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Portrait de Nathalie Paul

Les Pixies en concert: un live sans gueule de bois

lun, 19/10/2009 - 10:24 -  Nathalie Paul
 
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Les Pixies ont donné deux concerts les 15 et 16 octobre 2009 au Zénith de Paris. Des concerts événement mais sans artifices pour ce groupe séparé depuis 15 ans et qui célèbre les 20 ans d'un album culte, "Doolittle". Récit d'une fan, pour Concertlive.fr.

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C'est en amis que nous allons célébrer avec les Pixies les 20 ans de "Doolittle", leur album culte. La fête promet d'être grandiose avec ces quelques milliers de fans rassemblés au Zénith pour deux dates, les 15 et 16 octobre.

Officiellement séparé depuis 1993, le groupe rock indépendant américain, qui ne s'est depuis reformé qu'à l'occasion de tournées sans produire de nouvel album, est fébrilement attendu par ses fans.

Dès les premiers accords l'évidence s'impose: les voix si familières et puissantes de Black Francis et Kim Deal n'ont rien perdu de leur superbe. Les envolées à la fois hardcore et lyriques emmenées par la guitare virtuose de Joey Santiago prennent toujours aux tripes.

Servis par une maîtrise technique impeccable sur scène comme back stage, les copains de Boston amènent sur un plateau d'argent les titres de "Doolittle" pour le plus grand plaisir de leur public. L'interprétation est fidèle à cet album qui comporte plus d'un joyau: "Hey", "Monkey Gone to Heaven" et "No 13 Baby"» pour n'en citer que trois.

Seule ombre au tableau: point de fantaisie ni d'improvisation qui permettrait peut-être plus d'interaction avec le public. Le spectacle se situe derrière les quatre musiciens quasiment statiques avec des projections illustrant minutieusement chaque chanson.

Le temps passe toutefois très vite et c'est déjà le moment des rappels. Nos vétérans U.S. reviennent entonner quelques titres des albums "Trompe le Monde" et "Surfer Rosa". Ils se dissimulent derrière un épais rideau de fumée puis diffusent une lumière rouge sur les spectateurs.

On se sent presque comme des hôtes un peu trop collants. Ceux qui espéraient un final grandiose avec l'hymne fédérateur "Where is my mind?" en seront pour leurs frais. Un peu de rock alternatif en guise de tisane et on nous met poliment à la porte à 22 heures.

Nous nous réveillerons lendemain sans gueule de bois mais rassérénés d'avoir passé une soirée avec ces vielles connaissances perdues de vue depuis longtemps.

SK, fan des Pixies

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