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Portrait de Emilie Leoni

Twin Twin: "Nina Hagen nous a bénis!" (vidéo)

ven, 30/12/2011 - 17:27 -  Emilie Leoni
 
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Twin Twin
Photo DR © 2011 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Concertlive.fr est allé à la rencontre des joyeux drilles du trio bariolé de chanson pop électrifiée Twin Twin, à l'occasion de la sortie de son premier Ep intitulé "By My Side". Morceaux choisis.

Artistes cités

Concertlive : Dans votre actualité discographique, il y a la sortie d'un Ep, « By my side », accompagné d'un clip vidéo où il est question d'une invasion de steaks volants. Le clip est aussi très fluo, très flashy, très Twin Twin au final?
Lorent Idir :
Nous avions envie d'un univers bien définissable et très graphique parce que l'on aime ça. Donc on a décidé d'aller au bout de notre idée et de faire quelque chose qui nous ressemble. Il y a des dialogues aussi dans cet univers-là. Il y a des sons design, des bruits, du vent, des bruits de laser. On a inséré un monde cinématographique, on voulait un vrai paysage, fort et marquant. D'où les lignes très graphiques et les couleurs très nettes.

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Twin Twin: "By my Side" est notre hymne!"

CL : Pour rester dans la thématique du steak, un quatrième membre a rejoint le groupe. Il s'agit d'Aerosteak?
Lorent Idir :
Aerosteack c'est le quatrième membre du groupe Twin Twin, référence au steak qu'il a tatoué sur son bras. C'est avec lui que l'on travaille les synthés, les boîtes à rythme, tous les petits sons électroniques que l'on ajoute aux mélodies qui ressemblent un peu à des jeux vidéos. D'ailleurs on est en train de concevoir un jeu vidéo entre parenthèses.

CL Sur votre Ep, vous « recyclez » des chansons qui avaient déjà été jouées sur scène mais avec de nouveaux arrangements...
Lorent Idir :
Exactement. Suite à la signature avec Warner, on a décidé de sortir un Ep. La question était : « qu'est-ce que l'on va mettre dans cet Ep? » On a eu envie de « recycler », le mot est juste parce qu'il nous correspond bien, d'anciennes chansons, celles de nos débuts, de nos premiers concerts, de nos premières vidéos, celles que les gens qui nous suivent depuis le départ connaissaient déjà. On a donc repris comme hymne « By My Side », qui veut dire « Est-ce que vous serez avec nous ? ». Pour nous, c'est une chanson d'ouverture à toute l'aventure qui va suivre derrière. C'est pour cela que l'on a décidé de remettre le couvert sur ce titre-là qui marque la date de naissance de Twin Twin quelque part.

CL: Il y a une dimension plus électro sur l'Ep, notamment grâce à l'intervention de Lexicon?
Lorent Idir :
On a rencontré Lexicon et on a décidé de faire un morceau ensemble. C'est électro mais avec de grosses guitares rock. C'était l'identité qu'eux voulaient et que nous voulions aussi. On a eu envie également de pousser vers l'électro et les synthés parce qu'avec Aerosteak on travaille cela et on a envie de le transposer au live de plus en plus avec des passages électro pour que les gens puissent danser. Cela fait partie des envies pour l'avenir.

CL L'Ep est-il un aperçu de l'album à venir en 2012 ?
Lorent Idir
: Je dirais que l'Ep est un premier jet. L'album va être beaucoup plus riche et quand même assez différent au niveau des formats des chansons. On voulait vraiment faire un mix entre l'électro, la chanson, le rock, ce qui se fait actuellement et que nous aimons.
François Djemel : C'est un avant-goût mais ce sera quand même assez différent car l'Ep, même s'il ressemble aux prémices de l'album, a quelque chose qui nous relie davantage au passé, à nos débuts alors que l'album va vraiment vers autre chose.

CL Est-ce que cela veut dire que le son Twin Twin en 2012 sera moins ludique, moins enfantin ?
Les Twin Twin (en choeur)
: Hou la la la !!! Vous faites une grave erreur monsieur !
Patrick Biyik : Le son Twin Twin en 2012 fera partie de 2012 parce que nous sommes encore en 2011 et que nous devons laisser encore un peu de surprises aux gens qui nous écoutent et aux fans qui nous suivent et à nous-même par la même occasion.

CL Ces deux dernières années, vous avez énormément tourné, remporté de nombreux prix. Quelles sont les expériences qui vous ont le plus amusées ?
Lorent Idir :
Il y a eu pleins d'histoires ! La Colombie par exemple, c'était génial! C'était une première pour nous que d'aller dans ce pays. Les gens y reçoivent la musique différemment. En France, on nous interroge sur le fait que ce sont des machines qui jouent nos synthés et qu'il n'y a pas de vrai musicien. En Colombie, les gens s'en moquent. Ils kiffent juste le son, te demandent d'où tu viens. Point. C'est une autre fraîcheur, une autre vision, une autre attente. C'était d'ailleurs super intéressant de voir comment cela se passe ailleurs.
François Jemel : Là-bas, on a rencontré des colombiens qui étudiaient le français et qui faisaient très attention au texte et venaient souvent nous en parler alors qu'ici en France, on est davantage surpris par les couleurs du collant de Patrick, qui finalement est plus de l'ordre du superficiel. On a vraiment vécu la francophonie à l'étranger.
Lorent Idir : Et pour revenir à ta question, je voudrais faire une big dédicace au festival Europavox de Clermont-Ferrand où l'on a fait quinze concerts en quatre jours et je peux vous dire que c'était sport. On a commencé par la première partie de Catherine Ringer puis on a enchaîné avec pleins de concerts partout, aussi bien dans la rue que dans des petites salles ou d'autres premières parties. On a terminé au Magic Mirrors. On s'était dit qu'il n'y aurait personne car il n'y avait pas de concert avant nous ce jour-là. On est arrivé sur scène et c'était blindé. Les gens étaient au rendez-vous et c'était mortel. Super festival !
Patrick Biyik : Sur ce festival on a fait un concert pour les petits. Cela s'appelait Europakids je crois. Les petits étaient déjantés. On a vraiment passé deux années exceptionnelles et on attend avec impatience l'album l'année prochaine.
François Djemel: Je me souviens aussi de notre rencontre avec Nina Hagen lors d'un festival « En notes ». Après le concert, elle nous a bénis. On a eu droit à une sorte de messe musicale et c'était super bien.

CL De tous les artistes dont vous avez fait la première partie, c'est elle qui vous a le plus impressionné ?
Lorent Idir :
De tous les artistes que l'on a rencontré, c'est en tout cas elle qui avait le plus d'expérience. Donc lorsque tu es un jeune artiste, c'est toujours impressionnant de voir quelqu'un qui a fait tellement de choses et qui continue à faire cela avec autant de passion et de professionnalisme, que ce soit la manière dont elle monte sur scène, dont elle fait son concert, dont elle sort de scène. Une fois le show terminé, elle va dans sa loge, je change complètement, se remaquille pour les séances photo. C'est là que tu te rends compte que c'est un métier, une passion. Et lorsque tu vois des gens comme elle qui ont autant de dévouement pour leur métier c'est super impressionnant et cela force le respect et l'humilité.

Le bonus de la rédaction : "Trop Krass, trop vénère", l'explication de texte de la chanson "ZXR"

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Twin Twin : "Trop Krass, trop vénère", l'explication de texte du titre "ZXR"

CL Dans l'une des chansons de l'Ep, qui est aussi l'un de vos classiques, vous dites « trop krass, trop vénère » [le titre « ZXR », NDLR]. Qu'est-ce que cela veut dire ?
Lorent Idir
: En allemand « krass» signifie génial, super cool. Alors qu'en français, ce mot sonne comme un truc dégueulasse. On aimait bien que les deux mots se mélangent, alors qu'ils ont deux sens différents. Lorsque l'on dit « c'est crade, c'est dirty », cela peut vouloir dire aussi que c'est génial. Donc « trop krass, trop vénère » signifie dans la chanson que c'est génial, c'est trop cool, c'est frais et on y va à fond!

Propos recueillis par Aymeric Val
Retranscription Emilie Leoni

 

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