5 festivals pour apprécier toute la diversité de la scène « indé » 0

 

  • Détonation retentit dès ce soir à Besançon

 

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Conviant l’an dernier des pointures pop aussi éclectiques que Vitalic, Her, Last Train ou Amadou & Mariam, le festival Détonation se déroule à Besançon, à La Friche. Et se place sous le double sceau de la musique et de l’interactivité. Avec un début des festivités dès ce soir jeudi 27 septembre 2018 à partir de 19 heures.

Au programme : Therapie Taxi, Kaviar Special, Svinkels, Melvins, Morcheeba, Manu le Malin.

Soit du hip-hop potache, de la techno hardcore, du rock de damoiseaux. Entre autres joyeusetés. Et ce dans un pôle universitaire méconnu, celui de Besançon, pourtant bouillonnant, marqué par un historique de luttes et de contestations unique.

Concerts à suivre les vendredi 28 septembre 2018 et samedi 29 septembre 2018 à La Friche à Besançon.

 

  • Le festival du Poulpaphone déploie ses tentacules guillerettes

 

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Top départ imminent pour le festival Poulpaphone. Avec deux soirées prévues à la fin de cette semaine. Et des têtes d’affiche comme Eddy de Pretto ou Jeanne Added. De la pop du troisième type donc mais aussi du rap transgénique (Némir, Numérobé) et du rock mutant avec Bagarre ou Dear Liars.

Signalons aussi la présence à la médiathèque Les jardins du savoir et dans l’enceinte du festival Poulpaphone avec une version condensée de l’exposition « Femmes ! » co-écrite par Le Printemps de Bourges Crédit Mutuel et la discothèque de Radio France. Une exposition qui investit la thématique des expressions féminines, ses regards, ses combats et ses figures artistiques.

Les vendredi 28 septembre 2018 et samedi 29 septembre 2018 à Boulogne.

 

  • Les inRocKs festival font appel à Miossec

 

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Les inRocKs festival reste l’évènement le plus influent, ayant le plus durablement marqué une génération d’amateurs de pop et de musique « indé » qui donne des frissons. Même si la revue éditée par les Editions Indépendantes qui en est à l’origine traverse une mauvaise passe. Avec de nombreux départs, y compris de ceux qui ont forgé sa légende comme Christophe Conte ou Serge Kaganski.

Alors pour la prochaine édition de son festival, le traditionnel rendez-vous a resserré sa programmation, misant en particulier sur une tête d’affiche qui vient à la rescousse de ceux qui surent lui tendre la main à une époque où il était à deux doigts de tout abandonner : Miossec.

Mais il faudra aussi compter sur quelques pépites comme Lolo Zouaï, John Grant, Cuco, Duckwrth et son hip-hop capable autant d’invoquer DC Basehead que du Kanye West énervé. Touts, W.H Lung, Fontaines D.C., Johan Papaconstantino, Octavian, Queen Zee, Loud. Sans oublier une apparition du vendéen Myth Syzer, qui adooore bien s’entourer et sera donc accompagné d’invités spéciaux. Ni la pop habitée, distinguée et affectée des feux follets frisotants Terrenoire. Avec en bonus du cinéma, des rencontres, de la « food ».

Du 21 au 25 novembre 2018 à La Gaîté Lyrique à Paris.

 

  • Le festival Soy à Nantes en route pour de nouvelles aventures

 

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Pour son seizième anniversaire, le festival Soy à Nantes élargit encore son spectre. Avec notamment du rap, enfin plus précisément du grime, cousin du hip-hop généré par l’East End londonien. Flohio, elle, vient de Bermondsey dans le sud de Londres et mâtine son « flow » ultra acéré d’influences drill. Ce sous-genre âpre, digital et décharné vient de Chicago, avec une vague qui prospère en Angleterre sur fond de gentrification mal digérée générant son lot de violences urbaines.

La prestation de Flohio au Lieu Unique le jeudi 1er novembre 2018 risque donc de faire le « buzz ». Le festival se déclinant toujours dans une territorialité nantaise élargie au Musée d’Arts, aux Bateaux Nantais, à la Maison Fumetti, au Muséum d’Histoire naturelle. Mais la téméraire tchatcheuse sera loin d’être le seul atout de cette édition du festival Soy. Du post-punk à la pop raffinée en passant par le folk et le drone. D’Andy Shauf à The KVB en passant par Miho Hatori de Cibo Matto, Martina Lussi, Rolling Blackouts Coastal Fever…

Joyau sombre sur ce diadème :   la présence de la papesse de la no wave new yorkaise Lydia Lunch (qui croisa la route de Sonic Youth) en duo avec Jochen Arbeit d’Einstürzende Neubauten.

Du 31 octobre 2018 au 4 novembre 2018 à Nantes (notamment au Lieu Unique, la Maison de Quartier de Doulon ou à Stereolux).

 

  • Le Pitchfork Festival Paris sature l’espace scénique

 

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La grosse artillerie. La nature ayant horreur du vide, le Pitchfork Festival s’est imposé comme un rendez-vous incontournable de l’automne « indé ». Enfin pas si « indé » que ça puisque c’est de l’argent américain, celui du groupe Condé Nast (plus d’un milliard de dollars de chiffre d’affaires), multinationale de la presse (Glamour, AD, GQ, Vogue Paris, Vanity Fair, Vogue Hommes International, Air France Madame) qui irrigue le festival. Résultat ? Personne parmi les organisateurs n’aura les moyens cette année de têtes d’affiches aussi classieuses que Etienne Daho, The Voidz (projet de Julian Casablanca de The Strokes), Mac DeMarco.

Ajoutez John Maus, Daniel Avery, DJ Koze, Jeremy Underground, Stephen Malkmus (de Pavement), Peggy Lou, Yellow Days, Rolling Blackouts, Coastal Fever, G Flip, Cola Boy, Kaytranada, Blood Orange, CHVRCHES, Chromeo, Bagarre, Car Seat Headrest, Dream Wife, Tirzah, Lewis Of Man, Boy Pablo. Et vous comprendrez qu’un certain public parisien ne ratera pas davantage cette édition qu’il ne manquera son prochain rendez-vous chez son barbier tatoué.

Les 1, 2 et 3 novembre 2018 à la Grande Halle de la Villette à Paris.

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