Machine Head assoit son règne au Zénith, Bring Me The Horizon se fait huer
C'est un Zénith de Paris aux dimensions réduites (demi-salle) qui accueillait quatre groupes de métal extrême ce mercredi 23 novembre 2011. Le plus attendu était sans conteste: Machine Head.
Venu défendre son dernier opus "Unto the Locust", le groupe californien était en terrain conquis. Comme l’expliquera Robb Flynn leader, chanteur et guitariste du groupe la rencontre entre la France et Machine Head s'était faite il y a dix-sept ans, dans cette même salle du Zénith de Paris, alors que, jeune groupe émergeant, ils ouvraient le bal pour un de leurs groupes fétiches: Slayer.
C’est donc avec une certaine émotion que Robb Flynn présentait les différents titres du set mais aussi la section rythmique du groupe (Adam Duce à la basse et Dave McClain à la batterie), ou encore son complice à la guitare Phil Demmel, dans cette salle qui les avait vu débuter, puis petit à petit grandir pour devenir tête d’affiche.
Les derniers opus du groupe étant assez complexes et le dernier album se posant comme un aboutissement de cette démarche le concert privilégie les morceaux longs, aux ambiances lourdes et tendues, tel "Locust" ou "Darkness Within", issus du dernier album mais aussi le progressif "Halo" tiré de"The Blackenning".
Le groupe aménage des pauses où le light show devient le centre du spectacle, pour laisser les ambiances se poser entre certains morceaux. On pourrait penser que Machine Head connu pour transformer les salles de concert s’est assagi avec le temps.
Mais malgré des morceaux à rallonge, l'ambiance reste bouillonnante. Les fans se ruent sur la foule, certains "crowdsurfant" (litt: surfant sur la foule) avec une bouée. Robb Flynn appelle lui-même quelques "circle pit" (les fans se mettent a courir en cercle produisant un effet visuel rappelant une lessiveuse géante) qu’il obtient avec succès.
Après l'ultime rappel et une heure et demie de show clôturé par "Davidian", extrait de leur tout premier album "Burn My Eyes", le chanteur s’offre même le luxe de revenir déclencher les acclamations de la foule, les dirigeant comme un marionnettiste.
La soirée avait débuté à 19h par Darkest Hour, le combo originaire de Virginie est parfaitement à sa place, jouant devant une salle qui se remplit timidement mais laissant tout le monde d’accord sur sa qualité. Ils seront suivis par DevilDriver dans une pénombre monochrome, égrenant leur Death metal complexe et brutal, leur batteur John Boecklin tapissant tout le set d’une frappe colossale.
La seule faute de goût du concert reviendra au groupe Bring Me The Horizon. Malgré les efforts louables de son frontman Oliver Sykes qui cherchera à faire participer le public tout au long de leur concert, les Anglais ne semblent pas à leur place. Les sifflets fusent pendant leur set, ils sortiront sous les huées du public et une salve d’applaudissement saluera la disparition de leur décor de fond de scène. Erreur de casting? Il semblerait...





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