5 chanteuses world à suivre sur scène et ailleurs Commentaires fermés sur 5 chanteuses world à suivre sur scène et ailleurs 475

En cette saison d’automne où la nature a entamé sa mue, d’étonnantes voix féminines se fraient un chemin jusqu’aux salles de concerts. Du Maghreb, du Cap Vert ou du Mali, qu’importe finalement l’origine de ces artistes aux tessitures mouvantes. Pourvu que le frisson et la prise de risque artistique soient au rendez-vous.

  • Alejandra Ribeira compositions vaporeuses pour voix d’orage

Déjà plus pop que world, Alejandra Ribeira n’en demeure pas moins une incarnation du métissage. Née en effet au Canada d’un père argentin et d’une mère écossaise, cette auteure compositrice interprète a composé les chansons de son premier véritable album « La Boca » (chez Jazz Village/Harmonia Mundi) entre l’Espagne, l’Ecosse, la Slovaquie et la France.

Entre jazz, folk et pop, avec une voix de cristal au bord de la fêlure. Du piano, des cuivres, des percussions tamisées, de la pedal steel… Et un duo en français avec Arthur H, dont elle vient d’assurer la première partie de la tournée.

Après plusieurs dates aux Déchargeurs à Paris, elle y rejouera le 7 octobre 2015 puis le 16 novembre 2015 au Café de la Danse ainsi qu’au festival Voix-Là le 5 décembre 2015 ou au Pédiluve à Câtenay-Malabry le 28 janvier 2016.  

  • Dorsaf Hamdani fait dialoguer Barbara et Fairouz 

​Loin de se contenter de son statut de diva tunisienne, Dorsaf Hamdani a choisi d’organiser un échange entre deux patrimoines culturels. Deux parcours féminins d’un bord à l’autre de la Méditerranée. Celui de Barbara, brune à la langue hors-normes, comme étrangère frissonnante à la routine de sa propre culture française.

Et de Fairouz, chanteuse du monde arabe qui fut l’une des premières à y apporter des éléments de modernité, des touches d’électronique, des sons latinos, jazz. Pour cette entreprise de télescopage de deux mondes finalement pas si éloignés pour un disque chez Accords Croisés/Harmonia Mundi, Dorsaf Hamdani a de plus fait appel à un autre étrange instrument, l’accordéon de Daniel Mille, également responsable de la direction musicale du projet.   

Dorsaf Hamdani se produira le 18 mars 2016 à l’Imprévu à Saint-Ouen-l’Aumône, le 15 avril 2016 au théâtre Antoine Vitez à Ivry-sur-Seine, le 23 avril 2016 à la Salle des Fêtes de Schiltigheim et le 10 mai 2016 à la Chapelle Corneille à Rouen.

  • Oum revient sur scène portée par le vent du Sahara 

De retour avec un nouvel album intitulé « Zarabi », l’artiste marocaine Oum y impose une voix aussi mouvante que le sable sous le souffle du sirocco. « Zarabi » qui signifie « tapis » en dialecte darija marocain est un hommage aux tisseuses de tapis du village de M’hamid El Ghizlane.

Capable de douceur languide comme d’envolée puissantes. Sur ce disque, elle mêle compositions aux rythmes et percussions subtiles, avec des grattements de guitares en touches impressionnistes. Sont ici explorées la diversité des musiques marocaines teintées de jazz, soul, de rythmes gnaouas et hassani

Après une date le 3 octobre 2015 dans le cadre du festival suisse 1066 à Epalinges, Oum jouera le 13 octobre 2015 au Café de la Danse à Paris. 

  • Mariana Ramos du Cap Vert à l’horizon du monde


Née à Dakar, Mariana Ramos est une chanteuse sénégalaise originaire de l’île du Cap-Vert. Elle est aussi la fille de Toy Ramos, grand musicien capverdien. Désormais renommée au delà des frontières de son île d’origine, elle a joué fréquemment en France, au New Morning, au Bataclan, au Café de la danse, effectuant des tournées en Afrique, en Italie et en Grèce, parfois aux côtés de Tito Paris, Téofilo Chantre voire en première partie de Souad Massi.

Mariana Ramos a sorti en 2011 son dernier album, un opus de douze titres « SuaviDança ». Un disque qu’elle avait défendu à l’époque sur scène lors de deux dates combles au Café de la Danse. Sur ce disque, elle mêle la multiplicité des rythmes et traditions de cette musique insulaire : Morna, Coladeira, Funana, Batucu, Mazurca mais aussi Samba et musique africaine.

L’artiste sera en concert au New Morning à Paris le 27 novembre 2015.

  • Les 1001 voix d’Inna Modja 


Issue d’une famille Peul de sept enfants, Inna Modja peut produire un rap aussi velouté que nerveux autant influencé par les sons de son Mali d’origine que par des « zulettes » façon Missy Elliott. Préparant pour 2015 un troisième album intitulé « Motel Bamako », cette artiste est aussi capable de donner dans la pop légère et radiophonique teintée de rock fruité comme sur son « tube » de 2014 « C’est la vie ».

Cette artiste a participé en 2012 à l’album « Elles et lui » d’Alain Chamfort pour la reprise du hit intemporel « Souris puisque que c’est grave » ainsi qu’au single caritatif « Je reprends ma route » en faveur de l’association Les Voix de l’enfant.

Particulièrement appréciée du monde audiovisuel, on l’a vue participer au Téléthon 2011 ou jouer en 2013 dans « Pendant ce temps », capsule humoristique du « Grand Journal » sur Canal + transposant des situations de la vie quotidienne dans des mondes parallèles défiant l’entendement.

Inna Modja donnera entre autres des concerts le 30 septembre 2015 à l’Antipode à Rennes, le 2 octobre 2015 à La Cigale à Paris ou le 16 décembre 2015 au Transbordeur à Lyon, 

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