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Portrait de Julia Escudero

McCartney en concert à Bercy: All you need is Paul!

jeu, 01/12/2011 - 15:26 -  Julia Escudero
 
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Affiche de Paul McCartney à Bercy en novembre 2011
Photo DR © 2011 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Paul McCartney était de passage dans la capitale le 30 novembre pour revenir sur ses plus grands succès à guichet fermé. Entre classiques des Beatles, retour sur les Wings, le frontman aura assurer trois heures de show irréprochables. Retour sur cette soirée magique.

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Lorsque l’on va voir Paul McCartney sur scène on sait qu’on va vivre un moment légendaire. Du coup, il est facile de partir avec un à priori  positif et la seule ombre au tableau est la peur d’avoir trop espéré. Ce n’est pas le cas, Sir McCartney mérite son titre de noblesse et il l’a encore prouvé ce 30 novembre 2011 au Palais Omnisport de Bercy à Paris.

Ce grand monsieur rassemble une foule d’admirateurs hétéroclites dans une salle pleine à craquer. Certains auront même joué les groupies malgré le froid en attendant plusieurs heures l’ouverture des portes de la fosse. Dès que l’ex-Beatles met un pied sur scène on bascule dans un tout nouveau monde. Une nostalgie s’empare de la salle face à un homme qui paraît toujours aussi jeune et déborde d’énergie. 

Pour l’accueillir certains fans agitent une banderole "Paul, don’t say goodbye tonight". Dans la fosse une jeune fille lui précise à l’aide d’une pancarte qu’elle a séché les cours pour venir le voir et lui demande de signer son mot d’excuse.  Dès le troisième morceau, le frontman balance le classique "All My Loving" des Beatles. Et même si il a dû le jouer des milliers de fois au cours de sa longue carrière, Paul McCartney y met l’énergie scénique d’une grande première.

Côté public, les gradins restent assis et la fosse espacée danse volontiers. Le set permettra à l’idole de jouer les plus grands succès des Beatles: "Let it be", "Hey Jude",  "I’ve just seen a face"  ou encore "All you need is love" sont passés en revue. Les hits du quatuor représentent d’ailleurs un bon tiers de sa setlist.

Les morceaux des Wings auront eux aussi leur place. Mention spéciale pour "Live and let die", utilisé sur la bande originale de James Bond qui jouira d’une scène littéralement enflammée autour d’un Paul McCartney assis à son piano. Alors qu’une légère odeur de brûlé perdurera dans l’air, la salle gardera des étincelles dans les yeux et il lui sera quasiment impossible de se reposer sur ses strapontins. 

Sur "Obladi oblada" le chanteur fait durer le plaisir en invitant ses fans à chanter, il en va de même sur "Hey Jude" où il laissera même le micro aux femmes présentes quelques instants. Proche de son public, le meneur vêtu de bleu communique régulièrement avec son public. Il le remercie en français, certes à l’aide de fiches qu’il lit dès qu’il souhaite dire un mot dans la langue de Molière.

Anti-sèche ou pas, le geste est apprécié. Toujours plein de sex appeal, il enlève sa veste bleue avec sensualité au milieu du show et précisera qu’il "frime" lorsqu’il change de guitare pour retrouver sa bonne vieille compagne des années soixante. Les fans auront les larmes aux yeux alors qu’il dédicace une chanson à  son "ami John",  "Something in the way she moves" à George Harrison  et "Michelle" à la France.

Un premier rappel lui permet d’interpréter "Yesterday" en choeur avec son public. Trois chanceux montent sur scène et obtiennent quelques mots de l’ancien Beatles. Une jeune Française lui fait dédicacer son tee-shirt les larmes aux yeux alors que le tout Bercy lui envie sa place. Au second rappel, il n’est pas loin de minuit. Les trois heures passées en compagnie du Britannique semblent n’avoir duré que quelques secondes. 

Il donne ainsi une belle leçon de performance scénique aux nouvelles générations. Bien au-delà de cela, malgré l’approche de ses 70 ans, il déborde encore plus d’énergie vers la fin de son set. En véritable surhomme, il est difficile de voir une goutte de sueur perler sur son front même en l’observant via les écrans géants situés des deux côtés de la scène.

Il annonce son départ sur "Carry the way" alors que la foule en demande toujours plus. Difficile de savoir qui aura pris le plus de plaisir lors de ce show magique. Paul McCartney lui même, qui revient sur les planches par passion et non à des fins alimentaires ou les fans qui savent avoir vécu un moment historique. Une claque ça peut faire du bien finalement.

 

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Paul McCartney en live

 

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