actus

10 festivals electro pour faire danser l’été indien

Par Nicolas Mollé le 04/09/2018 - Dernière mise à jour : 04/09/2018

10 festivals electro pour faire danser l'été indien

Comment mieux prolonger l’insouciance estivale que sur un dance-floor ? Voici en tout cas une sélection de festivals techno jusqu’à l’entrée de l’hiver. À chacun son identité propre et son degré de sophistication mais la constante reste la même et se résume à quatre syllabes : électronique.

 

  • Electro Alternativ impose un tempo différent

 

 

La fête bat déjà son plein. Avec, après des prestations déjà révolues de Monoloc, Esther, Teddy Killerz ou Dirtyphonics, de futures apparitions de Chloé (le 7 septembre 2018 au Bikini). Boris Brejcha (le 13 septembre 2018). Ou encore Deena Abdelwahed le 23 septembre 2018, cette fois aux Jardins de l’Olympe.

En activité depuis 14 ans, cet évènement joue la carte de la différence en s’affirmant plutôt fier de sa « responsabilité sociale » en s’ancrant dans un rapport étroit avec l’économie locale plutôt que d’une « insipide offre commerciale ». Ce qui ne l’exempte pas de têtes d’affiches telles que les ambassadeurs de la techno de Detroit Carl Craig et Kevin Saunderson le 22 septembre 2018.

Depuis le 24 août et jusqu’au 23 septembre 2018 dans différents lieux de l’agglomération toulousaine comme le Bikini, le Rex, les jardins de l’Olympe, les Abattoirs…

 

  • Acontraluz déluge de rythmes et de lumières sur la Canebière

 

 

Une recherche d’équilibre entre hip-hop aventureux et techno electro avant-gardiste. Tel semble être le credo d’Acontraluz, festival qui se tient à Marseille depuis cinq ans. Avec cette année d’éminents représentants du downtempo britannique des 90’s encore bien vivaces comme DJ Food et DJ Sheeba. Un rappeur français acidulé comme Kekra. Mais aussi des pointures techno comme Laurent Garnier, Ben Klock ou Rone. Ainsi que Israfil, Judaah et Schlagga.

Voulant avant tout apporter une lumière différente sur la ville, Acontraluz propose une offre musicale foisonnante mais permet aussi de découvrir du mobilier de designers, des concerts et DJ Set en pleine rue. On y a vus se succéder par le passé des artistes tels que Vitalic, le local de l’étape Don Choa, De la soul, Fritz Kalkbrenner, Solomun, Worakls, Claptone, DJ Koze, Synapson, The Avener, Tale of Us, Dub Inc, Lorenzo, Biga Ranx ou encore le S-Crew de Nekfeu.

Du 7 au 8 septembre 2018 sur l’Esplanade du J4 à Marseille.

 

  • Elektricpark Festival de pures sensations techno en vue à Chatou

 

 

Sven Väth, Popof, Anna, Radical Redemption… Ces noms ne vous disent peut être rien. Ils sont pourtant parmi les plus respectés de la planète techno. Et seront présent à la neuvième édition de l’Elektricpark festival, un évènement affichant 12 heures de musique, quatre scènes, 20.000 festivaliers… Quand on parle de techno, née à Detroit, on pense à une certaine linéarité et froideur. Un lyrisme et une mélancolie dont sont souvent exemptes les productions house de l’autre grand genre jumeau américain, natif de Chicago. Un genre beaucoup plus imprégné de funkyness et inspiré par la disco. Mais là, techno, hardcore et trance cohabiteront sur le menu.

Autres noms de cet évènement prévu dans les Yvelines sur une amplitude horaire allant de 11 h du matin à minuit le lendemain : Aazar, Zalenn, Purple Disco Machine, Ace Ventura, Airmow, Detest Vs The Satan, Antonin, Axel Paerel, Azx, Billx, Bon Entendeur, Catz’n Dogz, Charles B, Citizen Darktek, Feder, G-Mat, Le Bask, Loadjack, Tony Romera…

Samedi 8 septembre 2018 sur l’île des Impressionnistes à Chatou dans les Yvelines.

 

  • Residanse du rab de danse survoltée passé l’été à Nantes

 

 

On n’en a jamais assez à Nantes où, en plus de Variations, Scopitone, Paco Tyson, Hip Opsession, le festival Residance offre un supplément de mouvements chaloupés à la jeunesse urbaine. À savoir 5 jours d’évènements, 60 heures de fêtes, dans 8 lieux différents, avec 30 artistes.

Artistes parmi lesquels ont citera DJ Pharoah pour un Funky Saturday, Cedric Woo, Atemi, Vidock, Akou Bayo, Megdoud, Humbros, Deeplomatie, Mehmet Aslan, DJ Shaman Boil, Laura BCR ou encore le fameux Michel de Trentemoult

Du mercredi 12 au dimanche 16 septembre 2018 dans des lieux aussi variés que le Cinématographe, le cinéma le Concorde, le Macadam, les Ateliers de la ville en bois, le Bloc 13 ou encore un « spot » secret.

 

  • Scopitone à l’équilibre entre electro et arts à Nantes

 

 

« Depuis quand est-on sérieux quand on a 17 ans ? ». Avec ses audaces stylistiques qui provoquent un remue ménage aux quatre coins de Nantes chaque automne, Scopitone fait sien les mots du poète Rimbaud. Sauf qu’ici tout reste savamment équilibré : sur les 60 artistes, groupes ou collectifs programmés, la moitié sont français. Et le festival atteint par ailleurs une parité presque parfaite avec nombre de jeunes artistes féminines comme Onyvaa, Kedr Livanskiy ou Deena Abdelwahed, la présence exclusive du duo Miss Kittin & The Hacker symbolisant à elle seule cette maîtrise programmatique.

Quelques éminents mâles viendront néanmoins jouer les marteaux pilons avec l’énergique et expérimenté Luke Slater, le fantasque Vladimir Cauchemar ou Kiddy Smile, très côté chez En marche !.

Côté arts, le programme s’annonce orgiaque avec par exemple l’installation inaugurale de Daniel Iregui et un net accent mis sur les performances (Asuna Arashi, Hiroaki Umeda). Notamment grâce à une fertile collaboration mise en place avec l’encor tout neuf Musée d’arts.

Du 19 au 23 septembre 2018 en différents lieux de l’agglomération nantaise (Stereolux, Musée d’Arts de Nantes, Maison des Arts de Saint-Herblain, Scène Michelet, Pôle Etudiant…)

 

  • Le Name Festival met des signatures fortes à son affiche

 

 

Rarement festival aura aussi bien porté son nom (« name » en anglais). Ici se croisent en effet de pures têtes d’affiches du circuit techno comme Tale of Us, Ellen Allien, Paula Temple sans oublier des lives de Agoria ou un « back to back » (duo aux platines) de The Hacker avec Job Jobse.

Mais cet évènement nordiste qui prend son essor à l’échelon régional (avec même des délocalisations clin d’oeil à Rennes, Paris ou Nantes le temps d’une soirée) accueille aussi des noms plus pointus comme Blac. David Asko. Demian. Hap. Speaking Minds. Ou Stephane Bodzin (pour un live).

les 5, 6 et 7 octobre 2018 à Lille, Roubaix, Amiens…

 

  • Nördik Impakt ou la pression viking

 

 

20ème édition pour le festival normand, l’un des plus solides de la saison automnale capable de fédérer plus de 20.000 personnes sur une semaine. Avec au menu plus d’une cinquantaine de projets, le Nördik Impakt conviera notamment l’impérial Laurent Garnier ou Josh Wink. Mais aussi Charlotte de Witte, le puissant Blawan, Fakear, Daniel Avery, Madben et Rebeka Warrior.

Situé à Caen et en sa périphérie le festival est organisé par l’association Arts Attack!.

Du 24 au 27 octobre 2018 en diverses localisations de Caen telles que Le Cargö, la Bibliothèque Alexis de Tocqueville, le Parc des Expositions et même des appartements.

 

  • Le Positive Education Festival impose son authenticité 

 

 

Après avoir réussi l’exploit de se décliner à Paris cet été, le Positive Education Festival est de retour à Saint-Etienne, où il a au départ été imaginé dans un esprit « do it yourself » et utopique propre aux raves.

Pour cette quatrième édition, trois piliers dans leurs genres respectifs, techno, hardcore, Detroit, seront à l’affiche : Laurent Garnier, Manu le Malin, Dopplereffekt, pour un live.

Mais la liste des sets et lives comptera au total une quarantaine de noms. Parmi lesquels Volvox, Agnes Aves, Judaah, Vincent Glandier, Marcorosso, Gratte-Ciel & Ace-Tone…

Du jeudi 8 au dimanche 11 novembre 2018 au sein du Quartier Manufacture à Saint-Etienne.

 

  • Rivages électroniques scelle l’union de l’électro avec la musique classique

 

 

Le concept de ce festival est simple. Rivages électroniques propose en effet de rassembler deux genres musicaux a priori dissemblables : la musique dite électro et celle appelée classique ou encore savante. Et ce dans le cadre fastueux d’un château du 15ème siècle et de ses alentours et dépendances.

Romane Santarelli et la violoniste Marion Lhoutellier réunis sous l’égide Kawrites proposeront par exemple de plonger dans univers entre imaginaire et enchantement, influencé par des artistes électro tels que Rone, Nils Frahm ou Birdy Nam Nam. Tandis que Laake viendra distiller une matière sonore opaque et souple dans des compositions où s’enchevêtrent synthés, piano, voix suaves et machines aux arêtes sonores vives.

Moitié du duo Lost Heritage, François Vasseur revisitera lui de grands classiques de la techno, une main au piano et l’autre aux machines. Son projet solo, original et iconoclaste, invite Jeff Mills, Carl Craig, ou Laurent Garnier en version piano et électronique. Quand à Full Pitch, ce jeune producteur autodidacte originaire d’Evian livrera le produit de ses expérimentations consistant en des fusions entre musiques actuelles et musiques traditionnelles d’Asie, d’Afrique ou du Moyen-Orient.

Les 17 et 18 novembre 2018 au Château de Ripaille au bord du lac Léman à Thonon-Les-Bains.

 

  • INASound brasse large pour synthétiser l’electro culture la plus cotée

 

 

Une première pour le prestigieux (et indispensable) Institut national de l’audiovisuel. Avec un festival entièrement dédié aux musiques électroniques en pleine enceinte de la Bourse à Paris. Et ce sous le parrainage d’un pionnier de la musique électronique populaire, Jean-Michel Jarre. Mais pas question de se focaliser sur les images d’archives.

Le festival INASound sera en effet l’occasion de programmer des talents vivants et actuels tels que Arnaud Rebotini, Jean-Benoît Dunkel du duo Air ou Matt Black du tandem pionnier et activiste Coldcut. Une véritable aristocratie de l’electro, complétée par des héritiers tels que, Kiddy Smile ,Sara Zinger ou CätCät.

La musique mais aussi les arts numériques, la production audiovisuelle, la danse, la mode, le gaming, la cuisine, la photographie, le sport, l’humour compléteront l’identité de cet évènement qui a pour but de refléter la culture electro au sens large. Autres innovations : des projections et docu-concerts, des masterclass, une expérience de réalité virtuelle et sonore avec l’Acousmonium d’InaGRM, des ateliers pour enfants et initiations diverses, une exposition photographique augmentée, une place de marché et présentation des start-up innovantes du secteur, un hackathon créatif de jeunes talents de l’électro sélectionnés lors d’un appel à participation…

Les 8 et 9 décembre 2018 au Palais Brognart à Paris.

0

Partager sur ...

Tags

    billetterie