Deuxième jour de Vieilles Charrues que ce mouvementé 16 juillet. Mouvementé ? Chaotique en fait, le cyclone ne porte pas un mais deux prénoms (Didier et Bruno) et se résume en trois lettres : NTM. Programmés l'année précédente ils avaient déclaré forfait (« Je peux pas j'ai prison »). Les retrouvailles avec un public conquis n'en furent donc que plus intenses. Evidemment le titre “Tout n'est pas si facile” prendra encore plus de sens. C'est le plus près du public possible que les deux légendes du 93 évoluent. Au bout du bout de l'avant-scène, au contact. Et si les tensions entre les deux hommes restent en mémoire, c'est en pros impeccables qu'ils invectivent les festivaliers. Une seule “punition” pendant le show : Chaud Cacao (quand l'ambiance tombe les NTM ont pris l'habitude de balancer un titre dit de “punition”, de préférence du très lourd, celle-là était intéressante) pour mieux repartir ensuite. Un concert “Seine St Denis Style” avec des incursions de leurs carrières solos respectives qui s'avèreront par contre moins fédératrices.
Mais, même si leur nom est sur toutes les lèvres aussi bien avant qu'après leur concert, les deux irréductibles dyonisiens sont loin d'être les seules attractions de la journée, les Australiens d'Airbourne qui auront arpenté le festival toute la journée (certains une bouteille d'eau à la main, les bières c'est pour le show en fait) mettront le public de la scène Xavier Grall en ébullition. Ils sont présents sur ce plateau un peu étroit pour leur musique dans le cadre de la première journée “métal” des Charrues, succédant aux punk-rock de Tagada Jones et en attendant les déliquescents Punish Yourself, dans un numéro truffé d'invités tous plus fluorescents les uns que les autres.
Mika aura bien évidemment mis tous les présents d'accord avec un show aérien et frais , aussi familial que le festival. Diam's de son côté s'avérera être une transition intéressante entre le Hip hop des NTM et la pop sucrée de Mika, avec un show au final enfantin et entourée de ses musiciens costumés en Spider Man, Obélix ou en squelette et ses classiques comme “la Boulette”.




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