est notre job au Postmodern Jukebox.

Vous aller jouer en France. Quelle est votre chanson préférée pour ce tour?

Scott Bradlee : On a quelques nouveautés, tout à fait étonnantes : « Black Hole Sun » avec Haley Reinhart et « What Is Love? » (c’est juste dingue) : Casey Abrams a la plus grosse énergie sur scène jamais vue!

 

Propos recueillis par Nathalie Paul

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