09/03/2010
30 Seconds to Mars déchaîne la folie à Lille

De passage en France début mars pour la promotion de l'album "This is war", le groupe des frères Leto 30 Seconds to Mars a donné un concert à taille humaine à l'Aeronef à Lille le 4 mars. Récit d'un live atypique durant lequel les interactions avec le public ont été nombreuses.
Les fans trépignaient d'impatience. Après cinq mois d'absence des scènes françaises, 30 Seconds to Mars revenait dans l'Hexagone, dans le cadre de la promotion de leur dernier album "This is war". Première escale de leur mini-tournée française: l'Aéronef à Lille le jeudi 4 mars 2010. Le public, majoritairement féminin, était venu des quatre coins de la France pour accueillir ses idoles.
Des l'ouverture des portes, c'est la ruée sur le premier rang. Une jeune fille portant un tee-shirt à l'effigie du groupe californien tombe dans sa course, elle se relève sans grand mal, personne n'y prête attention, il faut être proche de Jared Leto. Au premier étage, certains fans jettent dans la fosse des bracelets blancs sur lesquels figurent les symboles du groupe. La foule tend la main, les enfile. La base de fans est soudée, chaque personne présente se défini comme un « Echelon ».
A l'extinction des lumières, l'excitation est à son comble, un mélange de tension et d'impatience règne. C'est le groupe Street Drum Corps qui ouvre la bal. La formation démarre en instrumental, avec un jeu principalement axé autour de la batterie. Sur scène, le chanteur, coiffé d'un chapeau melon, se dandine. Il donne le maximum. En bête de scène, il communique avec le public. Le punk rock de la formation californienne chauffe la foule, déjà prête à passer une soirée mémorable. Certains spectateurs connaissent les morceaux du jeune groupe et les reprennent en choeur. Le set s'achève après 45 minutes, l'armée de Mars est en place.
Lorsque les lumières se rallument enfin, laissant apparaître Jared, Shannon et Tommo, des cris perçants envahissent la salle. Ils sont très vite couverts par les premières notes de "Escape". De part et d'autres de la scène, des figurants muselés par des bandana agitent des drapeaux blanc, jouant de petits tambours, et illuminant l'Aeronef avec des faisceaux de lumière. Nul doute, ce soir c'est la guerre!
"Night of the Hunter" suit. Jared Leto joue le maître de cérémonie, mais quelque chose semble manquer. Bien que le ton soit juste, un léger manque d'énergie est à noter. C'est au tour d'"Attack" et "Vox Populi", l'atmosphère décolle, le chanteur laisse régulièrement la micro à ses fans qui s'en donnent à coeur joie. Régulièrement, il incite le public à se défouler. « Sautez, sautez, sautez... » entonne-t-il dans la langue de Shakespeare, avant d'ajouter « Plus vous serez fous dans la salle, plus nous serons fous sur scène ». Sur le single "This is war" issu de l'opus éponyme, le leader demande à la fosse de créer un cercle et ajoute : "On va faire quelque chose qu'on n'avait pas vu depuis les années 80, les garçons. Mettez la fille qui à côté de vous sur vos épaules, mais demandez lui sa permission avant !". Tout le monde joue le jeu. Les fans sont déchaînés et Jared lui-même est obligé de faire régner l'ordre. Il se penche vers le premier rang, regarde une jeune fille dans les yeux et lui souffle « Je te trouve très belle et je t'aime mais arrête de grimper sur la barrière, je ne veux pas que quelqu'un se blesse ».
Puis le groupe 30 Seconds to Mars quitte la scène, à l'exception de Shannon Leto qui vient s'asseoir au plus près du public et jouer un solo de guitare. Jared revient, guitare acoustique à la main. C'est à son tour d'être seul sur scène. Il entame "Revenge" et passe du grave à l'aiguë avec une facilité déconcertante. Il s'amuse avec son public, et demande « Quelqu'un a une idée de morceau que je n'ai pas encore joué ? Vous avez des réclamations ? ». S'en suit un brouhaha général, chacun tentant de crier plus fort que l'autre. Le sourire aux lèvres, le musicien entame "Message in the Bottle' de Police. Devant l'engouement de la salle, il s'éloigne de son micro et écoute la foule chanter. Les titres "Hurricane" et "The Kill" sur laquelle les autres musiciens reviennent. Jared en véritable showman s'agite dans tous les sens et passe une annonce : « Vous êtes tellement merveilleux que j'ai décidé de vous donner des places pour Bercy gratuitement, elles seront à votre disposition à votre droite, à la fin du concert. ». Et la formation repart sur "Capricorn", "Buddha for Mary" et "Search and destroy'. Elle quitte brièvement la scène.
A son retour, Jared Leto semble presque être sous l'emprise de drogues tant son énergie est décuplée. Il improvise une chanson de son invention, avec tous les mots qu'il connaît en français, suivi de ses musiciens. « Je vais à la plage, je m'appelle Jared, Mon ami s'appel Tomo, Mes amis trente seconds de mars, je t'aime, je t'aime, allez venez » chante-t-il en se tortillant d'un bout à l'autre de la scène, un soutien gorge rouge lancé par une femme sur scène autour de la poitrine. Dans un éclat de rire, il conclut: « C'est la chanson la plus folle que j'ai chanté de ma vie et ça va devenir un hit sur youtube ! ». Un roadie lui tend ensuite son portable, il demande à tout le monde de faire un sourire et prend la foule en photo avant de la poster sur Twitter. Il passe ensuite autour de ses épaules un drapeau français et commente: « J'ai toujours voulu être un super hero. Appelez moi Mister France ». "Kings and Queen" clôt la soirée et pour rester original, le groupe invite ses fans à monter sur scène. Une vingtaine de personnes arrive à y accéder alors que beaucoup tentent leur chance avant d'être stoppés par la sécurité. Le concert s'achève ainsi, des étoiles dans la yeux la moitié de la salle n'attend qu'une chose, le lendemain soir pour remettre cela à Bercy.
J.E.
Photo DR
© 2010 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Des l'ouverture des portes, c'est la ruée sur le premier rang. Une jeune fille portant un tee-shirt à l'effigie du groupe californien tombe dans sa course, elle se relève sans grand mal, personne n'y prête attention, il faut être proche de Jared Leto. Au premier étage, certains fans jettent dans la fosse des bracelets blancs sur lesquels figurent les symboles du groupe. La foule tend la main, les enfile. La base de fans est soudée, chaque personne présente se défini comme un « Echelon ».
A l'extinction des lumières, l'excitation est à son comble, un mélange de tension et d'impatience règne. C'est le groupe Street Drum Corps qui ouvre la bal. La formation démarre en instrumental, avec un jeu principalement axé autour de la batterie. Sur scène, le chanteur, coiffé d'un chapeau melon, se dandine. Il donne le maximum. En bête de scène, il communique avec le public. Le punk rock de la formation californienne chauffe la foule, déjà prête à passer une soirée mémorable. Certains spectateurs connaissent les morceaux du jeune groupe et les reprennent en choeur. Le set s'achève après 45 minutes, l'armée de Mars est en place.
Lorsque les lumières se rallument enfin, laissant apparaître Jared, Shannon et Tommo, des cris perçants envahissent la salle. Ils sont très vite couverts par les premières notes de "Escape". De part et d'autres de la scène, des figurants muselés par des bandana agitent des drapeaux blanc, jouant de petits tambours, et illuminant l'Aeronef avec des faisceaux de lumière. Nul doute, ce soir c'est la guerre!
"Night of the Hunter" suit. Jared Leto joue le maître de cérémonie, mais quelque chose semble manquer. Bien que le ton soit juste, un léger manque d'énergie est à noter. C'est au tour d'"Attack" et "Vox Populi", l'atmosphère décolle, le chanteur laisse régulièrement la micro à ses fans qui s'en donnent à coeur joie. Régulièrement, il incite le public à se défouler. « Sautez, sautez, sautez... » entonne-t-il dans la langue de Shakespeare, avant d'ajouter « Plus vous serez fous dans la salle, plus nous serons fous sur scène ». Sur le single "This is war" issu de l'opus éponyme, le leader demande à la fosse de créer un cercle et ajoute : "On va faire quelque chose qu'on n'avait pas vu depuis les années 80, les garçons. Mettez la fille qui à côté de vous sur vos épaules, mais demandez lui sa permission avant !". Tout le monde joue le jeu. Les fans sont déchaînés et Jared lui-même est obligé de faire régner l'ordre. Il se penche vers le premier rang, regarde une jeune fille dans les yeux et lui souffle « Je te trouve très belle et je t'aime mais arrête de grimper sur la barrière, je ne veux pas que quelqu'un se blesse ».
Puis le groupe 30 Seconds to Mars quitte la scène, à l'exception de Shannon Leto qui vient s'asseoir au plus près du public et jouer un solo de guitare. Jared revient, guitare acoustique à la main. C'est à son tour d'être seul sur scène. Il entame "Revenge" et passe du grave à l'aiguë avec une facilité déconcertante. Il s'amuse avec son public, et demande « Quelqu'un a une idée de morceau que je n'ai pas encore joué ? Vous avez des réclamations ? ». S'en suit un brouhaha général, chacun tentant de crier plus fort que l'autre. Le sourire aux lèvres, le musicien entame "Message in the Bottle' de Police. Devant l'engouement de la salle, il s'éloigne de son micro et écoute la foule chanter. Les titres "Hurricane" et "The Kill" sur laquelle les autres musiciens reviennent. Jared en véritable showman s'agite dans tous les sens et passe une annonce : « Vous êtes tellement merveilleux que j'ai décidé de vous donner des places pour Bercy gratuitement, elles seront à votre disposition à votre droite, à la fin du concert. ». Et la formation repart sur "Capricorn", "Buddha for Mary" et "Search and destroy'. Elle quitte brièvement la scène.
A son retour, Jared Leto semble presque être sous l'emprise de drogues tant son énergie est décuplée. Il improvise une chanson de son invention, avec tous les mots qu'il connaît en français, suivi de ses musiciens. « Je vais à la plage, je m'appelle Jared, Mon ami s'appel Tomo, Mes amis trente seconds de mars, je t'aime, je t'aime, allez venez » chante-t-il en se tortillant d'un bout à l'autre de la scène, un soutien gorge rouge lancé par une femme sur scène autour de la poitrine. Dans un éclat de rire, il conclut: « C'est la chanson la plus folle que j'ai chanté de ma vie et ça va devenir un hit sur youtube ! ». Un roadie lui tend ensuite son portable, il demande à tout le monde de faire un sourire et prend la foule en photo avant de la poster sur Twitter. Il passe ensuite autour de ses épaules un drapeau français et commente: « J'ai toujours voulu être un super hero. Appelez moi Mister France ». "Kings and Queen" clôt la soirée et pour rester original, le groupe invite ses fans à monter sur scène. Une vingtaine de personnes arrive à y accéder alors que beaucoup tentent leur chance avant d'être stoppés par la sécurité. Le concert s'achève ainsi, des étoiles dans la yeux la moitié de la salle n'attend qu'une chose, le lendemain soir pour remettre cela à Bercy.
J.E.
Photo DR
© 2010 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
5 commentaires
2. Le mercredi 10 mars 2010 à 21h45
Cet article est une merveille, j'ai l'impression de revivre le véritable raz de marais de la foule quand le groupe est arrivé sur seine. Mon ami venu de Slovaquie pour voir le groupe et moi même on regrette absolument pas le déplacement. Merci de me faire revivre ces moments de pure bonheur.
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Très bon article. Tu as très bien retranscris le concert et l'ambiance qui y régnait