22/01/2010
Pony Pony Run Run sert un show trop propre à la Cigale

Pony Pony Run Run, le groupe montant de la scène pop-rock électro, se produisait à la Cigale le 21 janvier. Au programme: une déambulation dans l'univers dandy du premier album des nantais, inititulé "You Need Pony Pony Run Run". Un set musicalement soigné mais scéniquement peu dynamique.
Jeudi 21 janvier. La tenue de soirée semble de rigueur à la Cigale. Venus pouponnés, les fans de Pony Pony Run Run remplissent intégralement la petite salle parisienne. Depuis la sortie du tubesque "Hey you", le groupe électro-rock aux accents powerpop a su séduire les foules, à l'instar de ses prédécesseurs Phoenix.
Curry and Coco fait sa cuisine
Alors qu'une grande partie du public s'amasse autour des deux bars ouverts, Curry and Coco ouvre le bal. Le duo pose une ambiance électro et fait danser l'assistance. Au clavier, le chanteur qui fait face à son batteur s'adresse à la fosse. « Partout en France on raconte que le public Parisien est naze », il est immédiatement hué et ajoute le sourire aux lèvres « Ce soir, vous me prouvez qu'ils ont tort ».
Leur set d'environ trois quart d'heures s'enchaîne. Le public s'impatiente un peu, c'est Pony Pony Run Run qu'il est venu voir. Devant les appels de la foule « Pony, Pony!! », le leader de Curry and Coco lance avec humour « Je me mettrai tout nu après ». Pour clore sa performance, la formation livre une version électro de « Girls wanna have fun » de Cyndi Lauper. Le spectacle est propre, la musique est une invitation à la bonne humeur, le public est prêt à découvrir le live de ses idoles.
Le quatuor des frères Réchin Lê Ky-Huong entre en scène. La tenue "dandy chic" est de rigueur, Gaëtan, le chanteur, porte de grosses lunettes noires. Rien n'est laissé au hasard : slim noir, t-shirts près du corps, la panoplie dandy par excellence.
Avec la première chanson viennent les premiers pogos. La fosse devient plus compacte, il s'agit d'être le plus près possible des musiciens. Dans les gradins, certains se lèvent, beaucoup chantent. Visuellement, la Cigale semble coupée en deux. D'un côté, la fosse où de rares tentatives de slams et de pogos rappellent un concert de rock pur et dur. De l'autre certains dansent comme dans une boite de nuit.
Les Pony Pony se réservent
Musicalement, le set est soigné. Un peu trop même... On croirait parfois écouter l'album tellement tout est en place. Aucune fausse note ne résonne, pas de faux pas. Mais pas de folie ni de surprise non plus!
Du coup, scéniquement, l'étincelle ne se produit pas. Trop propre sur lui, un peu figé, le chanteur passe plus de temps à travailler son attitude qu'à communiquer avec son public. Au bout d'un quart d'heure, il lui adresse enfin un simple « merci ». Aucun risque de se décoiffer, ses mouvements sont mesurés et l'espace disponible n'est que très peu utilisé.
Après un long moment, il tente une deuxième approche : « Vous êtes le meilleur public parisien qu'on ait eu. Vous pouvez être fiers de vous. » Il est immédiatement acclamé. Mieux vaut en profiter, il n'aura que peu d'autres interactions avec ses fans. Histoire de chauffer la salle, il demande à l'audience de taper dans ses mains au rythme de la musique. La Cigale suit le mouvement, emballée.
Arrive le très attendu « Hey you ». L'excitation est à son comble. Tout le monde se lève, danse, chante. Les musiciens laissent le micro au public sur le refrain avant de reprendre. Lorsque la dernière note résonne, ils quittent précipitamment la scène.
Les cris de l'assistance les font revenir pour un court rappel. Le show se finit à 22h30. Ceux qui y étaient semblent satisfaits. Nul doute que le quatuor ira loin, avec un sens des mélodies irréprochable, mais il lui reste à peaufiner son spectacle.
Retrouvez
les photos du concert de Pony Pony Run Run ici.
Julia Escudero
Photo DR
© 2010 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Curry and Coco fait sa cuisine
Alors qu'une grande partie du public s'amasse autour des deux bars ouverts, Curry and Coco ouvre le bal. Le duo pose une ambiance électro et fait danser l'assistance. Au clavier, le chanteur qui fait face à son batteur s'adresse à la fosse. « Partout en France on raconte que le public Parisien est naze », il est immédiatement hué et ajoute le sourire aux lèvres « Ce soir, vous me prouvez qu'ils ont tort ».
Leur set d'environ trois quart d'heures s'enchaîne. Le public s'impatiente un peu, c'est Pony Pony Run Run qu'il est venu voir. Devant les appels de la foule « Pony, Pony!! », le leader de Curry and Coco lance avec humour « Je me mettrai tout nu après ». Pour clore sa performance, la formation livre une version électro de « Girls wanna have fun » de Cyndi Lauper. Le spectacle est propre, la musique est une invitation à la bonne humeur, le public est prêt à découvrir le live de ses idoles.
Le quatuor des frères Réchin Lê Ky-Huong entre en scène. La tenue "dandy chic" est de rigueur, Gaëtan, le chanteur, porte de grosses lunettes noires. Rien n'est laissé au hasard : slim noir, t-shirts près du corps, la panoplie dandy par excellence.
Avec la première chanson viennent les premiers pogos. La fosse devient plus compacte, il s'agit d'être le plus près possible des musiciens. Dans les gradins, certains se lèvent, beaucoup chantent. Visuellement, la Cigale semble coupée en deux. D'un côté, la fosse où de rares tentatives de slams et de pogos rappellent un concert de rock pur et dur. De l'autre certains dansent comme dans une boite de nuit.
Les Pony Pony se réservent
Musicalement, le set est soigné. Un peu trop même... On croirait parfois écouter l'album tellement tout est en place. Aucune fausse note ne résonne, pas de faux pas. Mais pas de folie ni de surprise non plus!
Du coup, scéniquement, l'étincelle ne se produit pas. Trop propre sur lui, un peu figé, le chanteur passe plus de temps à travailler son attitude qu'à communiquer avec son public. Au bout d'un quart d'heure, il lui adresse enfin un simple « merci ». Aucun risque de se décoiffer, ses mouvements sont mesurés et l'espace disponible n'est que très peu utilisé.
Après un long moment, il tente une deuxième approche : « Vous êtes le meilleur public parisien qu'on ait eu. Vous pouvez être fiers de vous. » Il est immédiatement acclamé. Mieux vaut en profiter, il n'aura que peu d'autres interactions avec ses fans. Histoire de chauffer la salle, il demande à l'audience de taper dans ses mains au rythme de la musique. La Cigale suit le mouvement, emballée.
Arrive le très attendu « Hey you ». L'excitation est à son comble. Tout le monde se lève, danse, chante. Les musiciens laissent le micro au public sur le refrain avant de reprendre. Lorsque la dernière note résonne, ils quittent précipitamment la scène.
Les cris de l'assistance les font revenir pour un court rappel. Le show se finit à 22h30. Ceux qui y étaient semblent satisfaits. Nul doute que le quatuor ira loin, avec un sens des mélodies irréprochable, mais il lui reste à peaufiner son spectacle.
Retrouvez
les photos du concert de Pony Pony Run Run ici.
Julia Escudero
Photo DR
© 2010 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
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