Fermer

Portrait de Nathalie Paul

Chic en concert unique à l'Elysée Montmartre: légendaire...

ven, 25/07/2008 - 19:20 -  Nathalie Paul
 
Envoyer à un ami
En ce soir du 23 juillet 2008, l'événement est de taille à l'Elysée Montmartre... Un parterre de 200 personnes est sur le point d'assister à quelque chose qui n'a pas eu lieu depuis 1979: un concert officiel de Chic à Paris. Alors que le groupe se prépare et que la salle se remplit, chacun attend que la légende devienne réalité... Reportage.

Artistes cités

Lieux cités

Appréhension et excitation sont de mise ce soir de juillet, à Paris. En attendant le retour sur scène de Chic, ce groupe de légende qui n'a pas donné de concert public en France depuis 1979, le public se presse au bar, tandis que certains se laissent porter la sélection musicale du DJ qui assure la première partie de Chic, à grand renfort de standards de Marvin Gaye, Sister Sledge et bien sûr, Chic.

Appréhension, car les bruits sur le concert sont allés bon train ces derniers jours, sur la Toile... Insatisfaits suite à la récente prestation de Bootsy Collins au Bataclan, certains redoutaient d'être déçus par le concert de Nile Rodgers et son "gang" sur la scène de l'Elysée Montmartre.

La tension est donc à son comble lorsque Chic fait son entrée sous un tonnerre d'applaudissements. Tous vêtus en blanc, les membres du groupe légendaire saluent la foule et ne cachent pas leur émotion face à un public aussi enthousiaste. Puis les mauvaises langues se taisent lorsque les deux chanteuses Sylver Logan Sharp et Folami Akoanda-Thompson ouvrent le show avec "Everybody Dance". Ca groove, ça swing, ça joue, ça fait sourire...C'est bel et bien du vrai et authentique Chic qui fait danser et taper dans ses mains le public parisien.

Le public est rassuré et est prêt à profiter pleinement de cette soirée. Au fil des standards tel que "Dance, Dance, Dance" et "I Want your Love", force est de constater que le son Chic a réussi à survivre à la mort de deux des trois légendaires membres d'origine, le bassiste Bernard Edwards (1996) et le batteur Tony Thompson (2003). Les morceaux sont maniés avec respect par des musiciens de génie, à l'instar du bassiste Milton Barns qui vient régulièrement narguer le public sur le devant de la scène pour lui mettre de réelles claques musicales à travers des slaps endiablés.

Chic offre ce soir un show à l'américaine, à la fois travaillé, coordonné et naturel. Nile Rodgers se fait régulièrement voler la vedette par ses magnifiques chanteuses dont les danses synchronisées et les voix suaves, hypnotisent l'Elysée Montmartre. Chaque chanson est accueillie et remerciée par un public en délire et Sylver Logan Sharp finit par lâcher : "Mais pourquoi on n'est pas revenu ici plus tôt", avant de se lancer dans un quiz des chansons de Chic avec le public.

Les surprises affluent et le public en redemande... Le génial percussionniste Gerardo Velez, qui joua à Woodstock avec Jimi Hendrix alors qu'il n'avait que 18 ans, se met à chauffer le public en dansant la salsa sur scène avec les chanteuses. De son côté, Nile Rodgers ne perd pas une occasion de montrer son génie en balançant des solos d'une funk sautillante dont lui seul a le secret, et les cuivres sont au top avec un saxophoniste grisonnant qui fait monter les notes là où Bernard Edwards pourrait presque les entendre.

Ce qui entraîne le public, ce n'est pas uniquement ces sons que la plupart, entendent pour la première fois en live après les avoirs écouter des milliers de fois en stéréo. C'est aussi la bonne humeur du groupe qui n'hésite pas à remercier le public et à le faire participer aux chansons.

Reprenant des standards, composés par eux, de Diana Ross ("I'm Comin' Up"), ou encore Sister Sledge ("We are Family"), Chic continue de véhiculer cette énergie positive inhérente au groupe et plus généralement, à la funk.

L'échange entre le groupe et le public est transcendant et personne n'a envie que la soirée se termine. C'est pourquoi Chic a gardé le meilleur pour la fin... Nile Rodgers lance: "Are you ready to freak out?". Et c'est toute la salle qui chante "Le Freak" du début jusqu'à la fin, avant de se déhancher sur la mythique ligne de basse de "Good Times".

Le concert prend fin par des applaudissements à n'en plus finir et des remerciements à répétition du groupe. Nile Rodgers se retrouve d'ailleurs seul sur scène n'arrivant pas à quitter ce public parisien qui continue à l'acclamer. Il finit par se faire emmener de force par son manager et le public se dirige tranquillement vers la sortie, comblé et rassuré car...la légende est bien devenu réalité.

Ludovic Demouy pour Concertlive.fr

Photos JL Parot

Plus de photos sur Concertlive.fr

Publier un nouveau commentaire

Les commentaires sont modérés à priori pour les internautes non connectés.
Pour voir votre commentaire publié automatiquement, créez votre compte ou identifiez-vous
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <p> <br>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.