Nuits Secrètes, un savoir vivre musical Ch’ti (Interview) Commentaires fermés sur Nuits Secrètes, un savoir vivre musical Ch’ti (Interview) 228

Comment sont nées les Nuits Secrètes d’Aulnoye Aymerie ?
En 2012 nous fêtons la 11e année des Nuits Secrètes. La particularité de ce festival, qui se situe à Aulnoye Aymeries dans le Nord, c’est qu’il se passe en centre ville, dans une toute petite ville du Nord de la France.

Il est évident que le faire un festival dans le Nord, au mois d’août dans une ville de 10 000 habitants, n’était un pari facile à gagner. Mais cela fonctionne très bien depuis la première année, car nous avons un contenu qui se démarque de ce qui existe déjà un peu partout ailleurs en France.

Quelle est cette approche si particulière ?

C’est un festival où tout se passe la nuit, et on vit à l’envers, du goûter au petit déjeuner. Le festival débute à 16h et se termine à 7 heures du matin avec des propositions artistiques sur le site. Nous avons ensuite installé une poésie autour du secret, et nous réinventons la géographie de la ville.

Pourquoi Aulnoye?

Je suis originaire d’Aulnoye Aymeries, je suis un enfant du pays. C’est un des raisons qui font que nous nous sommes développés ici. J’ai souhaité, avec la mairie, faire la mise en scène de  la ville où j’ai vécu. C’et une ville cheminote, avec un grand centre SCNF. C’est aussi une citée métallurgique avec une entreprise qui continue à exercer dans la région (Vallourec). La ville dispose aussi d’un gros projet d’aménagement  qui va permettre la transition d’une ville industrielle à une ville qui s’inscrit dans la modernité.

C’est un bassin minier qui souffre, mais c’est dans ce genre d’espace que des projets originaux comme les Nuits Secrètes sont possibles avec des aventures humaines incroyables, autour de gens passionnés.

Quelle est la philosophie du festival ?

Les gens ne sont pas sûrs de tomber sur les artistes, qui se trouvent un peut partout. Il y a une grande part d’imprévu sur place. Pour comprendre, il faut venir au festival : les Nuits Secrètes, c’est bien plus qu’un festival où on incite à la consommation. C’est davantage un moment de partage. Autre particularité du festival, nous proposons de la musique mais aussi du théâtre de rue. 

L’esthétique musicale est intéressante, ave des légendes telles, mais aussi des figures importantes de la musique aujourd’hui. Nous avons programmé toutefois deux groupes qui tournent beaucoup en ce moment : Zebda et Orelsan, mais pour des raisons très particulières et artistiques.
Zebda en l’occurrence est un groupe intéressant par rapport à son engagement associatif et politique, par rapport à la ville d’Aulnoye Aymeries , qui a un fort historique associatif. Pour Zedba ce qui m’intéressait au départ c’était qu’ils sont représentatif d’un temps de l’histoire de France. Aulnoy est une ville communiste, avec un gros tissus associatif et sportif. Orelsan de son côté a une démarche originale dans le hip hop, qui renouvelle le genre. IL y a quelques années nous avions programmés Camille qui renouvelait le genre de la chanson française . A sa manière, Orelsan est dans la même démarche, même si le registre n’est pas le même. Si un titre comme « La Terre est ronde » il y a deux lectures : une simplette et une plus profonde.

Vous adoptez aussi une logique tarifaire originale, entre gratuit et payant…

Nous avons pris le parti dès le départ de proposer les concerts de la grande scène en gratuit et les concerts découverte en payant.  Et cela fonctionne ! La grande scène accueille jusqu’au 12.000 personnes et le Jardin 3.500 personnes. Le jardin est déjà complet avec Camille, mais le public est très intéressé par les Parcours secrets, les jardins, la grande scène. En fait, ce ne sont pas les mêmes types de personnes qui vont sur ces concerts. Chacun trouve son compte et fait son propre parcours au sein  du festival.

En quoi consiste le parcours secret ?

Le parcours secret consiste à prendre un billet de bus, et celui-ci vous emmène à un endroit inconnu pour découvrir un concert d’un artiste au hasard : vous ne savez pas qui vous allez écouter. Les gens adorent. C’est un peu comparable au train fantôme et le côté existant de la surprise… sauf que dans notre cas c’est agréable et pas effrayant !
Quelles sont les innovations cette année ?

Nous avons mis en place un rendez-vous à la piscine. Il s’agit  de donner des concerts en même temps que les gens se baignent.  Nous avons mis en place un studio d’enregistrement pour des secrètes sessions, où les artistes jouent le jeu de produire un titre exclusif issu d’une rencontre musicale sur le festival. Camille va ainsi produire un morceau, une création, lors de ces sessions.

Côté fréquentation, qu’espérez-vous ?

Nous ne sommes pas obnubilés par les chiffres, vers sur le festival on devrait atteindre 50 000 visiteurs au total. L’important c’est surtout la qualité de l’accueil, pour que ce festival soit une fête pour tout le de monde, sans que l’on sente la quantité de travail et d’effort qu’il faut fournir pour en arriver là.  Le fait qu’on soit dans une ville, et pas au milieu des champs, conditionne beaucoup la jauge, mais influence aussi le public. Nous ne sommes pas dans une configuration de « festivalier  classique », mais davantage dans un état d’esprit familial, de découverte, de sérénité et de partage.

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La standardisation des villes menace la création et les lieux de concerts Commentaires fermés sur La standardisation des villes menace la création et les lieux de concerts 685

Alors que la scène rock, notamment au sein de la capitale, fourmille, les pouvoirs publics distribuent les fermetures administratives pour les petits lieux de diffusion alternatifs. Mais gérer la gentrification ne se limite pas à une réglementation sur le bruit drastique et sans concertation. Les grandes villes comme Paris ou Nantes multiplient les initiatives pour tenter de s’adapter aux mutations urbaines, entre standardisation mondialisée et poches de résistance citadines où s’élabore aussi la création musicale de demain.

« Dans la rue, y’a plus que des matons, tous les apaches sont en prison, tout est si calme, ça sent le pourri, Paris va crever d’ennui « , chantait La Mano Negra en 1991. On était alors à la fin de l’ère Chirac à la mairie de Paris. Près de 30 ans plus tard, le tableau a-t-il réellement changé ? L’achèvement de la gentrification de Paris ou celle, en cours, de Nantes, n’est-t-il pas en train de chasser le rock saturé et la bière tiède au profit de la house au kilomètre et des sushis décongelés ?

La jeune scène rock connaît pourtant un incroyable regain ces temps-ci. Dans un registre punk/garage/post punk ou rock’n’roll orthodoxe, les noms se bousculent sur la ligne de départ : Howlin’Jaws, Belleville Cats, Os Noctàmbulos, les Daltons, Dharma Jerks, Rat Pack, Shupa, Chrome Reverse, Brain Eaters. « Ils jouent dans de petits lieux pour moins de 8 euros, souvent 5 euros et parfois même « au chapeau » (NDLR : sans tarif fixé, sur don). On les retrouve, à Paris et beaucoup à Montreuil, dans des lieux comme le Supersonic, l’Olympic Café, l’Alimentation Générale, le Black Star, le Relais de Belleville, le Zorba, le Bar de la Poste », explique Eric Tandy, parolier des Olivensteins, auteur du cinglant et sarcastique « Fier de ne rien faire« , journaliste, commissaire d’exposition et conférencier spécialiste du rock. « Les Lullies qui viennent de province, sont pour moi le meilleur groupe de rock du moment et pas seulement en France ! » Un vivier particulièrement dynamique qui survient paradoxalement au moment d’un tour de vis des pouvoirs publics que certains ne sont pas loin de comparer aux années Giuliani à New York.

Fermetures administratives à répétition, plaintes pour tapage nocturne, durcissement de la réglementation sur le son…la vie des bars diffusant de la musique « live » et même des salles de spectacle n’est donc pas de tout repos au sein de la capitale. Des lieux comme La Machine du Moulin Rouge, des cafés-concerts comme la Mécanique ondulatoire, l’Espace B, le Pop In, la Féline, l’Udo ont, parfois provisoirement, parfois définitivement, dû baisser le rideau. Sans parler des discothèques l’Élysée-Orient et Les Nuits Fauves. Une hausse significative des fermetures administratives, avec un accroissement de 17,15 % des établissements clos entre 2017 et 2018 qui a même amené le préfet de police de Paris à se justifier.

Problèmes de drogues, de rentabilité économique, de voisinage, les raisons de ces coups d’arrêt sont multiples. L’activité de ces lieux de diffusion de musique amplifiée pose surtout, au delà des limites légales avec lesquelles ils ont parfois du mal à totalement cadrer, la question de leur non conformité avec les normes sociales. Pour une Cantada, baroque, gothique et ouverte aux esthétiques « underground » dans le quartier Oberkampf, combien de Starbucks Coffee interchangeables et kafkaïens ?

Les lieux où sont organisés des concerts rock détonnent. Hirsutes, bruyants, turbulents, atypiques, ils apportent un peu de passion dans leurs quartiers d’adoption. Mais débordent aussi fréquemment. Le nouveau décret sur le son n’a paradoxalement pas apaisé le climat. Applicable depuis octobre 2018, ce texte de loi n° 2017-1244 du 7 août 2017 a même ravivé les tensions.

Les professionnels du Prodiss, le syndicat national du spectacle musical et de variété, reprochent à l’Etat de ne pas avoir écouté son « avis sur le plan artistique, technique, la pertinence des mesures et sur l’impact économique. Les professionnels via AGI-SON, consultés lors de l’écriture du décret, avaient souligné les points qui ne pouvaient pas être compatibles, techniquement, avec la physique du son ou les esthétiques et pratiques artistiques. » Les professionnels demandent en conséquence aux ministères une révision du décret. « Ni réaliste, ni optimal, ce décret aura des conséquences lourdes sur le spectacle et la filière toute entière (artistes, producteurs, diffuseurs, salles, festivals, équipes techniques) comme pour les spectateurs », ajoute le Prodiss, qui s’est lancé dans une campagne active intitulée « OK pour un décret son qui ne met pas la scène KO« .

Le Prodiss regroupe près de 350 entrepreneurs de spectacles et des salles comme le Bataclan, le Café de la Danse à Paris, le Galaxie à Amnéville ou la Halle Tony-Garnier à Lyon. Car la problématique est loin d’être exclusivement parisienne, même si le phénomène de la gentrification de l’Est de la capitale est l’un des plus spectaculaires. À Nantes aussi, un lieu alternatif associatif comme La Dérive, dans l’Est de la ville, qui organise de telluriques concerts punk rock mais est mal insonorisé, reçoit de fréquentes visites d’employés de la Maison de la tranquillité publique. « Cette problématique reste importante pour nous même si nos 140 adhérents l’ont dépassée par rapport aux années 1995-2000 », explique-t-on à la Fedelima, fédération des lieux de musiques actuelles basée à Nantes. « Depuis 5 ans, aucun de nos adhérents n’a subi de fermeture administrative, ils sont suffisamment structurés pour organiser au mieux leur isolation phonique. » Adhérent de la Fedelima, une salle comme Stereolux a succédé à l’Olympic, quittant le quartier Chantenay, pris d’assaut par les hipsters, pour l’île de Nantes, où la pression démographique commence elle aussi néanmoins à se faire sentir.

Pour canaliser et désamorcer les problèmes de bruit, de voisinage voire de délinquance, les professionnels et les pouvoirs publics redoublent d’efforts. Pour limiter le phénomène des squats, avec son lot d’incertitudes sanitaires et sécuritaires, le pouvoir municipal PS à Nantes finance même des travaux et collabore avec certains collectifs d’artistes. Outre l’association AGI-SON a aussi été créée la plate-forme de la vie nocturne. Un espace informel sans réelle existence juridique mais qui a le mérite de rassembler dirigeants de salles de concerts, mairies et gérants de cafés-concerts membres du collectif Culture Bar-Bars, les plus impactés par les remous urbains de par leur localisation, de plain pied sur les pavés. C’est souvent au sein du laboratoire Bar-Bars que s’entrechoquent les éprouvettes qui généreront in vitro les stars de demain. Et la création musicale, fragilisée côté production par le passage au numérique, ne peut décemment se passer de cette étape.

Comment faire connaître mon groupe de musique? Commentaires fermés sur Comment faire connaître mon groupe de musique? 686

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Un nouveau front de contestation s’ouvre pour le gouvernement avec les intermittents du spectacle Commentaires fermés sur Un nouveau front de contestation s’ouvre pour le gouvernement avec les intermittents du spectacle 1668

De nouvelles journées de grèves, trois en tout, s’annoncent pour les intermittents du spectacle. Ainsi en a décidé le principal syndicat du secteur, la Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT. L’idée est d’accompagner les prochaines dates clefs liées aux discussions autour des fameuses annexes 8 et 10. Difficile de résister à l’idée d’une convergence avec le bouillonnant mouvement des gilets jaunes.

Les intermittents du spectacle repartent à leur tour pour une nouvelle saison, un conflit social aux allures de feuilleton. On peut le découvrir sur la page Facebook de la Fédération Nationale des Syndicats du Spectacle, du Cinéma, de l’Audiovisuel et de l’Action Culturelle CGT. Trois préavis de grève de 24 heures viennent en effet d’être déposés pour les 17, 21 et 22 janvier prochains. Et ce à l’initiative, donc, de la Fédération CGT Spectacle et de ses syndicats, qui participa à la création du festival de Cannes en 1947 et compta dans ses rangs Gérard Philippe ou Jean Cocteau.

Une Fédération CGT Spectacle qui appelle aujourd’hui les artistes, techniciennes et techniciens, personnels administratifs et d’accueil à se mobiliser pour défendre les annexes 8 et 10, spécifiques au régime de l’intermittence. Et plus généralement, afin de préserver un système d’assurance chômage « reposant sur la solidarité interprofessionnelle ».

C’est au nom de cette « solidarité interprofessionnelle », pour affirmer son indéfectible communauté de destin avec les salariés du privé au sens large, le public des spectacles, que les intermittents se mobilisent. Le gouvernement a en effet imposé une lettre de cadrage pour la négociation de la convention générale d’assurance chômage. Cette lettre demande aux partenaires sociaux interprofessionnels (syndicats de salariés et patronaux) de réaliser 3,9 milliards d’économies sur 3 ans.

La CGT Spectacle affirme que le patronat (Medef, CPME et U2P) « comptent bien faire peser ces économies uniquement sur le dos des chômeurs ». Le syndicat ne s’estime pas rassuré par les annonces réconfortantes du nouveau ministre de la Culture Franck Riester concernant l’intermittence.

S’inquiétant d’une autre lettre de cadrage où le syndicat de salariés décèle des « économies de l’ordre de 200 millions d’euros d’ici 2020, soit 4 fois plus que celles consenties en 2016 » demandées au secteur du spectacle vivant. Une lettre de cadrage qui aurait été signée par le patronat et les confédérations CFDT, CFTC, CFE-CGC.

Or il se trouve que la CGT Spectacle est le syndicat de salariés majoritaire dans les TPE (Très Petites Entreprises) du spectacle vivant. Contrairement au secteur privé en général où la CFDT et ses adhérents guidés par le pâtre Laurent Berger, sociologiquement et électoralement plus proches du gouvernement actuel, ont récemment ravi la première place.

Mais l’univers des intermittents du spectacle reste à part. Ce régime spécifique semble avoir toujours été la bête noire du patronat, qui en a fait depuis bien longtemps un bouc émissaire idéal, à qui il est cette fois demandé de participer à « l’effort de guerre« . Les négociations patinent depuis des mois.

Toujours intéressant à ce titre de suivre la couverture de la problématique de ce régime sur les chaînes publiques de télévision française. Dans la mesure où les deux tiers des salariés de l’audiovisuel, privé mais aussi public, sont des intermittents. On veut bien croire qu’il s’agit là d’un hommage à l’essai contestataire de référence « La société du spectacle » de Guy Debord. Mais la réalité est surtout probablement que, sans les petites mains intermittentes, les stars surpayées de la télévision ne pourraient pas interviewer, trop souvent complaisamment, le personnel politique français. Même si une telle évidence est fréquemment occultée par des polémiques patronales sur le caractère trop « élitiste » de la culture et sa prétendue non adaptation au marché.

On s’était habitué ces dernières années à des conflits sociaux à l’agenda immuable, avec des cortèges syndicaux disciplinés qui se mettaient en branle au printemps, effectuaient trois petits tours de piste sans infléchir réellement la volonté gouvernementale. Le phénomène gilets jaunes a changé la donne. Avec son côté « stop ou encore », ses manifs totalement imprévisibles, non déclarées, planifiées le samedi et donc avec un potentiel de mobilisation infini, il semble avoir inspiré les intermittents. Qui vont s’agréger à des acteurs aussi dissemblables que le parti politique Lutte Ouvrière, les syndicats de salariés comme parfois la CGT et Solidaires, soutenant désormais plus ou moins officiellement le mouvement social en cours.

On avait d’ailleurs repéré, au sein d’un mouvement gilets jaunes relativement porté sur l’émeute, l’affrontement et le rapport de force, plusieurs initiatives pacifiques, conceptuelles et d’inspiration artistique imputables aux intermittents.

Aujourd’hui, la CGT Spectacle appelle donc ses salariés (artistes, techniciens, personnels administratifs et d’accueil) à organiser des AG et des tractages sur « les lieux de travail, à travailler à des adresses au public et à participer aux différentes actions menées pour refuser cette marche forcée vers une précarité encore plus grande ».

L’idée est d’accompagner et d’affirmer leur présence lors des deux grands rendez-vous de négociation qui s’annoncent entre le gouvernement, le patronat et les syndicats représentatifs. D’abord la négociation des annexes 8 et 10 à proprement parler les 17 et 21 janvier 2019. Puis la remise de l’accord constitué aux négociateurs interprofessionnels le 22 janvier. En fonction des compromis arrachés et du rapport de force, de nouveaux préavis pourraient très bien être déposés.

Or certaines grèves d’intermittents ont fait du grabuge ces dernières années. En 2003, l’incontournable Avignon avait été carrément rayé de la carte. Tandis qu’en 2014 plusieurs concerts d’importance avaient été annulés aux Nuits de Fourvière.

Pourtant le monde du spectacle reste fragile depuis les psychoses liées aux attentats. Et si les effets du chaos organique provoqué depuis des semaines par le mouvement des gilets jaunes sont encore difficiles à quantifier (certains gilets jaunes profitant probablement de leur passage à Paris pour consommer du spectacle), des annulations pures et simples sont toujours un manque à gagner très difficile à surmonter.

LE PRIX CHORUS 2019 : Les inscriptions sont prolongées jusqu’au 5 novembre 2018 0 412

LE PRIX CHORUS 2019 : Les inscriptions sont prolongées jusqu’au 5 novembre 2018

Pour la 9e année, le Département des Hauts-de-Seine a ouvert les inscriptions du Prix Chorus, à tous les groupes et artistes de musiques actuelles résidant en France.

Le Prix Chorus est un dispositif de repérage des nouveaux talents des musiques actuelles à rayonnement national qui récompense un groupe ou un artiste et le soutient dans le développement de sa carrière en lui offrant un prix en aide professionnelle d’un montant de 10 000 euros. Les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 5 novembre 2018.

COTTON CLAW, PALATINE et THE PSYCHOTIC MONKS (en photo – ©CD92) ont remporté respectivement le Prix Chorus en 2015, 2016 et 2018.

Les sélections ont notamment permis, entre 2010 et 2015 de découvrir des artistes comme : Christine And The Queens, Feu ! Chatterton, Hyphen Hyphen, Concrete Knives, Elephanz, Chill Bump, Jabberwocky Clément Bazin ou encore Inüit.

Les modalités de participation

Les groupes ou artistes candidats doivent présenter un répertoire de compositions originales, dont la durée d’interprétation sur scène est d’au moins 30 minutes.

Sont exclus les groupes ou artistes étant engagés contractuellement avec une major (contrat d’artiste-interprète).

L’âge des candidats est compris entre 13 et 35 ans (pour au moins la moitié des membres s’il s’agit d’un groupe). Les mineurs non émancipés doivent être munis d’une autorisation parentale pour présenter leur candidature.

Les auteurs-compositeurs au sein des groupes candidats, doivent être inscrits, ou en cours d’inscription à la Sacem.

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