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Portrait de Jean-Lionel Parot

Corneille égrène ses classiques au Bataclan

lun, 20/02/2012 - 15:32 -  Jean-Lionel Parot
 
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Corneille au Bataclan le 15 février 2012
Photo DR © 2011 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Corneille s'est invité au Bataclan (Paris) ce 15 février 2012, en attendant l’Olympia du 21 novembre prochain. C’est dans une salle pleine qu’il a avoué son attachement pour l’endroit qui ne l’avait pas revu depuis plus de deux ans. Avec des invités de marque attendus de pied ferme, un répertoire à l’efficacité éprouvée et une bonne humeur indéfectible, le Canadien d’adoption a su montrer qu’il était aussi parisien de coeur.

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Les murs du Bataclan à Paris ont bien failli être repoussés tellement les fans se massaient dans la salle parisienne, pour ce concert de Corneille qui sentait bon l’amitié. En ce mercredi 15 février, générosité et bon esprit, Corneille pourrait se résumer à ces deux mots, invitant Marco Volcy en première partie, qui est aussi le réalisateur de son dernier album : « les inséparables », réédité récemment. Faisant aussi une place de choix à deux de ses comparses : La Fouine sur « des Pères, des Hommes et des Frères » et aussi Youssoupha pour une version « Gestée » (pour reprendre un terme cher à l ‘artiste qui arborait d’ailleurs un T-shirt « Geste Do It ») de « Histoires Vraies ». Corneille invitera d’ailleurs pendant « Le jour après la fin du monde » son ami Marco à le rejoindre, celui-ci surpris et charmé investira la scène avec doudoune et sac au dos pour reprendre avec le public le refrain d’un de ses titres (« Leggo »), Corneille ayant réalisé pendant sa chanson que les accords de sa chanson étaient les mêmes que celle qu’ils interprétaient. Ils finiront le titre ensemble dans une camaraderie agréable.

Mais vraisemblablement, malgré la myriade de potes qui semble l’entourer, l’attention de l’artiste était entièrement tournée vers son public, serrant plusieurs fois, au long du concert, les mains des premiers rangs, allant même jusqu’à faire chanter un membre du public sur « Le Bon Dieu Est Une Femme », puis s’emparant du téléphone d’un autre sur la même chanson après lui avoir demandé d’appeler la femme qu’il aime, c’est une maman sidérée qui s’est vue dédicacer par téléphone interposé le titre, repris pour elle, par le public amusé et ému.

Le chanteur insistant « Madame ce n’est pas un canular, on est sur la scène du Bataclan. » Connaissant les paroles par coeur, la foule commencera « Le Meilleur du Monde » en lieu et place du chanteur souriant jusqu’aux deux oreilles, profitant de ce petit moment de grâce,  d’une salle pleine entièrement dévouée à son répertoire. Le pouvoir de séduction de Corneille et son humour seront aussi démontrés lorsque commençant « quand Paris t’appelle » il avouera que le public marseillais avait repris ce même refrain avec lui, de tout son cœur, une victoire pas si évidente à décrocher.

Au cours de la soirée, les fans conquis par le charisme bon enfant de Corneille auront aussi pu apprécier entre autres titres : « Seul au monde », « Comme un fils », « Dis-moi que tu m’aimes », « Toi et moi » ou « Le  bar des sentimentalistes » en début de rappel. Prévenu au début du concert, le public savait qu’il aurait droit à un long concert, Corneille a tenu sa promesse, ne boudant pas son plaisir d’être sur les planches parisiennes.

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