Second passage intimiste de Yellowcard à Paris pour présenter sa dernière galette "When You’re Through Thinking, Say Yes". Après une Flèche d’or complète à Paris, c’est à la Maroquinerie que le groupe pop punk au violoniste posait ses valises ce 14 décembre.
Le public, relativement jeune est venu en masse pour accueillir ses idoles. Dès la première partie Yellowcard est au plus proche de ses admirateurs. Pour preuve, Longineu le batteur, se promène tout naturellement dans la salle mimant le set de batterie de son comparse sur scène.
C’est sur "Save the Day" que la formation monte sur les planches sous un tonnerre d’applaudissements et de cris. Le show est l’un des rassemblements les plus importants de l’année pour les amateurs de rock alternatif américain. On retrouve même dans la foule le chanteur de The Earl Grey.
Dès les premières notes, la cohésion entre le violoniste et le chanteur est impressionnante. Les deux s’adressent régulièrement au public, le remercie chaleureusement et même si leur speech a des airs de déjà entendu, la température monte dans la petite salle parisienne. Le batteur, magistral donne la réplique à un violoniste qui maitrise son instrument et le rend complètement rock’n’roll.
La set list se compose majoritairement de morceaux issus du nouvel opus, mais les fans de la première heure peuvent se déchaîné sur l’hommage aux pompiers "Believe" mais aussi le punk rock "Way away" ou "Only one". Les autres se délectent avec "The sound of You and Me", "Hang You Up", "For you and your denial". Un passage émotionel classique, pour ne pas dire obligatoire dans ce type de concert, fera fondre les jeunes filles en fleur sur "Sing for me".
Tout le monde chante en chœur et la scène est touchante. Pourtant la fosse, compactée sur l’avant scène, dansante et éparpillée six rangs plus loin, reprend pogos et slams dès la dernière note.
Temps fort pour les fans lorsque Ryan,le chanteur explique que le groupe ne devait pas se produire en France pour achever cette tournée mais la demande avait été tellement forte qu’ils ont répondu présents. Le concert se clôt sur une note de nostalgie avec "Ocean Avenue" premier single phare du groupe et daté de 2003.
Les notes sont ponctuées de "On revient très vite avec un nouvel album" du leader. La communauté est en place, présente, ça chante, danse en se regardant dans les yeux ou en admirant la formation en chair et en os une dernière fois.
La Maroquinerie se vide doucement dans les premiers froids du mois de décembre. Les spectateurs n’auront peut–être pas profité d’un set original mais le punch du groupe lui aura donné un beau cadeau juste avant Noël.





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