Laura Marling (son dernier album A Creature I Dont Know est paru chez V2)
Du haut de ses 21 ans, elle tient la scène comme une vétéran, sereine, un rien sauvage.
Entame Rambling man pour envoûter, adoucir un public agité. Faire face, avec une 6 cordes et un petit bout de grâce ; L'image de la sobriété, comme 50 ans avant elle, Joan Baez, ensorcelait n'importe quel public.
Comparaison inéluctable, mais comment y échapper? Laura a le regard fuyant, mystérieux, les yeux, sans cesse, portés vers le ciel. Et de là, s'échappe un flot, tantôt insolent, tantôt malicieux, conduit par une voix au timbre érodé, poli. Tout y passe : tristesse, espoir, amusement..., peut être même un semblant de provocation, par petites touches.
J’espérerais la voir plus joueuse (ou me la représente comme telle), plus mordante, mais rien y fait, elle se tient là, impassible, concentrée sur la seule matière musicale.
James Blake - (Son premier album accompagné d'un second EP James Blake est paru chez Polydor UK)
L'enfant prodige en quelque sorte. Arrivée discrète sur scène pour le dernier concert de la soirée.
Unluck donne le ton du concert : Application, variations inusables autour de thèmes entêtants et ces fragments de voix difformes, hermaphrodites. Le trio use très peu de sa liberté et ne s'éloigne jamais trop des productions studio.
En quelques rares occasions (Limit to your love, I Never Learnt to Share), le petit génie se laisse aller et crée live : la première s'étend par nappes Dub jusqu'à déformer la mélodie initiale de Feist, la seconde, par ses voix bouclées et le jeu crescendo au synthé révèle une électro tempétueuse et mouvante.
Je suis surpris et curieux de la précision "métrique" du batteur. Grâce à une technique en "rebonds", il parvient à encrer cette musique économe dans un temps à la fois nerveux et accueillant. Terrain qu'on pense propice à toutes les expérimentations. Mais le bon élève James ne se risque pas complètement à exploser tous les codes qu'il a patiemment édifiés sur son album. Parfois, il revient à ses premiers amours, à l'image de CMYK, plus proche d'une électro club, qui enchante le public.
D'autres titres s'enchaînent sans trop de magie. A Case Like You, par exemple, ressemble furieusement à une balade piano d'un autre James.
Mais je me laisse encore le temps d'apprécier, de décortiquer cette musique (soit dit en passant le concert est en écoute sur le site





2 commentaires
article tiré du blog : www.bazarmusikal.wordpress.com
Bonne lecture
http://www.bazarmusikal.wordpress.com
Merci BazarMusical! Je vois que votre signature n'apparaît pas.. un petit bug que nous allons corriger au plus vite!
A bientôt pour la suite ;)
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