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10 artistes qui soufflent un courant d’air frais sur le jazz

Par idealo le 28/08/2015 - Dernière mise à jour : 11/04/2018

10 artistes qui soufflent un courant d'air frais sur le jazz

Hip-hop, Liban, Turquie, klezmer, cinéma, muzak et bien sûr Brooklyn. Les voyages et destinations du jazz sont multiples. Le genre a toujours aimé vagabonder et s’enrichir au contact d’autres paysages, d’autres traditions musicales. Tour d’horizon en dix orfèvres du son.

Constamment revitalisé par le métissage, le jazz ne brille jamais autant que lorsqu’il se nourrit des autres musiques. L’imagination au pouvoir : tel est le génome de ce genre à l’ADN furtif, dissonant, fantasque.  La preuve en dix artistes.

  • Ibrahim Maalouf le virtuose de Beyrouth

 

À tout seigneur, tout honneur. Véritable phénomène scénique dont on ne ressort pas indifférent, Ibrahim Maalouf est aussi un virtuose qui fut régulièrement invité pour donner des master classes et récitals en France et dans le monde, notamment aux États-Unis où se créa même un jumelage avec l’Université d’État du Kansas. Le trompettiste et pianiste d’origine libanaise vient aussi de collaborer avec la chanteuse Natacha Atlas, pour un album intitulé « Myriad Road » à paraître le 25 octobre 2015.

 

  • Madlib l’explorateur du catalogue Blue Note

 

Quel meilleur hommage le hip-hop pouvait rendre au jazz que celui de Madlib ? Son album de remixes, « Shades of Blue » qui puise dans le catalogue du célèbre label Blue Note, mêlant réinterprétations personnelles et remixes de standards de cette écurie qui fêtait l’an dernier ses 75 ans, est un classique. Et Madlib un boulimique de collaborations (J Dilla, MF Doom, Talib Kweli) et de disques vinyles (il possède 4 tonnes de disques, stockés dans 4 pièces).

 

  • Guts d’Alliance Ethnik aux feelings jazzy

 

Loin d’être seulement « simplet funky », le producteur Guts, ex-Alliance Ethnik, fait aussi preuve de qualités mélodiques subtiles l’apparentant au jazz, genre dans lequel il puise d’ailleurs allègrement. Son trompettiste Leron Thomas apporte d’ailleurs une coloration particulièrement chatoyante aux compositions de son troisième album, qu’on a pu récemment découvrir au Festival Streets & Yards organisé par Pick Up Production à Stereolux à Nantes.  

Guts se produira le 10 octobre 2015 à Clermont-Ferrand à la Coopérative de Mai, le 7 novembre 2015 au Fil à Saint-Etienne ou encore le 12 novembre 2015 au Trianon à Paris. 

  • Esperanza Spalding la virtuose afro

 

https://youtu.be/ps7VtwXu7aU

Contrebassiste, bassiste et chanteuse de jazz, cela pourrait faire beaucoup pour une seule femme. Pas pour Esperanza Spalding, qui influencée par le violoncelliste Yo-Yo Ma, s’est lancée dès ses cinq ans dans la pratique du violon. Avant d’intégrer un orchestre symphonique local où elle restera jusqu’à l’adolescence. Elle devient professeur de musique  en parallèle d’un riche parcours dans les sphères jazz qui la verra croiser Pat Metheny, Milton Nascimento ou la chanteuse Gretchen Parlato. Jusqu’à ce qu’en 2011, à la 53ème cérémonie des Grammy Awards, cette artiste à l’exubérance capillaire digne des 70’s remporte le Grammy Award du meilleur nouvel artiste.

 

  • Ilhan Ersahin le pont entre New York et Istambul

 

Étonnant Ilhan Ersahin, turquo-suédois ayant grandi à Stockholm et désormais établi à New-York. Saxophoniste virtuose, compositeur inventif, fondateur du label Nublu et du club du même nom de la Grosse Pomme, Ilhan Ersahin incarne l’underground new yorkais allié à l’effervescence des nuits d’Istanbul. Aux côtés d’Alp Ersonmez à la basse, Turgut Bekoglu à la batterie et du percussioniste Izzet Kizil. Entre electro rock, jazz, funk et world music, il fit appel par exemple pour son projet « Istambul Sessions » à un invité de marque en la personne d’Erik Truffaz

 

  • Guillaume Perret le saxophone orchestre

 

https://youtu.be/U2aws7_5JUg

Cultivant davantage un look de rockeur que de virtuose du saxophone, le musicien et compositeur Guillaume Perret n’en demeure pas moins un des plus avant-gardistes de sa génération. Ce jeune homme d’une trentaine d’années se distingue par une utilisation des effets sur son instrument, qui en démultiplie le rendu et donne l’impression qu’il est un orchestre à lui seul. Un dispositif particulièrement impressionnant sur scène où il se produit quand même entouré d’autres musiciens, l’ensemble The Electric Epic.

 

  • Jaga Jazzist le jazz en cinémascope

 

« Big band » originaire de Norvège, les huit musiciens de Jaga Jazzist se situent à la lisière du jazz et de climats plus groove qu’on qualifiera pudiquement de « trip hop ». Le groupe est d’ailleurs signé sur Ninja Tune, le label braittanique des activistes de Coldcut, où il côtoie d’autres formations cuivrées et orchestrales comme The Cinematic Orchestra ou The Herbalizer. L’influence jazz de Jaga Jazzist se fait d’ailleurs ressentir par ricochets puisque, outre Don Cherry ou John Coltrane, le groupe s’inspire avant tout des musiques de films de Sergio Leone et de Lars Von Trier.

 

  • Snarky Puppy la tribu fusionnelle 

Apôtres du « jazz fusion« , ce courant des 70’s mêlant le jazz au rock et funk, Snarky Puppy opère comme de nombreuses formations du genre depuis sa base arrière de Brooklyn. Il s’agit d’une véritable tribu aux contours mouvant d’une quarantaine de musiciens et dont la caractéristique courante est d’avoir été étudiants à l’Université de North Texas. Snarky Puppy est aussi un incroyable vivier artistique puisque certains des musiciens qui en sont issus ont fini par jouer aux côtés de stars et pointures comme Beyonce, Justin Timberlake, The Noisettes, Chaka Khan, Morcheeba, Wayne Krantz, Ari Hoenig, Adam Rogers, Patti Austin, Timbaland, Jason Marsalis, John Ellis, Dave Brubeck

 

  • Yom la clarinette Klezmer

 

Yom oeuvre dans le registre klezmer, cette tradition musicale des Juifs ashkénazes (d’Europe de l’Est, à différencier des Séfarades d’Afrique du Nord). De son vrai nom Guillaume Humery, il intitula d’ailleurs son premier album « New King of Klezmer Clarinet ». Depuis ses premières illuminations musicales à l’écoute de « Pierre et le loup » de Prokoviev », il a collaboré avec son groupe attitré les Wonder Rabbits. Mais aussi l’Orient Express Moving Shnorers, Klezmer Nova ou Olivia Ruiz. Son cinquième opus, aux sonorités electro accentuées, s’intitule « The Empire of Love ».

 

  • Gogo Penguin le minimalisme entêtant 

De prime abord épuré et mélodique, le jazz de Gogo Penguin n’en cache pas moins des faux-plats et brisures harmoniques en trompe-l’oeil de sa facture apparemment classique. Originaires de Manchester, ces musiciens oscillent entre un attachant registre Muzak (musique d’ascenseur), post-rock et minimalisme. Leur deuxième album « v2.0 » sorti en 2014 fut nominé pour le Mercury Music Prize

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