Fermer

Portrait de Nathalie Paul

Leçon de Rock par les Franz Ferdinand

ven, 27/11/2009 - 18:43 -  Nathalie Paul
 
Envoyer à un ami
Les Franz Ferdinand étaient en concert ce jeudi 26 novembre au Zénith de Paris. Une vraie leçon de rock faite de mélodies planantes et de guitares affutées. Chronique.

Artistes cités

Lieux cités

Comment mettre un public en feu? Prenez quatre Ecossais, placez les sur la scène du Zénith et laissez les s'amuser avec leurs instruments. Voilà le tour est joué. Rien de bien compliqué.
Pour ceux qui trouvent l'explication un brin sommaire, revenons un peu plus en détail sur le concert des Franz Ferdinand jeudi soir à Paris. Une vraie leçon. Alternance de mélodies planantes et de (bon) gros son, guitares affutées, quelques touches d'électro. Le tout placé sur la rythmique quasi militaire caractéristique du groupe.

Comme toujours avec les Franz, ça va crescendo jusqu'à l'explosion totale du public, proche de la transe sur les titres désormais "classiques" du groupe (Take me out, This fire, The dark of the matinee…). Mention toute particulière pour la version d'Outsiders, qui se termine par une partie de percussions à quatre largement cautionnée par le public (cf. les sauts de cabri et les cris de mes voisines), et pour le final mystico-électro, qui bien que déroutant prouve que le groupe sait fignoler ses concerts.

Bon, pour être un peu critique, un regret personnel: que le groupe n'ait pas offert au public sa reprise très efficace de "Call me". On pourra aussi admettre que sur la fin, la voix d'Alex Kapranos déraille un poil sur Lucid Dreams.

Mais pas de quoi faire oublier les intros ciselées par sa voix chaude qui n'est pas sans rappeler Jim Morrisson dans "The end ". Pas de quoi faire oublier non plus la capacité qu'a le groupe à emmener le public avec lui.

Si le groupe The Cribs a en première partie donné l'impression de jouer dans son coin et de faire du bruit pour faire du bruit (façon on fait du barouf dans le garage pour embêter papa-maman parce qu'on est des rebelles), les Franz ont prouvé qu'ils savaient jouer pour leur public. L'efficacité sans fioritures.

"What else?", pourrait lancer un acteur célèbre reconverti dans la dégustation d'arabica suisse. Ben, pour conclure, on sera tenté de dire: on est rock stars ou on ne l'est pas. Avec les Franz, aucun doute n'est permis.

Chronique par Laurent Michels

Publier un nouveau commentaire

Les commentaires sont modérés à priori pour les internautes non connectés.
Pour voir votre commentaire publié automatiquement, créez votre compte ou identifiez-vous
Le contenu de ce champ sera maintenu privé et ne sera pas affiché publiquement.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Tags HTML autorisés : <a> <em> <strong> <cite> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd> <p> <br>
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.