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Portrait de Jean-Lionel Parot

Le Réservoir a fait le plein de Jeunes Talents

jeu, 03/02/2011 - 16:19 -  Jean-Lionel Parot
 
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Les lauréats de "Paris jeunes talents 2010" étaient en showcase VIP au Réservoir, avant la clôture des dossiers 2011, pour démontrer la vivacité de la nouvelle scène Française et confirmer les espoirs mis en eux. Récit d'un concert sous le signe de la fraîcheur.

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Le 1er février 2011, c'était soirée Jeunes talents au Réservoir. À l'initiative de la ville de Paris, « Paris Jeunes Talents » a déjà permis de découvrir, entre autres : Moriarty, Jean Racine, Anaïs Kaël ou Ben Mazué. C'est d'ailleurs ce dernier qui servait de parrain à la soiré.

Entre deux « Confessions d'un rap addict », le jeune slammeur Ben Mazué, les pieds sur terre et la tête dans les étoiles, envoie en quelques titres tout le public de Vip dans ses buts, faisant tout de même remarquer que jouer devant un public de professionnels de la musique ça a un inconvénient : quand on fait de la musique douce, on les entend parler.

En grande prétrêsse de la soirée, Mélanie Bauer lui offre, comme aux trois lauréats 2010 du prix jeunes talents présents pour l'occasion, une petite interview impromptue le temps du changement de plateau. Puis le public a le privilège de découvrir plus avant ceux qui seront très certainement les talents de demain.

Par ordre d'apparition, il y a d'abord Namasté, entre jazz et hip hop, avec un chanteur au timbre pas si éloigné d'un Charlélie Couture. Le groupe déroule un flow impeccable, entre deux cultures, avec des textes français ou anglais au choix et un sens du groove sentant bon la liberté.

Puis c'est à la jeune Lisa Portelli que revient la palme de la peste adorable. Aspergeant les photographes d'eau et narguant les premiers rangs, elle séduit tout de même avec une musique aux effets minimalistes et intenses, entre folk électrique et rock aérien. Elle sera bientôt en première partie de Kent à la Cigale. Comme tous les artistes présents à cette soirée, à suivre.

Et puisqu'il faaut un bouquet final, c'est aux délirants Twin Twin qu'on s'en remet. Dire que les Twin Twin sont une formation drôle est un euphémisme. En fait, malgré une musique extrêmement bien produite (trois musiciens sur scène et pas moins de 16 pistes de playback gérée par un ingénieur du son hors pair) ce que l'on retient c'est surtout le kitsch de leurs accoutrements. A ce détonant cocktail visuel s'ajoute la platitude abyssale et assumée de paroles qui font passer tous les groupes de dance pour des littérateurs de haut vol. C'est l'outrance qui les caractérise et le public s'y laisse entraîner avec délices. La frénésie Twin Twin est telle que la scène se verra envahie, à l'initiative de Mélanie Bauer, par tous les artistes et une grande part des organisateurs pour un bœuf improvisé sur leur musique. Malgré l'invite qui lui a été faite, le public n'a hélas pas vu Bruno Julliard, représentant la mairie de Paris, participer à ce final explosif.


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