Ce n'est pas Florence and The Machine qu'on attendait ce samedi soir à la Cigale à Paris pour le festival des Inrocks. La tête d'affiche, ce devait être La Roux. Suite à l'annulation surprise de la nouvelle coqueluche électro pop britannique, Passion Pit devait faire figure de favori.
C'est finalement l'inconnue en France Florence and the Machine qui sera la vraie révélation de cette soirée. Après une prestation tout à fait honorable de Lissie Trulie, qui faisait suite à The Popopops, Florence and the Machine a fait l'effet d'une bombe.
Loin des tendances classiques pop rock ou encore folk rock, Florence et ses machines (ou plutôt ses musiciens) fait son entrée sur une scène jonchée de fleurs. Dans un univers intimiste, champêtre et coloré, l'artiste britannique a fait plier le public dès les premières notes, portées par sa voix extraordinaire et un charisme théâtral.
Rappelant pour certains Kate Bush, ou encore Feist, elle ne laisse aucune chance au public de se distraire. Alors que ses prédécesseurs sur scène ont souvent fait le minimum syndical côté décor, la chambre fleurie de Florence Welsh (de son vrai nom) transporte le public dans un monde irréel et bucolique. A n'en pas douter, Florence and the Machine, qui présentait pour la première fois son premier album au public français (à paraître le 16 novembre) n'en restera pas là. Du moins, on l'espère.
Nathalie Paul




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