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Portrait de Nathalie Paul

Ed Laurie renverse le Café de La Danse dans sa Big Sea

ven, 04/12/2009 - 17:43 -  Nathalie Paul
 
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Nouveau venu sur la planète folk, Ed Laurie a réussi son pari ce mardi 1er décembre 2009: celui de nous faire voyager le temps d'une soirée, bien loin de Paris et du Café de la Danse.

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Dans une ambiance intimiste invitant à prendre ses aises - certains n'ont pas hésité à s'allonger à même le sol, d'autres à siroter une bière à la terrasse du café qui surplombe la scène -, le Café de la Danse à Paris s'est laissé bercé ce mardi 1er décembre par la folk rayonnante du songwriter Ed Laurie.

Avant de larguer définitivement les amarres avec le chanteur anglais, la soirée démarre sous les meilleurs auspices. Le public découvre un jeune talent plus que prometteur: Neeskens. Prévu à la dernière minute, le chanteur d'origine hollandaise électrise l'auditoire avec sa guitare pour seule accompagnatrice. Avec un physique de jeune premier et un air de "ne pas vouloir déranger", il apparaît un peu intimidé. Pourtant, à peine les premières paroles entonnées, on sait qu'on est en présence d'un nouveau magicien de la folk : Neeskens est de la trempe d'un Jeff Buckley ou d'un Damien Rice. La salle est séduite par la voix envoutante et délicate de l'artiste.

Après ces prémices, le public est fin prêt pour accueillir la star de la soirée: Ed Laurie.
Le chanteur anglais aux multiples origines (brésilienne, russes, écossaises) fait son entrée sereinement, étincelant.

Ed Laurie, c'est d'abord une présence et un charisme. Mais aussi une voix puissante, grave et chaude qu'on découvre pour la première fois à Paris. Pendant une heure il a ainsi pu présenter son premier album "Small boat, Big Sea", un album aux inspirations et influences diverses.

Sur scène, le chanteur fait preuve d'une grosse énergie et n'hésite pas à faire participer son public. Le temps d'une soirée, le chanteur oublie son côté coincé qu'il croit tenir de son père écossais : il se fait alors "conteur" d'histoire dans un français encore un peu maladroit, avoue son affection pour les chansons tristes qu'il trouve au fond « happy » et essaye de deviner les prénoms des spectateurs dans la salle. Les "Aurélie", "Julie" ou "Manu" ont apprécié!

Cependant, on est loin de l'ambiance "métal trash" qu'il nous avait annoncé non sans humour l'occasion d'un interview. Pas de vomissures ou de hurlements, mais de la joie, des sourires, et une ambiance chaude et chaleureuse. Entouré de trois musiciens (piano, guitare, batterie/percussion), Ed Laurie fait du Ed Laurie: il adresse une invitation au voyage par le biais de sa musique folk teintée de musique du monde. Les mélodies évoquent tour-à-tour l'Espagne ou les pays slaves. La musique du britannique ne ressemble à aucune autre.

Débout et dansant sur "On Clue Too Few", le public est charmé par "Andaluzia" que l'anglais chante seul avec sa guitare assis sur le bord de la scène. C'est ça Ed Laurie, une facilité déconcertante pour passer d'un style musical à un autre, aborder tout les thèmes: l'amour, la tristesse, l'enfance, le temps. Il chante même son affection pour Albert Camus.

Le public est conquis, Ed Laurie, à réussi à embarquer avec lui le Small Boat du Café de la scène dans sa Big sea à lui.

Sabine Bouchoul

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