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Portrait de Jean-Lionel Parot

Les Ogres de Barback posent leur fabrique de chansons à l’Olympia

mer, 07/12/2011 - 19:52 -  Jean-Lionel Parot
 
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Les Ogres de Barback à l'Olympia le 6 décembre 2011
Photo DR © 2011 Concert Live Publishing. Toute reproduction interdite même partielle sans autorisation
Joli cadeau avant Noël, les Ogres de Barback se sont produits deux fois de suite à l’Olympia les 5 et 6 décembre 2011. Les quatre frères et soeurs multi-instrumentistes (Fred, Alice, Mathilde et Sam) en ont profité pour inviter quelques amis, s’envoyer des cartes postales et montrer qu’entre sobriété et technologie, leur magie opérait avec la même fluidité.

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C’est dans un décor énigmatique tenant de l’échafaudage et de la sculpture que le quatuor des Ogres de Barback a investi la scène de l’Olympia à Paris, dans une effervescence de centre de tri postal une veille de fête. Les Ogres sont quatre mais sur scène, ils ne sont pas seuls. Entre les techniciens qui leur prêtent mains fortes et sont intégrés à la mise en scène, les invités de marque qui chantent avec eux (Akli et quelques Têtes Raides pour de vrai, deux Hurlements de Léo en léger différé virtuel), un acrobate, deux danseurs et leur cinquième petit frère pour un court passage à la batterie, le groupe de Cergy Ponpon (comme dirai leur grand mère) aura sorti le grand jeu.

C’est une histoire de voyage donc qui servira de fil conducteur à ce concert fleuve (plus de deux heures de spectacle) qui retraversera leur voyage artistique dans  ce décor modulable baptisé "la fabrique à chanson". Quinze ans de carrière et douze albums studios à écrire sur une grosse carte postale envoyée au public parisien, ça donne entre autres choix des versions parfois légères et parfois très orchestrées de :  "Pas courageux", "Rue de Panam", "Solène", "Con et blasé",  "Jojo" ou "Cosette".

Ce qui frappe c’est l’extrême simplicité avec laquelle la fratrie échange les instruments (aussi bien cordes que cuivres, percussions ou instruments rares comme ce final à l’orgue de barbarie) et passe d’une ambiance de musicien de rue, sobre, à quatre, comme si l’Olympia devenait une place de village comme les autres, à des dispositifs plus ambitieux. On retiendra un duo avec les Hurlements de Léo ou la moitié des voix et de l’orchestration est pré-enregistrée et jouée en simultané avec une bande vidéo. 

Tout est à la mesure de ce pari ambitieux : donner le meilleur de chaque titre et laisser le spectateur les yeux rêveurs, comme un gosse au cirque se faisant balader par des clowns illusionnistes.

L'ambiance spectacle de rue était d’ailleurs installée dès l’accueil, dans le bar de l’Olympia, un petit orchestre mené par un poète déclamant accueillait les spectateurs avant leur entrée dans la salle. Et en guise de première partie, l’excellent trio Lux Interior  présentait un extrait de son spectacle "Clown not dead" entre groove punk (le nom du trio est un hommage à feu le guitariste des Cramps) et mime clownesque dans sa forme la plus noble.
Comment faire le tour d’un concert qui se déroule comme un voyage? En se laissant happer par l’objet et en se retrouvant surpris un peu plus à chaque titre pour finir par une flamboyante reprise du "That’s my People" de NTM ou du "Salut à toi" des Beruriers Noirs qui finalement ont plus de proximité qu’on n’aurait pu le croire.

Les Ogres ont encore quelques dates en France puis ils s’octroieront une pause, le temps de composer la suite du voyage.

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