Volo :"On chante pour critiquer le monde et ses conneries" (vidéo)
CL : Votre tournée actuelle est financée en partie par les internautes via la société en ligne My Show Must Go On. Pourquoi cette démarche ?
Fredo : C'est le même principe de co-production par le public connu dans le milieu du cinéma ou de la musique, à savoir faire appel au public sur un projet, pour que celui-ci puisse aboutir.
Olivier : Nous sommes des artisans du spectacle vivant. On aime beaucoup être sur la route et on aimerait y être un maximum, d'autant que l'on a des retours chaleureux de la part du public. Lorsqu'on nous a proposé ce projet, on s'est dit que cela pouvait être intéressant pour les gens qui nous suivent, et qu'il correspondait bien à l'esprit de ce que nous faisons avec Volo et l'échange que nous avons avec notre public.
CL : Quel est votre rapport à Internet ?
F : C'est un moyen de communication et on ne voit pas pourquoi on s'en passerait. On s'est déjà amusé à faire des fausses pubs, des sketches pour annoncer des dates de concerts ou des sorties d'albums. Nos clips circulent sur internet et tant mieux. Moi-même je découvre des artistes sur Internet. Si on me parle de tel ou tel artiste, je vais aller sur Myspace, écouter à quoi cela ressemble, etc.
CL : Vos chansons sont à la fois humanistes et critiques vis-à-vis de la politique, de la société, de l'économie...
F : On est dans une écriture assez simple et dans des thèmes du quotidien, humanistes parce que l'on va parler des gens qu'on aime, de la famille, des histoires d'amour qui sont un sujet que l'on aime bien traiter. Il y a aussi pas mal de chansons sur la mélancolie, la mort, le temps qui passe. Nous ne sommes pas allé très loin dans les thèmes que peut aborder un artiste. A côté de cela, on profite de cette chance que l'on a dans le pays dans lequel nous sommes qui est de pouvoir critiquer le monde et ses conneries, politique, sociale ou économique plus récemment. Dans chaque album, il y a une critique humoristique, ou pas d'ailleurs, de l'organisation économique mondiale. Mais c'est mieux en chanson je vous rassure, en discours c'est toujours un peu chiant. C'est pour cela que l'on fait des chansons.
CL : Justement, vous évoquez la crise financière dans le titre "Réguler" ?
O : Quand on a préparé l'écriture de "En attendant", on savait que l'on allait faire une chanson sur la crise financière, vu que c'est un sujet récurrent chez nous que l'on aborde de différentes manières. Ce qui était rigolo, c'est que l'on s'est retrouvé avec plusieurs chansons sur le même sujet. On a finalement choisi "Réguler" parce que c'était celle la plus complète pour nous.
CL : Votre tournée se poursuit jusqu'en juin 2011. A quand un nouveau projet discographique ?
F : On est actuellement en phase d'écriture. On fait un gros boulot d'anticipation, ce qui ne nous est jamais arrivé. On écrit maintenant, pour un enregistrement on l'espère courant 2011.
Propos recueillis par N.Paul
Retranscription E.Leoni





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