La Cigale était remplie à craquer ce vendredi 20 novembre pour assister au concert de Carmen Maria Vega. Plus un fauteuil disponible depuis des semaines. La jeune lyonnaise, qui recevait à Paris, dans la salle intimiste de La Cigale, a offert un spectacle haut en couleur à son public. Mêlant tout à la fois humour, chanson, sensibilité, émotion et énergie, la chanteuse aux airs de gavroche tendance punk (une sorte d'Arletty en Dr Marteens!) met le public dans sa poche en quelques vannes bien senties. Un talent digne d'une Florence Foresti ou d'une Muriel Robin de la grande époque.
Mais ce talent de comédienne n'est pas là pour occulter la chanson. Bien au contraire, elle la sert. Et c'est une Carmen Maria Vega survoltée, en mouvement perpétuel, qui interprète des oeuvres signées de son compositeur Max Lavégie, également à la guitare.
Cette boule d'énergie arrive ainsi à faire rire ("Menteuse" qui a "très bien connu" Brad Pitt, "Hierarchie"), mais aussi émouvoir ("Finir mon verre"). Passée maîtresse dans l'art de l'auto dérision, Carmen interpelle le public, charrie sans complexe une "victime" complice dans la salle... Elle réalise l'exploit de faire chanter toute la salle (chose rare à Paris), les bras levés, avec "Tout le monde il est beau", chef d'oeuvre de niaiserie "under control"
Le public offre à Carmen Maria Vega et ses formidables musiciens une ovation. La pétillante et railleuse Carmen peine à retenir ses larmes d'émotion. Car la salle entière s'est levée pour saluer ce talent à l'état brut qu'on a hâte de retrouver en mars 2010 à l'Alhambra à Paris.
N.P.
Photo NP





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