5 concerts electro où se déhancher en février Commentaires fermés sur 5 concerts electro où se déhancher en février

Pas facile de tenir en haleine une foule derrière une console. Ces artistes electro qui se produiront en février sur scène y parviennent pourtant très bien. Par la grâce de leur enthousiasme, de leur virtuosité aux platines ou le truchement de l’image projetée sur grand écran. Le chant de la machine peut aussi être mélodieux, la preuve en cinq actes.  

Rone le 5 février 2015 à La Cigale à Paris ou le 7 février 2015 à Grenoble

 

Actuellement en tournée française, qui passera aussi par Reims le 20 février 2015 ou Nîmes le 26 mars 2015, Rone est le projet musical du producteur parisien Erwan Castex. Très cinématographique, influencée par l »intelligent techno » du label Warp de Sheffield, la musique de Rone a récemment fait sensation aux Transmusicales de Rennes 2014.

Remarqué pour son travail de remodelage du son du groupe pop/rock anglais The National, il a également remixé en juin 2014 un morceau d’Etienne Daho écrit par Dominique A, le titre « En Surface ».

Jeff Mills le 6 février 2015 à l’Auditorium du Louvre

Figure de la techno originelle, celle de Detroit, l’américain Jeff Mills multiplie les projets. A commencer par une série de cinq « cinés-concerts » de février à juin 2015 à l’Auditorium du Louvre à Paris. Sous l’intitulé « Duos éphémères », ces projections mêlées à de la musique électronique live se proposent d’allier patrimoine cinématographique et musiques actuelles.

La première séance aura donc lieu le 6 février prochain avec le pianiste Mikhaïl Rudy qui accompagnera Jeff Mills en musique et en images dans une exploration spatio-temporelle inspirée de « L’Enfer », film inachevé d’Henri-Georges Clouzot.

Le principe de ces « cartes blanches » au Louvre avait été inauguré il y a dix ans par le DJ techno français Laurent Garnier. Se sont ensuite succédés Vincent Segal, Arthur H, -­ M ­‐, Camille, Emily Loizeau, Oxmo Puccino, Ibrahim Maalouf et Rubin Steiner.

Quant à Jeff Mills, il prépare parallèlement la sortie en mai d’un CD/DVD intitulé « Exhibitionist 2 » ainsi qu’une création Musique, danse et vidéo à la Philarmonie 2, les 30 et 31 mai 2015. 

Fakear le 7 février 2015 au Trianon à Paris

Contrairement à pas mal de ses homologues electro, Fakear n’est pas un « pousse bouton », un laborantin de studio statique derrière ces consoles sur scène et ennuyeux à mourir en concert. Il confère au contraire une énergie et un enthousiasme à ses lives qui décuple la puissance émotionnelle de sa musique électronique sophistiquée. Il présentera d’ailleurs au Trianon un tout nouveau live avec son groupe et une scénographie exclusive.

C’est son premier premier EP « Morning in Japan », en tête des charts iTunes et playlisté sur Radio Nova, qui l’a révélé en 2013. Son dernier maxi s’appelle « Dark Lands ».

Après s’être produit dans plusieurs festival majeurs comme Astropolis, BeauregardNordik Impakt, le MaMa et un passage très remarqué aux Transmusicales de Rennes, Fakear a été plus présent que jamais en 2014 avec des programmations sur Panoramas, Reperkusound, le WE des Curiosités, Les Vieilles Charrues, Dour

The Hacker, Neil Landstrumm, Maelstrom le 13 février 2015 au Rex Club à Paris

On ne présente plus The Hacker, garçon plus si jeune mais resté furieusement moderne, qui incarne la face de l’electro française la plus enracinée dans ses racines new-wave. Avec Miss Kittin, il a longtemps formé un duo chic et sombre. Cette fois, c’est avec le producteur allemand Neil Landstrumm, signé chez Tresor, un des plus importants labels techno du monde, qu’il partagera l’affiche.

Et tout ce petit monde se produira se mélangera dans le temple de la techno parisienne, le Rex Club.

DJ Shadow & Cut Chemist le 22 février 2015 au Trianon à Paris

 

Chez DJ Shadow aussi, la tentation du métissage sonore est omniprésente. Cet artiste fan de rock (et d’Oasis en particulier) originaire de San Francisco a beau cultiver un son digital et des rythmes quasi techno sur disque, ses racines et sa collection faramineuse de disques restent ancrées dans la musique noire américaine et le hip hop.

Ses apparitions avec son compère Cut Chemist, redoutable scratcheur remarqué chez Unity Committee/Jurassic 5 ou le groupe de funk latino Ozomatli ne sont à manquer sous aucun prétexte. Car elles sont drôles, animées et virtuoses. Leur prestation à quatre mains rendant hommage au répertoire du pionnier hip hop Afrika Bambaataa constituera d’ailleurs un moment fort du Festival « A Nous Paris Fireworks ».

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