Après avoir tourné pendant deux ans, Yuksek a sorti en juin 2011 un deuxième album intitulé "Living on the Edge of Time". Un opus très personnel et audacieux, qu'il défend bec et ongle face aux questions de la rédaction de Concertlive.fr.
Concert Live: Ton nouvel album "Living on the Edge of Time" tranche avec ton premier disque. Assumes-tu cette prise de risque?
Yuksek: Je me suis effectivemement mis en danger avec cet opus, surtout parce que je chante, ce que je ne faisais pas avant. Alors oui, cet album n'est pas forcément ce qu'on aurait on aurait pu attendre de mon deuxième album, mais c'est moi à 100%.
CL: tu t'orientes vers un style électro-pop...
Yuksek: c'est toujours de la musique électronique, bien que ce soit moins orienté clubbing que ce que je faisais par le passé. J'ai utilisé davantage d'instruments que sur "Away From The Sea" (le premier album de Yuksek paru en 2009, ndlr). Mais il y a autant de sons électroniques que sur mon opus précédent, sinon plus.
CL: pourquoi t'être entouré de deux musiciens pour présenter l'album en live?
Yuksek: j'ai voulu sortir de l'image d'épinal du DJ solitaire, seul dans son coin à actionner des machines. Et puis, lorsqu'on est seul et l'on se retrouve sur des scènes improbables ou avec peu de public à défendre un show tout seul, c'est parfois dur. Là, j'ai mon complice Clément du groupe ALB qui fait des claviers et de la basse et Léoni qui fait des percussions et fait des sons électroniques. Le résultat est plus joué.
CL: jouer à trois, cela présente-t-il des contraintes supplémentaires ou des avantages?
Yuksek: c'est un avantage évident puisque ça permet de rendre beaucoup plus vivant ma musique. A chaque concert, on peut varier et tester de nouveaux arrangements. Du coup, le projet devient collectif et non plus seulement la transposition de l'album sur scène.
CL: comment a réagi ton public à ce nouveau live?
Yuksek: la tournée vient tout juste de de démarrer, donc c'est un peu tôt pour le dire. Même si c'est moins dancefloor qu'auparavant, les gens qui viennent pour danser retrouveront leurs petits et ne devraient pas être trop dépaysés. De toute façon, la musique est faite pour surprendre. Je fais la mienne le plus honnêtement possible.
CL: as-tu déjà en tête de nouveaux projets pour les prochains mois?
Yuksek: Oui, je vais travailler sur un duo, Peter and The Magician, que j'ai constitué avec Stephen Fasano, moitié d'Aeroplane. On va sortir un deuxième maxi d'ici quelque temps et pourquoi pas tourner ensemble.
CL: le monde de l'électro a été récemment endeuillé par la mort de DJ Mehdi. Comment cela t'a-t-il affecté?
Yuksek: C'est évidemment navrant et ça va bien au-delà de la musique. Dans l'électro, tout le monde ne s'entend pas forcément. Mehdi, lui, faisait le pont entre tout le monde. En temps qu'artiste, je retiendrai surtout de lui sa volonté de repousser les limites, avec son mélange d'électro et de hip-hop. A mon échelle, j'essaie comme lui de ne pas m'enfermer dans les étiquettes, de ne pas être dans les canons habituels de la musique.
Propos recueillis par Aymeric Val
Yuksek: Je me suis effectivemement mis en danger avec cet opus, surtout parce que je chante, ce que je ne faisais pas avant. Alors oui, cet album n'est pas forcément ce qu'on aurait on aurait pu attendre de mon deuxième album, mais c'est moi à 100%.
CL: tu t'orientes vers un style électro-pop...
Yuksek: c'est toujours de la musique électronique, bien que ce soit moins orienté clubbing que ce que je faisais par le passé. J'ai utilisé davantage d'instruments que sur "Away From The Sea" (le premier album de Yuksek paru en 2009, ndlr). Mais il y a autant de sons électroniques que sur mon opus précédent, sinon plus.
CL: pourquoi t'être entouré de deux musiciens pour présenter l'album en live?
Yuksek: j'ai voulu sortir de l'image d'épinal du DJ solitaire, seul dans son coin à actionner des machines. Et puis, lorsqu'on est seul et l'on se retrouve sur des scènes improbables ou avec peu de public à défendre un show tout seul, c'est parfois dur. Là, j'ai mon complice Clément du groupe ALB qui fait des claviers et de la basse et Léoni qui fait des percussions et fait des sons électroniques. Le résultat est plus joué.
CL: jouer à trois, cela présente-t-il des contraintes supplémentaires ou des avantages?
Yuksek: c'est un avantage évident puisque ça permet de rendre beaucoup plus vivant ma musique. A chaque concert, on peut varier et tester de nouveaux arrangements. Du coup, le projet devient collectif et non plus seulement la transposition de l'album sur scène.
CL: comment a réagi ton public à ce nouveau live?
Yuksek: la tournée vient tout juste de de démarrer, donc c'est un peu tôt pour le dire. Même si c'est moins dancefloor qu'auparavant, les gens qui viennent pour danser retrouveront leurs petits et ne devraient pas être trop dépaysés. De toute façon, la musique est faite pour surprendre. Je fais la mienne le plus honnêtement possible.
CL: as-tu déjà en tête de nouveaux projets pour les prochains mois?
Yuksek: Oui, je vais travailler sur un duo, Peter and The Magician, que j'ai constitué avec Stephen Fasano, moitié d'Aeroplane. On va sortir un deuxième maxi d'ici quelque temps et pourquoi pas tourner ensemble.
CL: le monde de l'électro a été récemment endeuillé par la mort de DJ Mehdi. Comment cela t'a-t-il affecté?
Yuksek: C'est évidemment navrant et ça va bien au-delà de la musique. Dans l'électro, tout le monde ne s'entend pas forcément. Mehdi, lui, faisait le pont entre tout le monde. En temps qu'artiste, je retiendrai surtout de lui sa volonté de repousser les limites, avec son mélange d'électro et de hip-hop. A mon échelle, j'essaie comme lui de ne pas m'enfermer dans les étiquettes, de ne pas être dans les canons habituels de la musique.
Propos recueillis par Aymeric Val
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