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Portrait de Nathalie Paul

RFM Party 80: un vent de folie sur Aurillac

lun, 19/10/2009 - 10:32 -  Nathalie Paul
 
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Chronique d'un concert épique à Aurillac autour de la troupe de la tournée RFM Party 80, le 17 octobre au Prisme d'Aurillac. Un nouveau vent de folie en attendant l'édition 2010!

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Concert annulé... puis annulation de l'annulation. Le concert RFM Party 80 à Aurillac a joué à donner des frayeurs à ses fans, avant d'être confirmé et de se dérouler samedi 17 octobre au Prisme. Au vu de la programmation, et de l'enchaînement parfait de cette fête désormais bien rodée, il aurait été dommage de ne point pouvoir en profiter...

Car la RFM Party, qui en est à sa 3ème édition, est devenu un classique des salles de concert, et même un mouvement de rassemblement qui va désormais maintenant même au delà du thème de "revival" pour plus se loger dans les grandes fêtes annuelles des grandes villes de France.

Après le Zénith de Paris en mars dernier, et avant le Zénith de Paris (de nouveau!) en décembre prochain, la troupe des artistes star des années 80 fait sa tournée partout à travers la France, avec encore 20 dates à produire avant le retour sur Paris prévu le 22 décembre prochain.

Samedi, c'était donc le Prisme d'Aurillac qui se couvrait de paillettes pour accueillir quasi au complet le show de la RFM Party 80.

Comme pour chaque date, le démarrage se fait sur une petite bouche via des sons des génériques phares des émissions TV et autres dessins animés de la période (Candy, Tom Sawyer, Santa Barbara, L'Amour du risque, Capitaine Flam, etc...), le tout piloté par un animateur survolté. Avant une pause de 20 minutes, le temps de voir défiler sur un écran géant une flopée de stars des années 80 qui ne sont pas de la... "party", comme Gold, Stéphanie de Monaco ou encore Jean-Pierre François qui fait toutefois une apparition furtive.

Puis l'animateur attitré de la soirée, Laurent Petitguillaume, arrive et lance un show qui va durer 2 heures durant, avec pas moins de 24 tubes à la clef (voir la set list). La Party démarre avec un grand classique des années 80 ("le coup de folie") de Thierry Pastor, avant que le même chanteur n'entamme au piano le deuxième de ses tubes, "Musiques noires", pas le plus connu des deux, mais sans doute le plus abouti. Slow oblige, c'est ensuite à Jackie Quartz de relancer la machine dans la foulée.

Elle entonne son "Vivre ailleurs", puis son plus célèbre "Mise au point". Surprise: dans le public, la dame a quelques nombreux fans dans le public, qui reprennent d'ailleurs son tube principal alors que celui-ci a notamment pour caractéristique d'être quasi-inchantable! C'est ça aussi les années 80.

Pour autant, la fête est loin d'en être à son paroxysme, avant que n'entre en scène Rachel Ortas. Sans nul doute, la moins connue de tous, et pour cause: c'est la fille du duo des Luna Parker. Pour autant, sa chanson "Tes états d'Ame Eric" fait basculer le Prisme d'Aurillac par le haut. Tout y est: l'air entraînant, l'ambiance clairement montée d'un ton et... Rachel qui met le feu à la scène, entre sa tenue qui attire forcément l'oeil (encore que ses vrais fans auront noté un peu plus de tenue que lors de certains shows comme au Zénith de Paris), et ses mouvements incessants sur la scène. A coup sûr, si le nom de l'artiste avait été plus connu, le "Rachel ! Rachel !" entendu dans la salle aurait été repris par toute la salle.

Un coup de chapeau d'ailleurs spécifique à l'artiste qui, comme d'autres, rentrait en train le lendemain en passant par une ligne Aurillac/Brive comme issue d'un autre temps (mais au top de la technologie grâce au matériel roulant Bombardier). En revanche, l'artiste était, elle, la seule à poursuivre son périple jusqu'à... Londres, son lieu de résidence.

L'ambiance survoltée est ensuite entretenue par les grands gardiens du temple que sont les piliers la tournée, ceux qui ne rateraient aucun épisode pour rien au monde. Jean-Pierre Mader se lance, montant en puissance en passant de "Disparue" à l'incontournable "Macumba". Le toulousain fait monter le thermomètre, avant que Desirless ne surfe sur la vague ainsi relancée avec ses 2 tubes "John" et "Voyage, voyage". On sent alors comme venir une pause, avant que... Jean-Luc Lahaye ne monte sur scène. Si Rachel fut l'apothéose de ces messieurs, Jean-Luc, lui, assurément celui des femmes. Voire même de l'hystérie pour certaines... Même 25 ans après.

Dans la foulée, pour ne pas casser l'ambiance, il fallait au moins un ténor pour tenir l'haleine des "Partyseurs". Eric Morena monte sur scène, et c'est tout le public qui ouvre grand les yeux (et les oreilles), ébloui -y compris dans les tympans- par l'énorme performance vocalistique. Lui aussi de longues années après. Après un dernier "Tu es le plus beau des bateaux" lyrique, Laurent Peitguillaume n'ose pas revenir sur la piste. Il fallait alors rien de moins qu'un autre ténor de la scène pour enchaîner. Du coup, le grand spécialiste de l'ambiance sur la tournée, avec son "femme libérée" façon karaoké sur l'écran, Cookie Dingler remet une sacrée dose d'entrain. Au point même que, comme lors de chaque date de la tournée, il fait durer le plaisir. Le sien, sans doute, et avec une certitude forte, celui des spectateurs qui ne se lassent pas de reprendre le refrain, en chantant et en applaudissant.

La fête absolue même si, de mémoire de Partyseur, La référence absolue de ce tube restera à jamais celui du Stade de France. Il n'empêche. Cookie finit par s'en aller (renonçant à un énième rappel), et Laurent Petitguillaume vient annoncer Sabine Paturel. Un tube d'un autre temps, dans tous les sens du terme. Comble de joie pour l'artiste : va pour un couplet, un refrain, un couplet et... le public fera le reste.

Arrive ensuite un des plus gros vendeurs de la génération 80. François Feldman la joue fidèle à son personnage: sobre, efficace. Le public a chantonne ("rien que pour toi"), valse (de Vienne bien sûr), tout ceci fleure bon les années 80. Et le feu revient lorsque sa comparse Joniece Jamison entre sur scène pour le "Joue pas" qui fut tube de l'été 1989 et, l'espace de quelques minutes, le tube du moment à Aurillac. Mais François Feldman a un répertoire si dense qu'il était impossible de le faire venir dans le Cantal sans en demander encore. Il fait alors venir le piano, et déroule: "Petit Franck", "Le Mal de toi", "Joy". Des tubes sortis dans un album de la toute fin de décennie, dont certains "singles" ont atteint les sommets du Top50 tout début 90, débordant donc les années 80. Les puristes auront noté l'anecdote, mais n'en auront pas moins apprécié la diversité des styles, qui fait de François Feldman un artiste accompli... Et ça s'entend!

Avec tous ces monstres sacrés, comment encore garder le rythme? Facile. Prenez les 3 artistes du Grand Orchestre du Splendid. Faites entrer un homme déluré, puis une femme dominatrice, puis un nouvel homme plutôt tassé, mélangez à la marmite, et... Deux hommes, une femme et une seule et unique possibilité: la fête, la fête, et encore la fête. Avec une patate d'enfer, et c'est comme ça à chacune des représentations. Entre les tenues extravagantes et les délires improvisés avec autant de brio que d'énergie, c'est à se demander où le trio puise tant de ressources pour remettre à chaque fois le couvert. Peut-être dans l'amour chacun dans leur vie respective? Allez savoir. Ceux qui suivent, eux, savent: Peter et Sloane, LE couple des années 80 et accessoirement, les auteurs du 1er tube de l'histoire du Top50, connaissent la formule magique. Les hommes derrière Peter, les femmes derrière Sloane, et c'est "party" pour un duel qui n'a pas d'égal dans la soirée, à qui chantera le plus fort.

On croit alors avoir tout vu, ou en tous cas tout entendu. Mais une RFM Party ne serait jamais une RFM Party sans revenir au Début... de soirée! Le duo improbable des années 80, aux clips les plus marquants de leur génération, enchaîne "La vie, la nuit", et finit évidemment sur sans doute ce qui reste une des chansons les plus emblématiques des années 80: "Nuit de folie". Le tout dans une communion avec le public, parfois certains venus de loin pour le show...

Fin de soirée avec Début de soirée? Pas tout à fait. Les artistes remontent sur scène pour une dernière. Evidemment, Emile & Images ne sont pas de l'équipe cette année (et pour cause: avec leur répertoire et leur succès, ils sont capables de faire une tournée eux tous seuls...). Alors, pas de "laissez-nous chanter" pour clore le spectacle comme au Stade de France, mais une plus classique reprise de Jean-Jacques Goldman: "Au bout de mes rêves".

Ainsi se finit la soirée, qui, comme pour les autres dates de la tournée 2009, fait définitivement rentrer la RFM Party 80 dans les valeurs sûres de la musique en France. 20 ans après le succès, c'est de nouveau... le succès. Un pari fou des producteurs, qui s'avère payant chaque soir où la Party se produit.

De quoi entrevoir une tournée 2010? La réponse est oui! Pour le grand bonheur de tous, selon les informations recueillies sur place par Concertlive.fr, il est d'ores et déjà prévu une tournée 2010, avec le retour de Jeanne Mas, de Jimmy Sommerville, et également des nouveaux-revivaleurs comme Bibie ou encore Phil Barney.

En attendant la cuvée 2010, il reste 21 dates d'ici la fin de l'année: cliquez ici pour savoir s'il y encore une date (et de la place !) pour une prochaine RFM Party 80 !

C.C., Concertlive.fr (remerciements à Fabrice)

Voir la Set
list RFM Party

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