Fermer

Portrait de Emilie Leoni

Shéhérazade : "Nous sommes impatients de présenter le spectacle à la France" (vidéo)

jeu, 01/12/2011 - 15:19 -  Emilie Leoni
 
Envoyer à un ami
Venu tout droit du Québec, où il a rencontré un joli succès, le spectacle musical "Shéhérazade, les mille et une nuits" s'installe aux Folies Bergère à Paris à compter du 1er décembre 2011. Rencontre avec les deux protagonistes principaux, Shéhérazade (Rita Tabbakh) et le Sultan Soliman (Philippe Berghella).

Artistes cités

Autres articles...

  • Shéhérazade prête à envoûter la France en décembre 2011

Lieux cités

Concertlive : Comment vous sentez-vous à l'aube de la première en France de « Shéhérazade » aux Folies Bergères? La pression monte?
Rita Tabbakh (Shéhérazade)
: La fébrilité monte !
Philippe Berghella (Sultan Soliman) : L'excitation monte ! Personnellement je ne reçois pas encore trop le stress.

CL Pouvez-vous rappeler l'intrigue du spectacle « Shéhérazade, les mille et une nuits » ?
PB
: L'histoire débute autour du Sultan Soliman qui a le coeur brisé après avoir découvert sa femme en train de le tromper. Il commence à voir la vie de manière plutôt sombre. Soir après soir, il commande une femme différente, qui disparaît mystérieusement dès le lendemain matin.
RT : C'est là que Shéhérazade intervient. Il se trouve qu'elle est la fille du vizir, le bras droit du sultan. Elle décide de se livrer elle-même aux mains de cet homme cruel qu'est le sultan et de lui raconter des histoires chaque soir. Le sultan voulant en savoir toujours plus sur ces histoires, il ne l'élimine pas. Elle arrive peu à peu à lui ouvrir le coeur. Bien entendu, dans le spectacle certains éléments ont été rajoutés comme le fait que le sultan voit les histoires se réaliser devant lui tels des hologrammes et il se laisse prendre au jeu de l'amour.
PB : On ne dira pas tout mais il y a beaucoup de rebondissements dans l'histoire.
RT : Disons qu'il y a une méchante sorcière qui vient foutre le bordel !

Voir la vidéo
Shéhérazade, l'interview par Concertlive

CL En chiffre, le spectacle « Shéhérazade », c'est combien de personnes ?
RT :
Avec les musiciens, les danseurs et les chanteurs nous sommes à peu près 23 artistes sur scène.
PB : Nous avons deux nouveaux artistes dans le spectacle. Il y a Jasmina, interprétée par Carolanne D'Astous Paquet et La Sorcière Djinninia jouée par Elyzabeth Diaga. On a déjà fait des représentations avec ces deux interprètes à Montréal donc tout est déjà bien rôdé.

CL : Comment décririez-vous le spectacle ? Sommes-nous plus dans un registre de théâtre chanté, de comédie musicale ?
PB :
Notre metteur en scène Yves Desgagnés appelle cela du théâtre musical. Il ne s'agit pas seulement d'un enchaînement de tableaux, tout se colle. C'est comme un puzzle. On ne peut pas prendre un numéro isolé, c'est l'histoire toute entière qui se tient. Et de fil en aiguille on n'est jamais laissé dans un coin.
RT : C'est une comédie musicale dans la mesure où il y a de la danse, il y a des personnages qui chantent évidemment et il n'y a pas vraiment de textes parlés bien qu'il ait un narrateur. On a plusieurs danseurs, certains qui font de la danse contemporaine, d'autres de la danse typiquement orientale, voire des numéros de danse folklorique arabe. On a trois musiciens aussi sur scène : un violoniste, un percussionniste darbuka ainsi qu'un joueur de guitare « oud ».
PB : Cela rend plus vrai car nous on joue sur des bandes mais eux jouent live.
RT : Cela donne quelque chose de très organique.

CL : Le spectacle n'est pas nouveau. Il a déjà rencontré un franc succès chez vous, au Québec...
PB :
L'album a été enregistré en 2008, et la tournée a débuté un an plus tard. Cela fait trois ans que nous sommes sur ce projet et nous sommes vraiment impatients de pouvoir le présenter enfin en France. Au Québec, le spectacle a été très bien reçu. Il y a eu environ 100 000 spectateurs. C'est un très beau succès.

CL : Quels sont les titres forts de « Shéhérazade » ?
PB :
Quatre extraits du spectacle sont sortis au Québec. Le premier était « Ce qui ne nous tue pas », qui a eu un excellent résultat. Les gens ont vraiment aimé même s'il n'y a, pas eu de grosse ventes de Cds au Québec. Les gens sont plus venus voir le spectacle.
RT : En tant que fan de comédie musicale, il ne me vient pas à l'idée moi-même de me procurer le disque. Je préfère voir le spectacle . En revanche oui, « Ce qui ne nous tue pas » est une chanson qui a suscité beaucoup d'intérêt. Les gens semblaient particulièrement touchés, même lorsque l'on faisait des téléthons, etc. Des gens qui traversaient des périodes difficiles nous disaient avoir été très inspirés par cette chanson là, qui est positive finalement, comme l'est le spectacle. Il fait du bien.
PB : C'est comme un cri d'espoir ce show.
RT : C'est un show de soleil !

CL Quelles ont été les inspirations pour l'univers visuel de Shéhérazade ?
RT :
Je me souviens qu'Yves Desgagnés le metteur en scène disait que tout a été conçu pour mettre l'emphase sur le fait qu'au coeur de l'histoire de Shéhérazade, l'héroïne elle-même raconte des histoires qui en appellent d'autres, comme celle d'Aladin, où il y a une histoire dans l'histoire. C'est cette mise en abîme qu'il a voulu exprimer à travers la scénographie avec le palais du sultan et les arches qui semblent se répéter à l'infini. La scène toute entière est le palais du sultan, on rentre dans le château. Après le château se transforme; ce décor est très ingénieux, très efficace... et très gros ! C'est sans doute l'un des petits désavantages, il est dur à transporter.
PB : D'où la difficulté aussi de trouver un théâtre ici qui ait une scène assez grosse pour pouvoir accueillir le spectacle. C'est finalement aux Folies Bergère que l'on a trouvé la place.

CL Quel a été votre parcours professionnel à chacun ? Vos expériences respectives ?
PB :
Pour ma part, j'ai commencé à faire de la comédie musicale avec « Dom Juan » qui a été joué en France en 2006. Entre ce spectacle et Shéhérazade, j'ai fait un album avec Félix Gray également.
RT: Moi, ma première comédie musicale a été « Dracula, entre l'amour et la mort », au Québec toujours. L'instigateur de cette comédie musicale était Bruno Pelletier que vous devez connaître ici en France [Bruno Pelletier était au casting de la comédie musicale « Notre Dame de Paris », NDLR]. Entre les deux je suis allée à l'université pour apprendre à écrire et à lire la musique. Pour moi l'album arrivera après Shéhérazade.

CL Vous connaissiez un peu Paris avant de venir en promo ici ?
PB :
Moi j'étais déjà venu ici trois mois pour « Dom Juan ». Nous avions huit shows par semaine. Il y avait le lundi où l'on pouvait se balader. C'était l'été donc c'était vraiment agréable. Nous n'étions pas loin de la tour Eiffel, je trouvais le vin tellement bon. J'ai aussi découvert le foie gras. Je n'avais jamais goûter à ça. Sans compter d'autres bonnes choses qu'il y a ici.

CL Une tournée française est-elle déjà prévue ?
PB :
Cela dépendra du succès du spectacle à Paris. C'est au public de décider s'il veut nous avoir longtemps avec lui ou non.

CL Comment expliquez-vous le succès de comédies musicales, notamment au Qaéubec ?
PB :
Il y a moins de comédies musicales chez nous qu'ici mais cela tend à s'accentuer. Rien que cette année, quatre comédies musicale ont vu le jour.
RT : Après, pourquoi cela marche autant ? Je ne sais pas. Peut-être est-ce parce que cela fait rêver, non ?
PB : Il n'y a pas de recette non plus. Des fois ça marche, d'autres fois cela ne marche pas. Il est clair que les histoires d'amour touchent plus les gens. Tout le monde cherche l'amour quelque part !

Propos recueillis par Nathalie Paul
Retranscription Emilie Leoni

Ajouter un commentaire

1 commentaire

Portrait de Sonia
Par Sonia » le lun, 05/12/2011 - 10:20

ON EST IMPATIENT DE VOUS VOIR A STRASBOURG !!!!!

Publier un nouveau commentaire

Les commentaires sont modérés à priori pour les internautes non connectés.
Pour voir votre commentaire publié automatiquement, créez votre compte ou identifiez-vous
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <p> <br>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.