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5 projets techno à vivre intensément sur scène

Par idealo le 25/08/2016 - Dernière mise à jour : 21/02/2018

5 projets techno à vivre intensément sur scène

La musique électronique a existé avant les « vingtenaires » Fakear, Rone, Superpoze ou Thylacine. Aussi talentueux soient-ils, ces jeunes pousses ne doivent pas être l’arbre qui cache la forêt et faire oublier qu’en live, l’axe efficace est parfois la techno la plus excessive, comme sait la pratiquer Angerfist. Sans oublier les pionniers, de Laurent Garnier à Autechre en passant par le français Jérôme Pacman. Ceux qui inventèrent le genre et sa culture quand tout était encore à construire. Petit inventaire en cinq piqûres de rappel.

  • Laurent Garnier le godfather de la techno française ne donnera pas plus de deux dates

 

Un toucher de routard, une sincérité de passionné et de militant techno, un goût sûr, des années d’accumulation de galettes et surtout une capacité à rester sur le qui vive des nouveautés les plus frétillantes. Laurent Garnier peut se permettre d’être rare, lui qui déchaîne les foules régulièrement lorsqu’il apparaît.

Il ne jouera ainsi qu’à deux reprises en France d’ici la fin de l’année : au Name Festival le 7 octobre 2016 et au festival I Love Techno le 10 décembre 2016. Mais à chaque fois, même pour les plus réticents à la musique électronique, sa performance sera l’assurance d’être transportés et mis en ébullition.

En concert le 7 octobre 2016 au Chapiteau du Port Fluvial à Halluin dans le cadre du Name Festival et le 10 décembre 2016 à Pérols au Parc des expositions de Montpellier dans le cadre du festival I Love Techno.

  • Derrick May l’inventeur de la techno à La Belle Electrique 

C’est à la Belle Electrique à Grenoble que se produira le 24 septembre 2016 Derrick May. Avec Juan Atkins et Kevin Saunderson, c’est après tout lui qui a inventé dans une ville en miette, Détroit, en deuil de son industrie automobile, la techno. En s’inspirant autant du P-Funk de George Clinton que de la pop métronomique de Kraftwerk. Avant qu’une deuxième génération d’artistes plus ou moins militants et cérébraux n’éclose avec la galaxie Underground Resistance, Mad Mike, Carl Craig, Kenny Larkin ou Jeff Mills.    

Auteur de classiques imputrescibles comme « Strings of life », Derrick May a appris à faire le tour du monde depuis des années. La cinquantaine bien tassée, l’artiste continue d’épater par son énergie communicative et sa science du groove.

  • Autechre toujours à l’avant-garde

 

Bientôt trente ans qu’Autechre oeuvre aux avant-postes de la musique électronique. Pas toujours facile à suivre, entre titres aux durées conceptuelles aux noms imprononçables et rythmes éclatés. Mais côtoyant régulièrement des sommets d’épure mélodique accidentée. Ce duo, composé de Sean Booth et Rob Brown, deux artistes autant marqués par le hip-hop que par l’électroacoustique, est au moins aussi influent qu’Aphex Twin. Mais Autechre n’a lui jamais risqué un pied dans le champ de la pop culture. Et continue d’innover. 

Leur dernier album, le monumental « Elseq 1-5 » est ainsi le premier à ne plus du tout voir le jour sous forme physique et à être commercialisé via leur site ou celui de leur label Warp à différents prix, selon qu’il est acheté en MP3, Wav/ Flac ou 24 bit Wav. Une révolution dans la façon de « consommer » la musique qui est aussi commerciale et, quelque part, politique. Et rappelle aussi au passage l’indigence audiophile de certains formats numériques. Rares, les concerts d’Autechre sont de petites révolutions sensorielles.  

Autechre se produira le 29 octobre 2016 au Grand Mix à Tourcoing, le 31 octobre 2016 à La Laiterie à Strasbourg et le 3 novembre 2016 à la Rote Fabrik à Zurich.

  • Angerfist furie hardcore pour dancefloors énervés

 

Un masque façon Jason de Vendredi 13 qui le rapproche plus de Slipknot que de Ben Klock. Une techno aux effluves hardcore, pleine de bruit et de fureur, de sirènes, aux rythmiques qui tabassent. Angerfist va faire monter la température sur un certain nombre de dancefloors cet automne. L’artiste risque d’attirer un public plus large que l’habituelle foule de clubbers accros au déhanchés house, notamment en provenance des scènes rock les plus remuantes.

D’origine néerlandaise, comme le style ultra-vitaminé dans lequel il s’illustre, le gabber, Danny Masseling a acquis une réputation de performeur redoutable sur scène. Nominé en 2012 aux Hardcore Heaven Awards dans la catégorie « Meilleur DJ gabber/hardtechno », il a remporté le titre de « meilleur DJ » lors des Hard Dance Awards de 2012 grâce à son titre « Incoming ».

Angerfist jouera le 24 septembre 2016 au Festival Dream Nation des Docks de Paris, le 21 octobre 2016 au Parc des expos de Caen dans le cadre du festival Nördik Impakt ou le 19 novembre 2016 à Bordeaux à l’espace du lac/parc des expos.

  • Jérôme Pacman pionnier house français et défricheur de l’esprit rave

 

C’est le dimanche 25 septembre 2016 à 13 h 45, au jardin des Berges, dans le cadre des « Goutez électroniques » organisés par le festival Scopitone à Nantes que se produira l’historique Jérôme Pacman. Il jouera d’ailleurs avec un autre pionnier, Jef. D’abord break dancer dans les années 80, Pacman découvre ensuite la house, et devient DJ au début des années 90. Contemporain de djs comme Djulz, Dan Ghenacia, Guillaume la Tortue ou Laurent Garnier, il joue dans les plus grosses raves de l’époque comme Mayday ou Omen.

Mais aussi dès 1992 au Queen, bien avant les soirées Respect, la glamourisation et l’embourgeoisement accélérés des nuits techno.

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