5 artistes world à découvrir d’urgence Commentaires fermés sur 5 artistes world à découvrir d’urgence 1275

La world musique et ses voix enivrantes profite d’une actualité chargée en cette fin d’année. De Kuku, l’homme médecine de la musique africaine, et la douce Maya Kamaty qui se produira au festival Au Fil de Voix, découvrez en musique de véritables joyaux musicaux issus des quatre coins du Monde.

Dorsaf Hamdani rend hommage à Barbara et Fairouz sur son album

 

 

La musique a toujours été une évidence pour Dorsaf Hamdani. La chanteuse et musicologue tunisienne est également fille de violoniste. En 1985, elle rejoint le conservatoire National de Musiques de Tunis. Elle se produit alors avec des orchestres de malouf tunisiens.

En 1998, le chanteuse à la voix envoûtante décroche une maîtrise en musicologie. Dorsaf Hamdani séduit par son timbre inimitable. Pour preuve : la belle récolte de nombreux prix pour sa musique et son obtient la troisième place au festival de la chanson arabe en Jordanie en 1995 puis devient disque d’or du Festival de la chanson tunisienne en 1996.

Mieux que cela, elle épate en 2010 en interprétant Omar Khayyam et les trois gloires de la chanson arabe Oum Khalsoum, Fairouz et Asmahan en 2012.

Le 18 novembre 2014, cette artiste incontournable revient dans les bacs avec l’album « Barbara.Fairouz ».  On y découvre six chansons de l’icône française Barbara et six morceaux de l’indétrônable star libanaise  Fairouz. Deux univers qui se rencontrent grâce au timbre puissant de la chanteuse.

Akalé Wubé: les références de l’« éthio-jazz »

 

http://youtu.be/ckwlKflMHx4

En 2008, le saxophoniste et flûtiste parisien Etienne de la Sayette découvre la collection Ethiopique  conçue par Francis Falceto qui rassemble les pépites de la musique éthiopienne. Il parle de cette découverte à son ami le trompettiste Paul Bouclier avec qui il travaille dans le groupe Jazz Frix.

De ce coup de cœur né Akalé Wubé, un groupe qui a pour but de revisiter le patrimoine éthiopien oublié et d’y ajouter le jazz, dont ses membres fondateurs sont spécialistes. Le nom de la formation vient d’ailleurs de l’amharique et signifie « Quelle jolie fille ».

Aujourd’hui après avoir conquis le public grâce à ses albums et ses tournée d’ « éthio-jazz », le combo revient avec un nouvel opus baptisé « Sost ». On y découvre avec plaisir 11 titres dont six compositions originales. Sur cet album, Akalé Wubé a fait venir deux invités de choix : le Camerounais Manu Dibango et la chanteuse Genet Asefa. 

Kuku: « L’Homme médecine de la musique africaine »

 

Kuku voit le jour à Miami aux États-Unis. A deux ans, il part vivre pour le Nigeria avec ses parents. Là, il découvre les musiques traditionnelles Yoroubas : le Juju, le Waka et le Fuji. Ses parents eux, lui font découvrir le raggae, la musique américaine et la musique country. Il rentre aux Etats-Unis pour y faire ses études.

En 2002, une dispute avec sa petite amie le pousse à sortir de chez lui, il s’achète alors une guitare sur un coup de tête. C’est néanmoins en 2004, après une carrière dans l’armée, que le chanteur décide de se lancer dans la musique. Très vite, il tourne aux Etats-Unis afin de présenter son premier Ep « Love Sessions ».

Après avoir été entendu dans plusieurs festivals et même à la Maison Blanche, Kuku se lance en 2007 dans la création d’un nouvel album. Baptisé « The Absence Of Cool », cet opus est enregistré en deux heures par le chanteur qui y pose simplement une guitare et sa voix. Grâce à ses messages forts empreint d’émotions, il acquiert le surnom de « L’Homme médecine de la musique africaine ».

Aujourd’hui, le musicien à la voix chaleureuse profite d’une actualité chargée. Après l’album « Soldier of Peace » paru en 2012 et a connu les éloges de la critique, Kuku sort en 2014 « Open your eyes while you pray ». Un avant goût de cinq titres de son nouvel opus « Ballads & Blasphemy ». Un concentré de bonne humeur à mi-chemin entre un conte africain et soul musique produit par Tony Allen.

Maya Kamaty: la douceur des sonorités du maloya

 

http://youtu.be/Zvfj6j8eDnQ

Maya Pounia, de son vrai nom,  s’est cherché un temps avant de devenir la chanteuse délicate que l’on connaît aujourd’hui. Originaire de la Réunion, la musicienne est issue d’un milieu artistique. Son père est en effet, le chanteur du groupe Ziskakan. Bercée par la musique africaine et indienne et les sonorités du maloya.

Elle prend des cours au Conservatoire de la Réunion et y apprend le piano, la guitare et le chant. L’adolescence lui donne envie de s’évader de cet univers. Au Lycée elle joue de la guitare et se concentre sur des reprises de Nirvana ou The Cranberries. Puis elle part à Montpellier pour y faire des études en médiation culturelle et communication.

L’éloignement lui donne finalement l’envie de se replonger dans la culture réunionnaise. Elle forme alors le groupe Grèn Sémé avec d’autres étudiants. Ensemble ils iront jusqu’au festival Sakifo de la Réunion. Portée par la langue créole, elle se met à composer. Elle forme alors un second groupe baptisé Kamaty, son deuxième prénom.

Elle y interprète des textes en français et en créole, part à la conquête du Monde pour enrichir son jeu scénique et enregistre un album. Elle se lance finalement en solo et sort un premier album « Santié papang » le 27 octobre 2014. Cette pépite, empreinte de ballades, est portée par la beauté de ses textes en créole et ses deux titres en français issus des poèmes de Michel Ducasse.

 

 

Aziz Sahmaoui: le fondateur de l’ONB revient avec son projet solo

 

Aziz Sahmaoui est une référence clés de la musique gnawa. Le chanteur né à Marrakech où il découvre dès sa petite enfance le festival Ksar El Badi qui fait la part belle aux différentes cultures présentes au Maroc. Il s’y imprègne des différents courants musicaux et découvre avec émerveillement le gnawa.

A 14 ans, ce touche à tout forme son premier groupe dans lequel il gère aussi bien le chant que les instruments à cordes. Durant les années 1980, le musicien emménage en France. Là il devient co-crée l’un des groupes les plus marquants de la scène world : l’Orchestre National de Barbés (ONB). La formation propose un nouveau genre musical qui mélange avec brio rythmes maghrébins, jazz et fusion. Avec ce projet, il part en tournée mondiale où il séduit à chaque fois.

Grâce à cela, il s’enrichit de collaborations prestigieuses. Il travaille notamment avec le guitariste Nguyên Lê, Michael Gibbs ou Sixun. Suite à une invitation de Joe Zawinul à collaborer sur son album, Aziz Sahmaoui intègre le groupe The Zawinul Syndicate. C’est en 2010 qu’il se lance dans une carrière solo entouré par le groupe de musiciens « University of Gwana ».

 

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