Portrait de Aymeric Val

Prince en concert au Main Square 2010: funky!

sam, 10/07/2010 - 13:43 -  Aymeric Val
Placée sous le signe de la musique funk, la dernière soirée du Main Square Festival 2010 aura comblé les attentes le plus exigeantes. Avec maestria, Larry Graham et surtout Prince ont transporté le public dans le passé. Récit.

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L'édition 2010 du Main Square Festival (2, 3 et 4 juillet) s'est clôturée avec un léger décalage, le vendredi 9 juillet, pour correspondre à l'emploi du temps de Prince. Le kid de Minneapolis a fait l'honneur aux Arrageois d'un concert de deux heures et demi, plutôt pas mal pour un quinquagénaire et, après réflexion, on se dit qu'on aimerait avoir la moitié de son énergie !

Mais revenons d'abord sur le déroulement de la soirée. C'est sur le site dit de la citadelle d'Arras qu'était posée la scène pharaonique (dans les 17 mètres de haut environ) et non plus comme les années précédentes sur la Grand Place qui avait pourtant donné son nom au festival. Premier constat: le site n'a pas le charme rare de la Grand Place et a même de faux airs de cour de caserne géante. Tans pis pour le décor, il reste le principal : la musique.

Prince avait invité pour l'occasion la jeune formation Mint Condition à ouvrir le bal. La Soul tirant sur R'n B du quintette de Chicago, venu défendre son cinquième album « E Life » semble un peu légère par rapport au programme de la soirée, mais difficile d'être à la hauteur des légendes qui allaient suivre.

C'est Larry Graham qui prendra possession de la scène quelques secondes seulement après leur sortie.  L'ex-Sly and the Family Stone, inventeur du slap, bassiste flamboyant et chanteur à la voix chaude est arrivé simplement suivi par tout son groupe, en mode « fanfare New Orleans ». La procession une fois en place pose les différentes caisses claires, sifflets, percussions et cymbales pour prendre sa vraie dimension : celle d'une machine de funk imparable. Le Graham Central Station est en effet une formation terriblement efficace et au long d'un concert court et dense (une quarantaine de minutes et un micro rappel) démontre à un public séduit qu'on peut avoir inventé un genre, être une légende vivante et rester accessible (Larry Graham franchira les barrières de sécurité pour se fendre d'un solo de basse au beau milieu de la fosse, cerné par une foule enthousiaste et conquise).

Mais ne nous leurrons pas, toute légende vivante qu'il soit, l'immense Larry Graham n'était qu'un apéritif pour les fans venus de France et de Belgique pour savourer la performance de Prince. Quand les premières notes de "Let's go crazy" résonnent c'est une salve d'applaudissements qui l'accueille. Après tout commencer un concert par les mots « dearly beloved » (litt. « mes très chers ») est une façon assez élégante de mettre dans sa poche un public conquis d'avance. S'en suivront quarante minutes non-stop de musique avec notamment les imparables classiques « 1999 » ou "Little red Corvette", après quoi Prince quitte discrètement la scène, laissant une de ses choristes chanter en solo (une façon élégante de mettre en avant ses musiciens tout en faisant une pause méritée).

À partir de là, le show prend un rythme à la fois éclaté et intense, Prince fait régulièrement des pauses pour assurer un show imparable mais il se passe toujours quelque chose sur scène. Au cours du show les classiques absolus ("Nothing compares to you" à l'origine écrite pour Sinnead O' Connor) croisent les hymnes intemporels ("le Freak c'est chic" de Chic), une façon comme une autre pour un artiste qui pourrait largement se permettre de ne jouer que ses compositions de mettre son œuvre à l'aune des légendes de la Funk.

Avec une formation réduite (basse, batterie, deux claviers et un bassiste) enrichie de trois choristes, on note vite que le seul élément mobile est la star elle-même, alternant guitare et claviers et délaissant ses guitares Love Symbol pour une Télécaster - loin d'être standard qui laisse à penser qu'un modèle signature pourrait s'ajouter au catalogue de la firme américaine - et un court passage sur une Stratocaster lors de la soirée.

Prince était aussi le seul danseur sur scène. Lui qui a construit des shows à la scénographie riche était d'un coup le seul astre de l'événement dansant certes un peu « raide » (ses problèmes de hanches ne sont pas un secret) mais le maestro n'a en rien perdu de sa superbe.

Après trois rappels en forme de cadeau ("Kiss" puis "Purple Rain" en rafale pour le premier) le Prince quitte sa cour et la nuit reprend ses droits sur la petite ville d'Arras qui pour cette année encore, aura été le théâtre d'un événement musical exceptionnel.

JL Parot

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8 commentaires

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

C'était une soirée extraordinaire qui nous a laissé sur les rotules les yeux embués de purple rain . A propos du site de la citadelle, les militaires l'ont quitté l'année dernière et c'est effectivement la cour d'une caserne géante .

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

Article intéressant qui fait honneur, à juste titre, à Prince. A noter toutefois, que "Nothing compares 2 u" a été composé et interprété à l'origine pour le groupe "The family", puis repris par Sinead O Connor qui a su en faire un tube mondial.

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

Les musiciens n'ont donc pas de nom?
Incroyable ce manque de rigueur!!!

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

deux rappels?vous etes sur d'etre resté jusqu'a la fin??j'en avais compté au moins quatre!!!ceci dit ce concert était fabuleux,exceptionnel avec un Prince visiblement heureux d'etre la et qui communique sa joie de vivre a ses fans présents.
quelle soirée d'anthologie!!!!!

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

Que rajouter à cet article ?? Ha si que mon Prince charmant a rendu hommage à Michael Jackson quand même !! Il est senationnel, 26 ans d'adoration !!! Chris

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

Article sympa. Pour info: ce n'est pas une Telecaster que Prince utilise, mais une Hohner qu'il trimballe depuis 20 ans. La marque a déjà édité des copies de ce modèle.

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

Un autre correctif, Nothing Compares 2 U n'a pas été écrite pour Sinead O'Connor mais pour le groupe The Family.

Portrait de Anonyme
Par  » le mar, 18/10/2011 - 20:10

Pour info aussi, il 'est fait opérer des hanches et est super souple !!! Je ne sais pas où vous l'avez vu raide ?!!!
A 52 balais, il bouge mieux que n'importe quel minot.

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